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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : 17 dossiers sont enregistrés pour la session criminelle de 2018 dont certains concernent des officiers de la Séléka et Anti-Balaka

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 6 JUILLET 2018

 

BANGUI, le 06 Juillet 2018(RJDH) —-La Cour d’Appel de Bangui annonce déjà le rôle de sa session criminelle au titre de l’année de 2018. 17 dossiers sont enregistrés dont certains responsables des mouvements armés dans le pays. C’est ce qu’a déclaré le Procureur général de la Cour d’Appel de Bangui, Éric Didier Tambo, à l’occasion de la rentrée judiciaire 2018-2019.

Durant trente jours, la Cour criminelle va statuer sur dix-sept(17) dossiers criminels à partir du 16 juillet prochain et se tiendra jusqu’au 31 aout à Bangui. La première session criminelle de l’année en cours débute le 09 juillet à travers le tirage au sort et sera à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de tous les magistrats qui vont débattre du fonctionnement de la justice.

«Nous avons des dossiers des crimes graves qui ont été commis par exemple à Bambari où les forces des Nations-Unies ont capturé des présumés criminels issus du FPRC, du MPC, de l’UPC et des Anti-Balaka. Nous avons un dossier d’un certain Selobodo qui a désarmé une mission de la Vice-présidente du Conseil National de la Transition à l’époque. Donc, au total nous avons 17 dossiers enrôlés dans cette session criminelle pour les trente jours »a fait savoir le Procureur général de la Cour d’Appel de Bangui, Éric Didier Tambo.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera qui a inauguré la rentrée judiciaire 2018-2019 tient à rappeler aux magistrats  de pratiquer une justice équitable «la rentrée judiciaire doit être une journée de réflexion. J’exhorte les juges à rendre une justice équitable », martèle le premier magistrat centrafricain.

Une cinquantaine de dossiers ont été enrôlés pour le compte de la session 2017 où plusieurs affaires ont été jugées dont le dossier du ‘général’ Andjilo condamné à perpétuité.

 

 

Centrafrique : L’incompréhension entre la Sucaf et l’administration fiscale entraine la fermeture temporaire de cette dernière

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 JUILLET 2018

 

 

BANGUI, le 6 Juillet 2018(RJDH)—Après une mise en demeure, l’administration fiscale a décidé de la fermeture de la sucrerie centrafricaine (Sucaf) il y a 8 jours. A la base, l’inapplication de l’homologation de 19% comme prévoit la loi des Finances 2018 selon le gouvernement, et l’évacuation du stock de 2017 sur la base de 5% d’homologation en vigueur de 2017 selon la Sucaf.

Les responsables de la Sucaf ont dans un point de presse exprimé leur bonne foi à respecter les dispositions de la loi et refusé l’idée de verser dans le faux. Martin Akem, directeur du site de Bangui a précisé que toutes les difficultés résident dans l’incompréhension née de la mise en demeure par l’administration fiscale « dans une réunion on nous a dit de poursuivre sur la lancée de 5% notamment sur le stock de 2017 » a-t-il dit.

Avec l’homologation de 5%, le prix du sac de sucre de 50kg est de 34.708Fcfa ; le sac de sucre de 50kg a atteint 39.207Fcfa ; si l’on ajoute l’augmentation de 14% prévue par la loi des finances. A la société Sucaf, c’est l’inquiétude qui gagne le personnel qui voit poindre le chômage si aucun consensus n’est trouvé d’ici là. Mais l’heure n’est plus au désespoir surtout qu’un dialogue est en vue entre le gouvernement, protecteur de l’emploi, et la société Sucaf. En jeu l’avenir de 1300 personnels directement pris en charge par cette société y compris la charge sociale en termes de construction d’écoles, de centres de santé  à Ngakobo.

Martin Akem a salué le degré d’engagement du gouvernement et réaffirme par-dessus tout que la Sucaf reste une société citoyenne qui n’a pas la volonté de tricher et croit à la vertu  du dialogue tout en proposant une solution flexible «nous attendons beaucoup de ces discussions et souhaitons proposer au gouvernement, s’il le faut, de maintenir le taux de 19% sur les productions locales et 5% sur les importations en vue de faire l’équilibre » a-t-il déclaré.

Les huit jours d’inactivité représentent un manque à gagner pour Sucaf, cela étant estimé à des milliards de francs

Notamment 2 milliards de Fcfa versés à l’Etat en termes d’impôts. En attendant l’issue du dialogue, seule la volonté politique pourrait rouvrir la porte de Sucaf surtout après le vote du collectif budgétaire par les élus de la nation.

 

 

Centrafrique : MSF suspend ses activités à Bria suite à un cas de pillage de sa base dans la ville

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 6 JUILLET 2018

 

BANGUI, 6 Juillet 2018 (RJDH)—La base des Médecins Sans Frontières (MSF) de Bria a été, une fois de plus, pillée suite à l’incursion des hommes armés. MSF a suspendu ses activités dans la localité.

Des hommes armés sont entrés dans la nuit du 4 au 5 juillet dans la base de MSF à Bria. Après des menaces et agressions de plusieurs membres de l’équipe, les assaillants ont volé plusieurs matériels essentiels au bon fonctionnement des activités médicales dans cette ville qui présente toujours des besoins humanitaires de taille.

Ce deuxième incident grave en moins de six mois dont MSF est victime est condamné par cette organisation médicale, «ces attaques répétées contre l’organisation sont inacceptables et nous obligent à suspendre nos activités. Ainsi ciblées, nos équipes ne sont plus  en mesure de fournir les soins essentiels dont la population a besoin », a déploré Jean-Pierre Kaposo, coordonnateur MSF à Bria.

Le député de Bria 1, Arsène Kongbo, joint par le RJDH, condamne cette attaque contre cette organisation médicale et bien d’autres structures humanitaires touchées par les braquages ces derniers jours. «Je regrette que cet acte qui a visé MSF en avril dernier, ait été perpétré contre cette organisation alors qu’elle a su faire fonctionner l’hôpital universitaire régional de Bria. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de soucis pour ma population », a-t-il regretté.

Pour l’honorable député de Bria 1, les acteurs humanitaires ne doivent pas être des cibles dans sa zone qui a besoin de la présence des acteurs humanitaires pour répondre aux besoins humanitaires de la population.

Les structures humanitaires continuent de faire les frais des groupes armés dans plusieurs villes du pays alors que la coordonnatrice humanitaire a décrié l’attaque

 

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