Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Dossiers » Liste et classement des pays les plus dangereux en Afrique
Liste et classement des pays les plus dangereux en Afrique

 

Lu pour vous 

 

PAYS AFRICAIN DANGEREUX – certains pays du continent africain sont en guerre ou connaissent une instabilité politique et militaire qui dure des années

 

https://www.cotedivoire.news  Par Kohan Kioshiko

 

1er Soudan du Sud

2e La Somalie

3e Libye

4e République Démocratique du Congo

5e La République Centrafricaine

 

Les conflits et l’insécurité se multiplient en Afrique, malgré l’intervention de la communauté internationale pour ramener la paix. La majorité des pays les plus dangereux de la planète nous viennent du continent africain. Si certaines nations africaines ont réussi à tourner la page de la guerre, à l’instar du Rwanda par exemple, quels états restent toujours décimés par les conflits armés ethniques.

En République Centrafricaine par exemple, le pays reste toujours en proie à des violences meurtrières encore à ce jour, et ce malgré l’organisation d’élections pour mettre un terme au régime de la transition. Après avoir connu de nombreux renversements militaires, le pays a sombré en 2013 dans l’une de ses plus grandes crises pendant le renversement du régime de François Bozizé. Cinq ans après le renversement du régime Bozizé, le pays n’a toujours pas renoué avec la stabilité politique et militaire. Outre la République Centrafricaine, le Soudan du Sud fait aussi partie des endroits les moins surs du continent africain, aussi bien pour les soudanais eux-mêmes comme pour les étrangers.

 

5e La République Centrafricaine

 

Pays d’environ 4,5 millions d’habitants, la République Centrafricaine a été décimée par une série de conflits ces 5 dernières années. Tout commence en 2013 lorsque François Bozizé qui occupe le fauteuil présidentiel depuis 2003, est renversé à la faveur d’un coup d’état perpétré par la Seleka. Mais le départ de l’ancien dirigeant plongera le pays dans un chaos en dépit de l’intervention de la communauté internationale, notamment de la France sur le plan militaire pour être plus précis. Trois ans après le renversement de l’ancien dirigeant, le pays renoue avec le jeu démocratique avec l’organisation des premières élections d’après Bozizé. Faustin-Archange Touadéra, ancien premier ministre de Bozizé, est élu à la faveur de ce scrutin présidentiel. Mais deux ans après son élection, la République Centrafricaine est toujours secouée par les conflits interethniques. Dans son dernier rapport sur le pays, l’ONU a salué les avancées réalisées par le président, malgré la poursuite des exactions dans certaines régions sensibles du pays : « Plusieurs groupes armés ont signé des accords de cessez-le-feu en juin et en octobre, mais les violences et les exactions contre les civils n’ont pas cessé. Si l’impunité pour les violations passées et les crimes de guerre est toujours de mise, il y a eu des progrès dans le processus pour la création d’une Cour pénale spéciale, un tribunal hybride au sein du système judiciaire national, et la Cour pénale internationale (CPI) a poursuivi son enquête sur les crimes commis dans le pays. », explique l’ONU dans son rapport. Mais le pays reste toujours aussi dangereux, toujours d’après le même rapport des Nations Unies : « L’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une faction de la Séléka, s’est rendu responsable de certaines des pires attaques à Alindao et dans ses environs, dans la province de Basse Jotto, tuant au moins 188 personnes entre mai et août. Le groupe a installé une base militaire à Alindao en février, après que la mission de maintien de la paix de l’ONU leur a demandé de quitter la précédente, située à Bambari, dans la province de Ouaka. Human Rights Watch a enquêté sur les viols d’au moins 25 femmes, âgées de 18 à 50 ans, commis par les combattants de l’UPC pendant les attaques perpétrées contre les communautés locales dans la province de Basse-Kotto au mois de mai. ».

 

4e République Démocratique du Congo

 

Officiellement, la seconde guerre en RDC a pris fin en aout 2003. Mais le conflit qui impliquait environ neuf pays s’est hélas déporté dans une autre région de la RDC, la région du Kivu pour être plus précis. La guerre du Kivu qui a démarré en 2004 continue toujours de fragiliser le climat socio-politique dans des régions les plus riches de la RDC. La seconde guerre de la RDC a fait officiellement un peu plus de 180 000 morts d’après certaines ONG européennes. Concernant la guerre dans la région du Kivu, on estime à environ 11 873 le nombre de personnes tuées depuis l’éclatement de conflit entre les rebelles du CNDP et le gouvernement de la République Démocratique du Congo. En dehors du conflit armé qui secoue la région du Kivu, la RDC est aussi en proie à des violences depuis fin décembre 2016. Le mandat constitutionnel de Joseph Kabila a officiellement pris fin depuis cette date, alors qu’il restait toujours en poste. Ce maintien du dirigeant congolais à son poste alors qu’il n’était plus constitutionnellement apte à remplir cette fonction. Cette situation a tout naturellement plongé le pays dans de nouvelles violences. La tenue des élections présidentielles pour le 23 décembre prochain, sans la participation du président sortant Joseph Kabila, a contribué à l’apaisement du climat socio-politique en RDC. Mais les Nations Unies craignent une résurgence de la violence en République Démocratique du Congo, raison pour laquelle le conseil de sécurité a récemment appelé tous les acteurs politiques du pays à la retenue : «Le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) se sont déclarés préoccupés par la détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire en République démocratique du Congo (RDC). Dans une déclaration conjointe publiée jeudi, les membres des deux Conseils ont appelé tous les partis politiques, leurs partisans et autres acteurs politiques en RDC à rester attachés à ‘‘l’Accord du 31 décembre 2016, qui est la seule voie viable hors de la situation politique actuelle’’. Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU et du Conseil de paix et de sécurité de l’UA ont exhorté tous les partis politiques à continuer à rejeter toute forme de violence, à faire preuve de la plus grande retenue dans leurs actions et déclarations, afin de ne pas enflammer la situation et de régler leurs différends pacifiquement.», lisons-nous sur le site des Nations Unies.

