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Centrafrique: 10% seulement des montants promis décaissés en un an

13 DÉC 2017 (AFP) Mise à jour 13.12.2017 à 17:00

 

Les donateurs de la République centrafricaine en crise depuis 2013 n'ont versé en un an que 10% de l'enveloppe promise en novembre 2016 pour un plan de redressement sur la période 2017-2019 en raison notamment de difficultés sur le terrain, ont affirmé mercredi des responsables centrafricains.

"Les décaissements sur l'année 2017 se montent à 138 milliards de francs" CFA, soit environ 210 millions d'euros, a déclaré à la radio locale Ndeke-Luka le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra lors d'un atelier consacré au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA).

En 2016, réunis à Bruxelles, les bailleurs de fonds de la Centrafrique s'étaient engagés à aider à hauteur de 2,2 milliards de dollars sur trois ans la Centrafrique dans ce cadre.

Le décaissement des 10% de l'enveloppe totale promise a fait face à des difficultés d'utilisation de ces fonds, selon le coordonnateur permanent du RPCPA.

"Parmi ces faiblesses figurent l'insécurité, les difficultés de montage des projets, ou encore celles d'appropriation desdits projets par les ministères concernés", a affirmé Nicolas Nganzé Doukou, coordonnateur permanent du RPCPA, sur la radio Ndeke-Luka.

"Le défi, pour M. Touadéra, est avant tout d'arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre du programme et des projets qui constituent bien les priorités du RPCPA", a-t-il ajouté.

Ce plan de développement du pays a été élaboré par le gouvernement et les Nations unies, puis adopté à Bruxelles le 17 novembre 2016, quelques mois avant la recrudescence des violences des groupes armés, toujours très actifs hors de Bangui.

Bambari (centre-est), relativement sécurisée par les Casques bleus, est considérée comme la ville pilote où sont expérimentés les premiers projets dans le cadre de ce plan.

La Républicaine centrafricaine, classée parmi les pays les plus pauvres du monde, peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes. Une intervention militaire internationale en 2014 avait permis un retour au calme dans la capitale Bangui.

La majorité des provinces est aujourd'hui sous la coupe de groupes armés, qui s'affrontent pour le contrôle du diamant, de l'or et du bétail.

 

© 2017 AFP

 

 

Centrafrique : les donateurs peinent à honorer leurs engagements

 

13-12-2017 17:38

 

A ce jour, 10% seulement de l’enveloppe promise en novembre 2016 pour le plan de redressement national de relèvement sur la période 2017-2019 ont été décaissés, selon le gouvernement centrafricain.

 

Bangui explique cette difficulté de décaissement de fonds par le fait que les donateurs sont en crise depuis 2013. C’est ce qu’a indiqué le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra lors d’un atelier consacré au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA). « Les décaissements sur l’année 2017 se montent à 138 milliards de F CFA, soit environ 210 millions d’euros », a-t-il précisé.

Pour le coordonnateur permanent du RPCPA, Nganzé Doukou, « le décaissement des 10% de l’enveloppe totale promise a fait face à des difficultés d’utilisation de ces fonds ». Il a affirmé que « parmi ces faiblesses figurent l’insécurité, les difficultés de montage des projets, ou encore celles d’appropriation desdits projets par les ministères concernés ». « Le défi, pour le président Touadéra, est avant tout d’arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre du programme et des projets qui constituent bien les priorités du RPCPA », a ajouté Nganzé Doudou.

Elaboré par le gouvernement et les Nations unies, le RCPCA avait été adopté à Bruxelles le 17 novembre 2016, soit quelques mois avant la recrudescence des violences des groupes armés qui se poursuivent dans le pays.  La même année, les bailleurs de fonds, réunis à Bruxelles, s’étaient engagés à aider la Centrafrique à hauteur de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Et les premiers projets réalisés dans le cadre de ce plan se trouvent à Bambari (centre-est), une ville relativement sécurisée par les Casques bleus.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par les rebelles de la coalition Séléka, majoritairement musulmane. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, d’obédience animiste ou chrétienne.

Nestor N'Gampoula

 

 

NDLR : Il est permis de penser qu’entre le ministre centrafricain de l’économie et du plan qui a déclaré lui, que les décaissements rien que de l'UE et de la Banque Mondiale ont déjà dépassé plus de 54 % de l’enveloppe promise à l’issue de la table ronde de Bruxelles et seulement 10% comme l’affirme le coordonnateur permanent du RPCPA, il y en a forcément un qui ment.  

2 commentaires

S
" "Le défi, pour M. Touadéra, est avant tout d'arriver à décaisser ces montants rapidement dans le cadre du programme et des projets qui constituent bien les priorités du RPCPA", a-t-il ajouté." :

Les donateurs auraient pu débourser plus que les 10% d'argent, pour faire face à ce brouhaha en R.C.A.donateurs auraient pu débourser plus que les 10% d'argent, pour faire face à ce brouhaha en R.C.A.

Mais, et oui il faut mettre ce "Mais" qui signifie le côté négatif de la manière où les fonds financiers seront utilisés, car hélas l'argent ne peut être impunément et régulièrement voler, d'autres utiliseront le terme de détournement pour moins choquer, mais en Sangö cela s'appelle "Dji" tout court.

Donc les spécialistes de Dji en col blanc et autres doivent s'éloigner, même certains exécutifs qui avaient dans le passé sous d'autres gouvernement centrafricain mal gérer l'argent doivent être de facto mis à l'écart. Et qu'une brigade financière ayant prêté serment devant les officiels et autres huissiers de justice qui souhaitent et aiment que la R.C.A sort la tête de cette boue dans laquelle nous sommes. Dans toutes choses, il faut que soyons au moins RESPONSABLE, car c'est le centrafricain tordu qui a détruit la R.C.A et cela il faut le reconnaître.

Hélas nous ne sommes pas sérieux dans les finances qui arrivent de l'extérieur, qui sont le résultat de la sueur des autres pays. "Mo wara, mo té biani, koussala ni a ké ti ngou okou" n'est-ce pas cela qui se dit parmi certains centro ?

Alors selon la NDLR de Centrafrique Presse Info, qui a menti (mentir = véné en Sangö). Warning, 1 bien mal acquis ne fait jamais long feu.
» lire la suite
N
LES PR

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