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Les récents événements de Bambari par Stanislas MANKAOU

Une armée est l’émanation d’une nation, elle se doit d’être digne

 

 

                                   Les événements de Bambari

                          

 

On ne le répètera jamais assez une nation n’existe que parce qu’elle a une armée, une police, une gendarmerie efficace, digne et courageuse, sans oublier les finances, l’agriculture, l’éducation et surtout la justice.

 

Nous rendons ici hommage et honneur a tous nos compatriotes décédés sur le champ de combats depuis les évènements de 2013 à l’arrivée des Séléka qui ont pillé et détruit cette nation. La faute incombe en partie à une catégorie de nos forces de  défense et de sécurité. Il faut le dire sans ambages, ni contrainte .Toute vérité n’est pas bonne à dire, mais elle a le mérite d’éclairer.

 

On ne construit pas une armée sur les critères de clanisme, de gabegie, de clientélisme, et de népotisme .La défaite de notre armée se repose sur ces maux qui minent la nation.

 

On ne recrute des forces de défense que sur des critères de vocation, compétence, intégrité, courage, abnégation et le sens de devoir servir la nation et non se servir soit même. Ce qui est arrivé a Bambari, illustre parfaitement les propos cités ci-haut. Une armée se doit d’être solidaire et surtout disciplinée, malheureusement la nôtre est truffée d’impolis, d’irrespectueux, d’indisciplinés qui bénéficient paradoxalement du soutien de leurs supérieurs hiérarchiques. On dit souvent que le poisson commence à pourrir par la tête.

 

Lors de l’attaque de la gendarmerie de Bambari le 15 mai 2018, le courageux capitaine qui au passage mérite d’être élevé en grade, avait à sa disposition 90 éléments armés. Largement suffisant pour défendre le camp, vu que lors des formations et le minimum à leur disposition .Malheureusement, 50 ont pris la poudre d’escampette pour aller se réfugier avec armes au camp de la Minusca situé a plus de 15 km à la sortie de Bambari, laissant le capitaine avec 40 éléments seulement qui ont néanmoins empêché trois tentatives d’incursion de la horde des Seleka soudanais, djandjawids.

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Sur les 30 éléments vaillants, un est décédé au combat, et un autre blessé.

 

Le camp de la gendarmerie a été repris 10 min après la 4eme tentative des seleka.

 

Le camp a été protégé aussi par un renfort de Minusca du Congo Brazza le lendemain 16 mai. 30 gendarmes ont donc obéi et se sont sacrifiés pour une cause noble. Les 40 déserteurs poltrons qui sont réfugiés dans le camp de la Minusca, resteront-ils impunis ?

Ont-ils au moins le sens de l’honneur du soldat, de la dignité, de la patrie, et surtout du devoir ?

 

Depuis l’époque de KOLINGBA, PATASSE, BOZIZE, les forces de défense et de sécurité ont fini d’être les garants de la nation, de l’intégrité territoriale. Elles sont non seulement budgétivores, mais les complaisances sont légions.

A quoi sert-il d’envoyer une horde de gens en formation à grands frais, alors qu’il y a des hôpitaux qui manquent d’infrastructure et de médicaments, les écoles en manque de matériels et d’enseignants. Les maigres recettes d’impôts qui devraient servir à combler nos malheurs vont plutôt servir des hommes qui n’ont rien à faire de la nation.

 

Comment explique-t-on que plus de six mille militaires centrafricains se plaisent à se pavaner dans les rues le samedi à Bangui pour des éternels grands rapports sans effet ?

 

Leur place est dans l’arrière-pays pour défendre l’intégrité du territoire

 

Quand il faut désigner des missions, les critères ne changent pas, clanisme, corruption et népotisme. La RCA se retrouvera-t-elle un jour dans le concert des nations dignes de ce nom ?

 

Une fois en province ou ailleurs, leurs premiers reflexe : les débits de boissons, les femmes, et le racket de la population civile, les commerçants.

 

Que veut-on faire de cette nation, que les gens meurent dans les camps des déplacés, laissant place à nos richesses minières pour être exploités par les étrangers mercenaires ?

 

Que les hommes et femmes paisibles ne peuvent plus vaquer à leurs occupations, cultiver, faire la chasse, la pêche, laissant nos pâturages aux étrangers, à cause des politiciens ?

 

Qu’auront nos enfants en héritage, puisque nous ne sommes pas éternels !

 

La devise des autres pays comme le Burkina  « La Patrie ou la Mort, nous vaincrons  » devrait servir d’étalon à nos dirigeants ! Que DIEU sauve le pays de la dérive actuelle

 

 

S. MANKAOU

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