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Vient de paraître : « La République centrafricaine à la croisée des chemins du Droit » par  Augustin Jérémie DOUI-WAWAYE

 

 

 

Remerciements

Je suis venu, j’ai vu, je n’ai pas vaincu. Mais, je suis convaincu qu’un Etat ne peut se développer sans un niveau suffisant de recherches. « La République centrafricaine à la croisée des chemins du Droit » est un ouvrage que je dédie à « La Renaissance », Hymne de la République centrafricaine, qui a survécu à tous les soubresauts ayant entraîné la décadence de « Notre cher et beau pays ». Et, avec cette publication j’achève ma mission de recherches au Laboratoire interdisciplinaire CREDESPO de l’Université de Bourgogne.

Encore une fois de plus l’honneur m’échoit de réitérer l’expression de mes remerciements les plus profonds à tous ceux et à toutes celles qui, de près ou de loin, ont contribué au succès de ma mission de recherches.

- Merci Révérend Père Bruno Dufour, Curé de la Paroisse Sainte Jeanne d’Arc de Dijon ! Nos échanges spirituels pendant mon séjour m’ont permis d’affermir ma foi. Union de prière !

- Merci à mes supérieurs hiérarchiques de l’Université de Bangui qui ont daigné autoriser ma mission de recherches : Doyen Ismaïla Sy (in memoriam) et son successeur Pr. Augustin Kongatoua Kossonzo et le Recteur Pr. Gustave Bobossi Serengbe ainsi que ses successeurs. Avec mes distinguées et respectueuses considérations !

- Merci Philippe Icard, Vice-Doyen chargé des Relations internationales de la Faculté de Droit et Sciences économique et politique de l’Université de Bourgogne ! De la direction de ma thèse à la relecture de mes projets en passant par vos différents conseils et orientations, vous avez été d’une disponibilité indéfectible. Vous êtes plus qu’un Maître. Les mots me manquent pour vous exprimer ma profonde reconnaissance. J’ai aimé votre rigueur scientifique.

- Merci Pr. Patrick Chalot, Responsable du laboratoire interdisciplinaire CREDESPO ! Vous m’avez nommé membre rattaché de votre laboratoire de recherches. Sincère reconnaissance !

- Merci Juliette Olivier Le Prince, ingénieure de recherche du laboratoire interdisciplinaire CREDESPO ! Quelle gentille Juliette !

- Merci Pr. Pascal Lardellier et Valérie Chapotot ! Vous avez favorablement agréé ma formation en « Communication & Médiations » à l’issue de laquelle j’ai compris qu’on n’a jamais fini d’apprendre. Avec ma profonde gratitude !

- Merci Pr. Christian Trottmann de la Section philosophie du CNRS ! Ravi de faire votre connaissance !

- Merci cher Guy Daniel Ligan, responsable de la cellule informatique du Bâtiment Droit-Lettres de Dijon ! J’ai appris de vous à ne pas baisser les bras.

- Merci Monsieur et Madame Minonzo Jean-François et Marguerite de la Paroisse Sainte Jeanne d’Arc de Dijon pour m’avoir accueilli avec tant de générosité ! Infinie reconnaissance !

- Merci Catherine Enel ! Votre relecture a donné de la substance au style de mon manuscrit. Quand je vous ai écrit que je n’ai pas de remerciements matériels à vous offrir vous m’avez répondu : « Le plus beau remerciement, c’est de maintenir l’amitié ». Mes amitiés !

- Merci Stefan Stefanov ! Ravi pour notre remarquable amitié !

- Merci cher aîné Prosper Ndouba et tout le staff de la rédaction de Centrafrique presse ! Vous avez toujours accepté de faire la publicité de mes écrits et publications. Avec toute ma reconnaissance !

- Merci Me Faustin Hotto Nguizo, avocat au barreau d’Orléans ! Vous m’avez toujours encouragé à aller jusqu’au bout. Sincère reconnaissance !

- Merci à ma famille Doui (Antoine, Pierre et Barthélémy) et à ma maman Wawaye Pauline ! Vous avez souffert de mon absence surtout à un moment où la République centrafricaine a sombré dans l’insécurité. Fraternellement et filialement vôtre !

Que tous ceux et toutes celles qui, ont contribué d’une manière ou d’une autre à la réalisation des mes recherches à Dijon, trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude.

« Maintenant Ô Maître Souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix… ».

Je vous laisse déguster le Résumé et la Préface.

Bonne lecture !

Je vous aime bien.

