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Centrafrique : le gouvernement s'oppose à une augmentation unilatérale du prix de la bière

La Centrafrique bientôt à court de bière?

 

Par RFI Publié le 05-01-2018 Modifié le 05-01-2018 à 06:15

 

Depuis quelques jours les grossistes de Centrafrique font la grève des achats auprès de la Mocaf, la seule brasserie du pays. En cause, une augmentation du prix de la bière décidée par la Mocaf au 1er janvier pour répercuter une hausse des taxes sur ce même produit.

 

D'abord il y a le FMI qui, parmi les pistes pour faire rentrer des recettes fiscales,  préconise fortement de taxer les alcools et les boissons sucrées, au nom de la santé publique. Ensuite il y a le Parlement qui a suivi, en votant une hausse des taxes sur ces produits au 1er janvier. Puis il y a la Mocaf, seule brasserie centrafricaine, propriété du groupe Castel, qui décide de répercuter cette taxe sur ses prix. Cela correspond à une augmentation de 20 FCFA sur les petites bouteilles de 33cl et de 40F sur les « grandes » bouteilles, de 65cl.

Problème, les grossistes qui achètent la bière à la Mocaf pour la revendre aux détaillants ne veulent pas entendre parler de cette augmentation, la deuxième cette année. Ils auraient d'ailleurs voulu être concertés et estiment que la Mocaf peut supporter seule cette hausse fiscale. Ils ont semble-t-il le soutien du ministère du Commerce qui a tenté d'organiser une concertation mercredi. Réunion houleuse qui n'a rien donné.

La Mocaf, l'un des plus gros contribuables du pays, et qui depuis l'an dernier investit massivement dans son usine banguissoise, trouve normal de répercuter la hausse, mais dit avoir suspendu cette répercussion en signe d'apaisement. Elle note qu'elle absorbe d'ailleurs la hausse de taxe de 10% appliquée aux boissons sucrées.

Une nouvelle réunion de concertation est prévue ce vendredi 5 janvier.

 

Centrafrique : le gouvernement s'oppose à une augmentation unilatérale du prix de la bière

 

05/01/18 (Xinhua)

 

Le ministre centrafricain du Commerce et de l'Industrie, Côme Hassane, au cours d'une réunion qu'il a organisé mercredi, s'est catégoriquement opposé à une éventuelle augmentation du prix de la bière décidé unilatéralement par la brasserie Castel, gérant de monopole de production et de commercialisation de la bière en République Centrafricaine (RCA).

"La brasserie Castel n'a pas respecté la procédure d'augmentation de prix, devant regrouper le Ministère du Commerce, l'organisation des consommateurs et la brasserie elle-même", a déploré M. Hassane, avant de prévenir "qu'une telle attitude n'engage pas le gouvernement, encore moins le chef de l'Etat Faustin-Archange Touadéra".

Il a promis que le gouvernement réagira dans les jours qui viennent.

Samedi dernier, le directeur général de la brasserie Castel, Pascal Bérenger, avait annoncé lors d'une conférence de presse que le prix de la bière serait majoré de 80 francs CFA pour les grandes bouteilles de 65 cl et de 40 francs CFA pour les petites bouteilles de 33 cl à compter de janvier 2018, conformément à une disposition de la loi des finances.

Depuis l'annonce de la proposition de la majoration du prix de la bière, les grossistes ont quotidiennement manifesté devant la brasserie, pour obliger ses responsables à remettre les prix d'antan.

Pour se défendre au cours de la réunion commanditée par le ministre du Commerce, une réunion qui s'est achevée en queue de poisson, M. Bérenger a déclaré avoir injecté plus de 10 milliards de francs CFA dans la modernisation de l'entreprise qu'il dirige et qu'il n'accepte pas une accusation à ce sujet.

Sans attendre l'effet de l'annonce, des détaillants ont modifié le prix d'une bouteille de bière, passant de 650 francs CFA auparavant à 900 francs CFA, provoquant ainsi la colère tant des commerçants grossistes que des consommateurs.

 

Centrafrique : Le gouvernement, les grossistes et la brasserie Mocaf s’accordent sur le maintien des prix des boissons

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 4 JANVIER 2018

 

BANGUI, 04 janvier 2018(RJDH)—L’annonce de l’augmentation de la bière avancée par la brasserie Mocaf a perturbé la quiétude des grossistes et surtout des consommateurs des produits Mocaf. Les responsables de la brasserie Mocaf justifient cette augmentation du prix de la bière en se fondant sur la loi des finances 2018 tandis que les grossistes jugent cette décision unilatérale. Toutefois après une rencontre tripartite ayant regroupé le gouvernement, la Mocaf et les commerçants et  des consommateurs a abouti à un consensus ce 3 Janvier dernier.

Tout était parti de l’annonce faite par le Directeur Général de la société Mocaf Pascal Béranger  le 30 décembre 2017 sur une probable augmentation des prix des bières. Mais les pourparlers sous l’égide du ministre du commerce, Côme Hassan, ont laissé entrevoir une solution concertée, conséquence de discussions engagées entre les parties en présence.

Calvin Kamapou, un grossiste se réjouit de ce compromis et demande aux grossistes de ne pas spéculer sur les prix : « C’est pour nous un sujet de réjouissance de ce que le ministre du Commerce n’est pas resté indifférent à nos plaintes. Au sortir de ces discussions, les prix des boissons ont été maintenus. Je profite de l’occasion pour informer les consommateurs que les prix des produits Mocaf n’ont pas varié» a-t-il lancé.