 

3e Libye

 

La Libye est devenue officiellement l’un des pays les plus dangereux à partir de 2011, année durant laquelle a éclaté la guerre civile opposant le guide libyen Mouammar Kadhafi qui était en poste depuis 1969, à un vaste mouvement de contestation populaire. A l’instar de la Tunisie, la Libye est aussi touchée par le vent de révolution arabe qui a secoué le monde arabe dans les années 2011. Si Benghazi a été l’un des foyers de la contestation du régime de Kadhafi, les vagues de protestations se sont par la suite étendues à plusieurs villes libyennes, notamment Misrata, Damah avant d’atteindre la capitale Tripoli. Mais le dirigeant libyen oppose une résistance militaire à la contestation populaire libyenne, une situation qui poussera le conseil de sécurité à prendre des résolutions à l’égard du régime. Une zone d’exclusion aérienne est d’abord instaurée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies ce qui affaiblira le régime de Mouammar Kadhafi sur le plan militaire. Après plusieurs mois de conflit armés, le mouvement de contestation populaire réussit à renverser le guide libyen qui sera aussi tué à la même occasion. Si sa mort a été vécue dans les premiers instants comme un soulagement pour de nombreux libyens, elle était en réalité le début du calvaire de la population libyenne. Après la mort de Kadhafi, un conseil de transition est mis en place avec l’aide de la communauté internationale, mais de nombreuses factions armées refusent de se soumettre à l’autorité du Conseil National Libyen. Depuis 2014, le gouvernement de Tripoli qui est officiellement reconnu par la communauté internationale entre en guerre contre plusieurs gouvernements locaux et aussi quelques factions armées terroristes. Depuis lors, le pays est plongé dans une instabilité politique et militaire, sous le regard impuissant des Nations Unies. A la crise libyenne, le pays est confronté à l’immigration clandestine depuis quelques années. Plusieurs migrants africains sont faits prisonniers par des factions armées du pays pendant leur longue et périlleuse traversée de la Méditerranée.

 

2e La Somalie

 

Pays d’environ 14 millions d’habitants, la Somalie est elle aussi décimée par une guerre civile depuis maintenant 27 ans. Selon les informations fournies par les Nations Unies, la guerre civile en Somalie a fait à ce jour un peu plus de 500 000 morts. Si la guerre civile a officiellement démarré le 26 janvier 1991, la Somalie est plongée dans le chaos et la violence depuis 1989. Au mois de juillet de cette année, une marche pacifique des musulmans est réprimée dans la violence dans la capitale Mogadiscio. A la faveur de la violente répression de la manifestation, environ 450 musulmans seront tués par les bérets rouges. Malgré l’intervention de la communauté internationale, le conflit somalien n’a toujours pas connu une issue favorable, faisant de ce pays l’un des plus dangereux d’Afrique.

 

1er Soudan du Sud

 

Après l’organisation d’un référendum en 2011, le Soudan du Sud réussit à prendre son autonomie à l’égard de la République du Sud. Mais deux ans après l’indépendance, le Soudan du Sud bascule dans la guerre civile. Cette querelle qui oppose les partisans du président Salva Kiir à ceux de son Vice-président ont fait des millions de déplacés si l’on se fie aux chiffres des Nations Unies. Le conflit ethnique qui secoue le petit état du Soudan du Sud a fait environ 1 millions de réfugiés selon le HCR. Le bilan humain reste également très lourd à ce jour. Depuis l’éclatement de la guerre civile au Soudan du Sud, ce sont plus de 383 000 personnes qui ont perdu la vie, en majorité des civils. Au classement des pays les plus dangereux au monde aujourd’hui, le Soudan du Sud occupe la troisième place derrière l’Afghanistan et la Syrie. Mais au Soudan du Sud, l’on est encore loin des 470 000 morts annoncés dans le cadre du conflit syrien qui a éclaté en 2011 à la faveur de la révolution arabe.

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Soucieux de contrer l’influence croissante de la Russie dans la République centrafricaine, les diplomates européens veulent renforcer leur soutien » ...la suite
Kangbi-ndara.info/ Un député du groupe parlementaire Mouni récuse d’avoir apposé sa signature en bas de la pétition de destitution du présiden » ...la suite
La présentation sur les abus et violations des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire commis par les Anti-Balaka et les éx-Sélé » ...la suite
Le syndicat du personnel des Transports persiste et signe dans la demande de démission du ministre Théodore Jousso à la tête du département des T » ...la suite
Plus rien ne va entre Bangui et Paris. Si les relations entre les deux Présidents étaient tendues et que les uns et les autres feignaient d’entret » ...la suite
La présence russe en Centrafrique commence à inquiéter sérieusement les Européens. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE pourraient a » ...la suite
Depuis que Poutine a méthodiquement pris position à Bangui, Paris tente avec ses relais de la région de manœuvrer pour maintenir de façon géostr » ...la suite
La Francophonie a couronné vendredi la Rwandaise Louise Mushikiwabo face à la sortante canadienne Michaëlle Jean, consacrant ainsi la victoire de l » ...la suite
La Francophonie, réunie à partir de jeudi à Erevan, doit nommer à sa tête une Rwandaise, consacrant ainsi la victoire de l'Afrique, soutenue par » ...la suite
La France et le Tchad veulent "remobiliser autour de l'initiative africaine" de paix en Centrafrique, a déclaré à N'Djamena la ministre française » ...la suite