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RCA: le président de l’Assemblée se dit prêt à affronter une procédure de destitution

Par RFI Publié le 02-10-2018 Modifié le 02-10-2018 à 22:06

 

En République centrafricaine, le président de l’Assemblée nationale se dit prêt à affronter une procédure de destitution. Ce lundi, lors de la rentrée parlementaire après trois mois de vacances, Abdoul Karim Meckassoua s’en est pris à ses adversaires. Dans son discours d’ouverture, après avoir appelé à l’unité et à lutter contre la corruption, le président de l’Assemblée est revenu sur les attaques dont il est la cible.

 

C’est un discours offensif qu’a prononcé le président de l’Assemblée nationale ce lundi. « A propos de cette fameuse destitutiona lancé Abdoul Karim Meckassoua aux députés. Je veux dire ceci : que ceux qui veulent lancer la procédure le fassent. Je suis prêt. Je ne suis pas naïf, a-t-il ajouté. Je sais bien ce qui se trame. Des groupes sont formés ici et là, pas une semaine ne passe sans qu’une réunion ait lieu, le tout orchestré jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Tout cela pour obtenir ma destitution ».

 

Le président de l’Assemblée affirme qu’il s’en ira si ses adversaires apportent la preuve d’un manquement de sa part. Le ton est donc donné après trois mois d’absence pour raison de santé. Il revient en force, prêt à se battre même si cela fait quasiment deux ans que dure ce bras de fer entre le président de l’Assemblée et les partisans du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Une centaine des députés ont récemment écrit une lettre demandant qu’une procédure de destitution soit engagée à son encontre. Ils l’accusent de détournement de fonds, de mauvaise gestion financière du Parlement.

 

Mais pour les partisans du président de l'Assemblée, ce ne sont là que des prétextes, qui visent à l'abattre politiquement. D'après eux, il dérangerait par son franc-parler et parce que sous sa présidence, l’Assemblée joue son rôle de contre-pouvoir face à l’exécutif, qui jusque-là a eu les coudées franches.

 

Surtout, affirment ses partisans, Meckassoua – autrefois allié du président Touadera –  est devenu une figure indépendante de la politique centrale. Une figure qui a ses chances lors des prochaines élections présidentielles, dans deux ans.

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