Résumé

La vie publique et les relations sociales en République centrafricaine (RCA) sont tiraillées entre le Droit de la force et la force du Droit. La RCA en est arrivée à une sorte de  carrefour  où tout Droit est concurremment amené à s’appliquer sur le territoire national : Droit coutumier, exigence d’un Droit de sécurité, effectivité du Droit positif, Droit de crise, Droit de force… l'état du Droit doit donc être retravaillé à plusieurs niveaux : la production des normes, leur réception, leurs modalités de mise en œuvre, des incompréhensions qu'elles peuvent susciter, des insuffisances qu'elles peuvent comporter et enfin leur intégration dans les structures sociopolitiques. Pour ce faire, le recours à la sociologie et à l’anthropologie juridiques s’impose comme schéma d’établissement des règles qui détermineront l’organisation des pouvoirs publics, la vie citoyenne et les relations sociales. La reconquête du classicisme juridique en RCA doit donc répondre à une préoccupation de construction technique de la pensée juridique dans la mesure où elle met en perspective la primauté des règles qui ordonnent le  comportemental  et le  relationnel  dans le respect de l’ordre public, de l’autorité, des institutions, de l’autrui et du  soi-même. La justice reste l’un des domaines d’activités les plus difficiles à faire évoluer en RCA car elle englobe tout ce qui concerne la vie du peuple. Chaque fois que l’on bafoue la justice en RCA, la politique connaît une crise insoluble, les droits de l’homme sont impunément violés, l’ordre social est perturbé, et l’individu vit dans la peur. La reconquête de la justice passe au préalable par la refondation du Droit.

Préface

La République Centrafricaine, connaît encore aujourd’hui une situation délicate dans l’application du droit en raison des diverses sources juridiques qui se rencontrent dans l’ordre juridique de l’État. En effet, par delà les vicissitudes politiques, le droit peut aider à pacifier les relations entre les composantes d’une population pour faire société. C’est tout l’objet de l’ouvrage de Monsieur Doui Wawaye. Vaste domaine d’exploration que l’auteur parcourt depuis de nombreuses années. Ce travail a débuté avec une thèse soutenue de belle manière à la faculté de droit et de sciences économiques et politique de l’Université de Bourgogne portant sur « La sécurité, la fondation de l’État centrafricain : contribution à la recherche de l’État de droit ». Le débat est lancé, comment stabiliser l’État institutionnellement, afin qu’il assure la sécurité des personnes et des biens tant sur le plan de l’intégrité physique des populations que des ressources économiques.

Bien sûr, comme ce livre le relate, l’histoire du pays participe pour beaucoup à cet éclatement de l’ordre juridique et à la présence de conflits réels et parfois latents. Toutefois, l’auteur montre également que si le fruit de cette histoire est là, il n’explique pas tout. Les choix opérés par les politiques, les actes commis depuis plus d’une vingtaine d’années construit aussi la situation contemporaine. Sur le plan juridique, l’équation à résoudre, aujourd’hui, est justement de trouver un équilibre entre des normes trouvant ancrage dans les pratiques et coutumes et les règles adoptées par l’État. Or, comme le souligne l’auteur, la dimension sociologique doit être incluse dans la fabrication de la norme étatique afin qu’elle soit reçue sur l’ensemble du territoire. En réalité, la quête actuelle des gouvernants centrafricains, selon l’auteur, est de permettre une application uniforme du droit sur la totalité du territoire de la République Centrafricaine.

Pour atteindre cet objectif, Monsieur Doui Wawaye se livre à une critique courageuse et sans concession de la situation. Il montre la coexistence voire la confrontation des normes coutumières et celles édictées par la puissance publique. Il révèle, également, la présence d’autorités concurrentes pour faire appliquer ces droits. De là naissent des antagonismes forts, rendant impuissantes les lois d’amnistie et sans effet un embryonnaire droit post conflit.

Comment, alors, trouver une réponse ? L’auteur est clair : dans une autonomie du droit national. Pour atteindre cet objectif, il propose des clés : l’absolue nécessité de réussir l’unité nationale sur des valeurs communes comme l’égalité en droit des personnes, le respect de la dignité humaine, afin de briser les réflexes identitaires de types tribaux, ethniques et religieux. Sur ce socle nouveau peut alors se bâtir un ordre juridique accepté par tous, contrôlé par des juges indépendants. Le chemin à parcourir, est long et semé d’embûches. L’auteur en est conscient. Mais il demeure convaincu, que si la dimension politique est essentielle, la force du droit et non le droit de la force peut apporter une pierre à l’édifice de l’État Centrafricain. Il est aisé de le suivre, tant la démonstration est convaincante et l’écriture facile.

Souhaitons que cette construction intellectuelle, puisant sa contribution dans l’histoire et la sociologie du pays, trouve une belle consécration concrète dans le futur.

 

Philippe ICARD

 

Vice-Doyen chargé des relations internationales

Faculté de droit et de sciences économique et politique de l’Université de Bourgogne                                                  

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    P                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

 

1 commentaire

E
le pays a besoin de cette force de droit pour pouvoir rendre la justice équitable dans sa dignité et son respect.

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