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Centrafrique: parler de génocide n'est pas

27/09/2017 (AFP)

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a estimé mercredi que parler de génocide en Centrafrique, terme employé fin août par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires de l'époque, n'est pas "justifié".

"Génocide, nous pensons que ce n'est pas très justifié", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse à Genève, en marge de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.

"Parler dans cette étape de génocide, nous pensons que C'était trop avancé", a-t-il dit, en réponse à une question sur les propos tenus en août par celui qui était encore alors secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien. Il a depuis été remplacé.


"Les signes avant-coureurs de génocide sont là", avait déclaré ce responsable onusien en rendant compte lors d'une réunion à l'ONU de récents voyages menés en Centrafrique et en République démocratique du Congo.

Touad

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a estimé mercredi que parler de génocide en Centrafrique, terme employé fin août par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires de l'époque, n'est pas "justifié".

 "Génocide, nous pensons que ce n'est pas très justifié", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse à Genève, en marge de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.

éra a expliqué que ces propos avaient été tenus par M. O'Brien après une visite dans son pays, où il avait visité la ville de Bangassou (sud-est), "où il y avait effectivement des violences, surtout intercommunautaires".


"Génocide pour nous C'est un mot très fort", a jugé le président centrafricain.
"Des gens de même ethnie se trouvent de part et d'autre dans les communautés qui se battent", a-t-il ajouté.

Le conflit en Centrafrique a commencé avec le renversement en 2013 de l'ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens.
La quinzaine de groupes armés recensés en Centrafrique se battent aujourd'hui pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...).

Devant le Conseil des droits de l'Homme, le président centrafricain a souligné que "la situation sécuritaire et humanitaire demeure fragile" en Centrafrique et a affirmé sa volonté de mettre fin à l'impunité.


Il a également assuré, devant les médias, que la Cour pénale spéciale, créée légalement en 2015 et qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, sera "très bientôt opérationnelle", "d'ici la fin de l'année".

1 commentaire

C
Oui Monsieur le Président, La RCA à déjà son génocide et il ne faut pas le nier. C'est un génocide l'envers. Une minorité qui massacre la majorité sur 80% d'un territoire national. Les chiffres sont éloquents et les ONG qui tirent sur la sonnette font le terrain et ne sont pas assis à BANGUI comme votre s et les ONG qui tirent sur la sonnette font le terrain et ne sont pas assis à BANGUI comme votre gouvernement. Ces gens ont leur plan pour vider des pans entiers de notre pays de la,population autochtone afin d' y caser les peuls qui arrivent avec leur bétail. Ceux qui on traversé au Congo voisin se comportent en pays conquis avec armes , vaches et famille mais ont la réponse qu'il faut du côté zaïrois. Des populations entières sont décimées et laissent les villages abandonnés à ces gens qui s'installent avec leurs troupeaux. Ils font la,politique de la'terre brûlée pour empêcher les autochtones de revenir car ils détruisent systématiquement les maisons quils brûlent. Ce ne sont pas des peuls centrafricains. Il viennent du Tchad, du Niger, de Mauritanie, du Cameroun, du Nigeria et bientôt de toute l'Afrique de l'Ouest. Ce nest pas gratuit s'ils jouissent de la condescendance et dunsoutien actif et passif de L'ONU. Ces gens reglent une problème global en qui' se posait en Afrique de l'Ouest en le déplaçant vers l'intérieur. C'est un problème de survie des peuls et des pâturages. Bientot' tous les terroristes vont suivre car cette vague migratoire permettra aux terroristes de s'infiltrer et de contourner le dispositif barkhane . Ils le,feront avec vaches, armes , bagages et famille. Ne soyons pas surpris que le terrorisme s'installe durablement en pays Bantous. Les besoins de pâturage est le noeud de ce problème. Le,problème des peuls est posé en Afrique de l'ouest et c'est chez toi qu'ils ont trouvé la solution. Sadiki est camerounais, Darrassa est nigérien Que font ils chez nous ? La MINUSCA LES protege et leur ouvre des corridors pour quils aillent plus en profondeur préparer le terrain pour'ĺes leurs.Cest juste un complot international .Les balakas , les autodefenses et même les,gens sur'les,ont amené aundebut'ont compris'et se battent c'est le cas du FRPC QUE LA,MINUSCA empêche par tous moyens. » lire la suite

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