Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Nécrologie » Décès de Louis Mazangue, ancien policier redouté en Centrafrique
Décès de Louis Mazangue, ancien policier redouté en Centrafrique

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a rendu vendredi hommage à Louis Mazangue, ancien policier célèbre et redouté pour ses méthodes expéditives, décédé début juillet, selon un communiqué de la présidence.

 Général à la retraite, M. Mazangue avait acquis sa notoriété quand il était le patron de l'Office central de répression du banditisme (OCRB) dans les années 2000, dont les hommes étaient réputés pour les exécutions sommaires de délinquants qu'ils commettaient.

 A l'époque, Bangui n'ayant plus de prison depuis les mutineries militaires de 1996-97, la police pratiquait une politique anticriminelle expéditive, qui avait provoqué l'indignation des ONG mais qui était populaire parmi les habitants: "Premier avertissement sérieux, deuxième avertissement terminal".

 Des malfrats arrêtés pouvaient bénéficier d'"une chance" en recevant une petite somme d'argent pour repartir du bon pied, mais s'ils étaient attrapés une seconde fois, ils étaient mis "hors d'état de nuire", avait expliqué en 2008 le général Mazangue à l'AFP.

Ces malfaiteurs étaient parfois exécutés dans les heures qui suivent leur arrestation, devant des curieux souvent goguenards.

Redouté autant que populaire à Bangui, Louis Mazangue, surnommé "Maz" avait servi dans les renseignements généraux sous Ange-Félix Patassé (1993-2003), et comme chef de la sécurité présidentielle puis préfet sous François Bozizé (2003-2012).

Il est décédé le 4 juillet à Bangui, selon la présidence qui, dans un communiqué, a exprimé "sa reconnaissance et celle du peuple centrafricain (...) pour ses loyaux services rendus à la nation".

Vendredi, lors d'un dépôt de gerbe par le président Touadéra, étaient aussi présents le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, le ministre de l'Intérieur, Henri Wanzet, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Charles-Armel Doubane.

 

Avec AFP 13 juillet 2018

 

1 commentaire

N
IL N'Y A AUCUNE DIFFERENCE ENTRE UN VINDICTE POPULAIRE ET UNE EXECUTION SOMMAIRE ET EXTRAJUDICIAIRE COMME LE PRATIQUAIT EN TOUTE QUIETUDE ET IMPUNITE, CE GENERAL DE POLICE PUISSANT ET INTOUCHABLE DE L'EPOQUE. LE MALHEUR EST QUE CETTE PRATIQUE N'A PAS PERMIS DE DISSUADER LES DELINQUANTS ET METTRE FIN A LEUR AGISSEMENTS EST QUE CETTE PRATIQUE N'A PAS PERMIS DE DISSUADER LES DELINQUANTS ET METTRE FIN A LEUR AGISSEMENTS. LES DELINQUANTS EN CE TEMPS ONT TOUJOURS BRAQUE AVEC ARMES A FEU MALGRE LES EXECUTIONS EXTRAJUDICIAIRES REGULIERES ET VISIBLES. MAIS SI ON ANALYSE LES VRAIES CAUSES DES DERIVES DES JEUNES QUI BASCULENT DANS LA DELINQUANCE, LE TAUX DE LEUR DESCOLARISATION ET DE LEUR CHÔMAGE EST EXCESSIVEMENT ELEVE; CE QUI LES MET DANS UNE MISERE INDESCRIPTIBLE QUI LES POUSSE AU BANDITISME, AU BRIGANDAGE, AUX VOLS ET AUX BRAQUAGES A MAINS ARMEES ETC). MAIS, AFIN D'EVITER QUE LE PAYS TOMBE DANS CE CHAOS, L'ETAT AURAIT PU PRENDRE SES RESPONSABILITES EN CREEANT LES CONDITIONS D'INTEGRATION DE CES JEUNES DANS LA VIE NORMALE ET DANS LE MILIEU SOCIAL AFIN QUE CEUX-CI NE TOMBENT PAS DANS LA PLUS GRANDE PRECARITE ET LA MISERE. CES JEUNES ETANT DANS DE PAREILLES SITUATIONS NE SUPPORTENT PAS TANT DE SOUFFRANCES ET ENCORE MOINS LES TRACASSERIES QUOTIDIENNES DE LA FAIM. VICTIMES DES SOUFFRANCES, ILS COMMETTENT FACILEMENT DES DELITS. A MON HUMBLE AVIS, LA SOLUTION AU PROBLEME NE CONSISTAIT PAS A EXECUTER CES DELIQUANTS, MAIS PLUS TÔT A CREER DES STRUCTURES DE FORMATIONS POUR LES JEUNES DESOEUVRES AFIN DE LES CONDUIRE VERS UNE INTEGRATION SOCIALE. IL FALLAIT PAR CONSEQUENT, CREER BEAUCOUP D'EMPLOIS DANS LE PAYS POUR LEUR DONNER DU TRAVAIL REMUNERATEUR. C'EST CE QUI DEVAIT SE FAIRE EN AMONT ET QUI DOIT AUSSI SE FAIRE MÊME AUJOURD'HUI DANS NOTRE PAYS SI NOUS VOULONS EVITER LA DERIVE DES JEUNES.. » lire la suite

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Le général de brigade, ancien membre du CMRN du général André Kolingba, ancien ministre de la justice d'Ange Félix Patassé, ancien ministre de » ...la suite
S.E. Madame l’ambassadeur Marie-Charlotte Fayanga n’est plus. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe puis s’est répandue comme une traîné » ...la suite
La Communauté de Sant’Egidio se souvient avec affection et amitié de l’imam Oumar Kobine Layama, président du conseil supérieur islamique de l » ...la suite
Ambassadeur et Conseiller diplomatique au Ministère des Affaires étrangères, Adolphe PAKOUA s'est brutalement éteint suite à une rupture d'anévr » ...la suite
En Centrafrique, c’est le choc. Le Covid-19 a encore frappé l’une des nôtres et non des moindres, madame Christine Kallot, une valeureuse fille » ...la suite
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances au président de la République centrafricaine, M. Faustin-Archange Touadéra, s » ...la suite
L’ambassadeur Ismaïla Nimaga est décédé le 20 juin 2020 à Bangui des suites d’une courte maladie, à l’âge de 75 ans. En poste au Maroc, » ...la suite
La nouvelle est tombée tôt ce dimanche de Pentecôte comme l’effet d’une bombe. Le ministre Conseiller politique du président de la République » ...la suite
Elle s’appelle Marie-Thérèse Mbindoni alias MT, âgé d’une soixantaine d’années, ancienne professeure d’éducation sportive à la retraite » ...la suite