Angèle, propriétaire d’une cave est  enthousiasmée à l’écoute de cette décision et dit que ce genre de désagrément impacte négativement sur les affaires.  «Cette question d’augmentation des prix des boissons par la Mocaf a impacté négativement sur la fréquentation de ma cave. D’habitude, j’évacue 6 à 7 casiers par jour ; mais ces 3 derniers jours,  j’ai perdu ma clientèle habituelle. C’est une perte aussi pour l’Etat puisque nous payons aussi nos patentes en fonction de nos revenus et il est important que ce genre de désagrément ne se reproduise plus», a-t-elle dit.

La brasserie Mocaf est la seule brasserie du pays depuis une vingtaine d’années après la faillite de la Castel. Elle se heurte ces derniers temps à la concurrence déloyale résultant de l’importation et de la vente des bières étrangères par certains commerçants particuliers qui ne payent pas les taxes ce qui est un manque à gagner pour l’Etat.

3 commentaires

C
Quand le gouvernement fait du protectionnisme en refusant de libéraliser le marché pour que d'autres brasseries s'installent. Quand ce même gouvernement traque les bières étrangères à Béloko et aux frontieres avec les deux congos pour faire la place à CASTEL, Cette compagnie francaise ( il faut le preciser ) qc les deux congos pour faire la place à CASTEL, Cette compagnie francaise ( il faut le preciser ) qui fait du monopole en centrafrique et nous fait boire de la bière de piètre qualité qui rivalise avec le poison en bouteille , il faut donc demander à ce même gouvernement d'être responsable et de prendre les décisions idoines. Au Tchad où il ya plus de musulmans que de chrétiens il y'a combien de brasseries ? Au Cameroun Combien ? Ne parlez pas des deux congos voisins. dans certains pays voisins chaque province ( entendez prefecture) a une unité de production de biere pour couvrir la region mentionnée. En centrafrique c'est Une seule unité pour tout un pays. C'est ridicule et révoltant. Nous ne sommes pas une chasse- gardee de la France et de ces compagnies francaises qui nous empoisonnent . Il faut libéraliser pour encourager la concurrence et la qualité au profit du consommateur. Il ne faut pas oublier qu'en laissant une autre compagnie s'intaller nous gagnerons des emplois nouveaux avec de nouveaux opérateurs. En plus de ce qu 'ils ont le monopole, ils sont arrogants et ne nous consultent pas pour augmenter le prix. Ils le font de maniere unilaterale car ils sont tout simplement francais et sont situation de monople. Reflechissez , chers Ministres et deputés de la Republique . Le moment est venu de dire à ces compagnies francaises que nous ferons affaire avec ceux qui nous donnent la qualité même s'ils sont des diables. C'est quoi cette declarion de Directeur de Castel qui affirme que la qualite de la bière est depréciée arce que les grossistes des dépôts- relais trafiquent la bière. Pour moi 'cest tout simplement inadmissble car notre gouvernement doit mettre en place un organe de contrôole de qualité de ce que nous consonmons sinon un jour il y aura des milliers de morts ou de gens qui deviendront stériles sans le savoir ni le vouloir à travers ce que nous consommons. Nous devons faire de l'activisme pour notre consommation car les intérêts qui sont en jeu sont non- negligeables et touchent à notre santé. La plupart de nos activistes sont focaliser sur la politiques et les droits de ;homme. Ici , aussi nous sommes en plein droits de l'homme. J'encourage donc les centrafricains qui refusent le pissat de chèvre servi par CASTEL et boivent de la bonne Guiness, du beau fort , du heinken et autres bières étrangères à un prix fort. je suis fier d'eux car c'est aussi une maniere de protester contre la mauvaise qualité. » lire la suite
N
POURQUOI EN VOULOIR A LA BRASSERIE CASTEL/MOCAF POUR LE MONOPOLE DE FABRICATION DE LA BIERE EN CENTRAFRIQUE ? POURQUOI DOIT-ON PENSER QUE LE JEU DE FABRICATION DE BIERE EN BRASSERIE NE PEUT QUE SE JOUER ENTRE ENTREPRISES ETRANGERES ? Y A T'IL UNE LOI QUI INTERDIT AUX CENTRAFRICAINS DE CREER DES BRASSERIES EN CENTRAFRIQ ETRANGERES ? Y A T'IL UNE LOI QUI INTERDIT AUX CENTRAFRICAINS DE CREER DES BRASSERIES EN CENTRAFRIQUE ? POURTANT A MON HUMBLE AVIS, LES CENTRAFRICAINS PEUVENT BIEN REGAGNER LE RANG DES BRASSEURS DE BIERE CAR IL Y A TOUTES LES RESSOURCES SUR PLACE. SOUVENEZ VOUS DE LA BIERE LOCALE A BASE DE MAÏS "SAMBA NGANGOU" TRES PRISEE DES CENTRAFRICAINS ET FABRIQUEE DANS UNE PETITE UNITE DE PRODUCTION AVEC DES EQUIPEMENTS MOINS CO » lire la suite
M
C'est depuis "n" annee que le Gouvernement ne veut pas lasser ce marche a d'autres actionnaires, et voila maintenant les consequences. Aujourd'hui c'est 900fcf apres demains ce sera 1000cfa. En ce temps la ces commanditaires qui ont des poches pleines continent de soulever ces bouteilles tranquille dans leurs niches...ires qui ont des poches pleines continent de soulever ces bouteilles tranquille dans leurs niches...Pauvre Centrafricain! » lire la suite

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