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Que sait-on de l’attaque contre l’évêché d’Alindao, en Centrafrique ?

 

La Croix avec Radio Vatican et AFP , le 17/11/2018 à 12h41

 

L’évêché d’Alindao cible d’une attaque meurtrière qui aurait provoqué la mort de 37 personnes, parmi lesquels deux prêtres, dont le vicaire général du diocèse d’Alindao.

Les rebelles de l’UPC, l’Union pour la Paix en Centrafrique, auteurs de l’attaque selon des sources officielles, ont ciblé dans la matinée du 15 novembre le refuge des déplacés qu’abritait l’évêché d’Alindao, à l’est de Bangui la capitale, au sud de la Centrafrique. Il y aurait une quarantaine de morts, parmi lesquels deux prêtres, dont le vicaire général du diocèse.

Au départ, un règlement de comptes entre milices

À l’origine de l’attaque, une vive discussion entre les rebelles de l’UPC et les milices anti-balakas d’Alindao – des milices d’autodéfense mises en place par des paysans centrafricains, qui a poussé l’UPC à s’en prendre aux bâtiments de l’évêché.

Difficile de savoir qui a commencé : « jeudi matin, les antibalaka ont tué des personnes de confession musulmane. Une heure plus tard, l’UPC a riposté en attaquant le camp de déplacés », a confirmé à l’AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l'ONU en RCA (Minusca). « Ils ont commencé à brûler les tentes, à tuer, à piller les biens des gens », relate de son côté à Radio Vatican le père Mathieu Bondobo, vicaire général de la cathédrale de Bangui, qui obtient depuis la capitale des informations d’ONG et de connaissances sur place.

 

VOIR l’entretien du Père Bondobo sur Radio Vatican

 

Aucune nouvelle de l’évêque d’Alindao

 

Toujours d’après le père Bondobo, cette attaque était préméditée au regard des nombreuses menaces reçues jusqu’à présent par l’évêque d’Alindao, Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, demeuré par ailleurs injoignable au lendemain du drame.

« À chaque attaque, les mêmes discours, les mêmes condamnations mais les mesures de protection ne sont pas prises. Cela nous laisse amers, car, entretemps, des fidèles meurent, des prêtres meurent, et des sièges de l’Église sont visés », déplore le vicaire centrafricain, ajoutant, toutefois, que ce contexte mortifère devait au contraire inciter l’Église « à ne jamais se taire, continuer de dénoncer et d’œuvrer pour la paix ».

L’ONU dénonce la spirale de violence

Selon un communiqué de l'ONU vendredi soir, 20.000 personnes ont été affectées par ces nouvelles violences, qui ont obligé « des milliers » d’autres à fuir « à nouveau ».

« Ce cercle vicieux d’attaques répétées contre des civils est inacceptable. Les civils veulent la sécurité, la paix et un avenir », s’est insurgée dans le texte Najat Rochdi, coordinatrice humanitaire de l'ONU en RCA.

Alindao a longtemps été la principale base de l’UPC, groupe armé dirigé par Ali Darassa, l’un des principaux groupes de l’ex-coalition Séléka qui avait renversé le régime de François Bozizé en 2013. À l’époque, la Séléka avait marché sur Bangui, entrainant une riposte des milices antibalaka. Depuis, la Centrafrique, contrôlée en grande majorité par les groupes armés, est en proie à des violences meurtrières quotidiennes.

Dans la ville d’Alindao, charnière du centre de la Centrafrique car sur la principale route qui mène au sud-est du pays, les combats sont fréquents. Un humanitaire y a été tué début août.

Deux Casques bleus ont aussi perdu la vie depuis six mois dans cette zone où de nombreuses mines de diamants et d’or attisent les convoitises des groupes armés.

Début septembre, l'ONU avait alerté sur la situation humanitaire « désastreuse »qui prévaut à Alindao, affirmant que la localité était « sous le contrôle de groupes armés, réduisant à néant le rôle des autorités locales ».

 

Jeudi, le Conseil de sécurité de l'ONU a débattu à New-York du renouvellement de la mission onusienne en Centrafrique, la Minusca, présente depuis 2014 et en proie à de nombreuses critiques en raison de son incapacité à faire face aux violences.

Le Conseil de sécurité a voté à l’unanimité pour étendre, pour un mois, le mandat de la mission, avant un nouveau vote le 15 décembre pour l’adoption d’une nouvelle résolution.

Dans un rapport début novembre, le centre d’analyses Enough Project a dénoncé la « valse des médiations » qui a lieu « sans qu’aucune solution durable et cohérente ne voie le jour ».

Ces médiations, une dizaine depuis le début de la crise, ont pour l’heure échoué à stopper la « frénésie du pouvoir », selon Enough, des groupes armés opérant sur le territoire.

Ceux-là, selon l’ONG, cherchent à attiser les violences sectaires pour « légitimer leurs crimes » et piller les nombreuses richesses naturelles du pays.

En Centrafrique, un quart des 4,5 millions d’habitants ont fui leurs domiciles.

La Croix avec Radio Vatican et AFP

2 commentaires

N
POURQUOI LA MINUSCA ET L'ARMEE CENTRAFRICAINE NE S'ORGANISENT PAS POUR MENER UNE OPERATION D'ENVERGURE CONTRE LES REBELLES DE L'UPC ? ILS ONT TOUS LES MOYENS MILITAIRES AERIENS ET TERRESTRES POUR LES NEUTRALISER, MAIS QU'ATTENDENT T'ILS ? POUR CES CRIMES HORRIBLES DONT SONT AUTEURS ALI DARRASSA ET SON GROUPE DE VOYOUS 'ATTENDENT T'ILS ? POUR CES CRIMES HORRIBLES DONT SONT AUTEURS ALI DARRASSA ET SON GROUPE DE VOYOUS CRIMINELS A ALINDAO DONT PHOTOS DES CADAVRES CI-CONTRE TEMOIGNENT LA GRAVITE DES FAITS, UNE FOIS DE PLUS ET LA PAGE SERA DSE CES CRIMES MONSTRUEUX SERA » lire la suite
N
LA PAGE DE CES CRIMES MONSTRUEUX SERA PUREMENT ET SIMPLEMENT TOURNEE FAISANT COMPRENDRE QUE LA VIE DES CENTRAFRICAINS NE VAUT DESORMAIS PLUS RIEN POUR LES REBELLES DE L'UPC. IL FAUT A TOUT PRIX ARRÊTER PAR TOUS LES MOYENS ET EN TOUTE URGENCE ALI DARRASSA LE CHEF DE L'UPC ET LE TRANSFERER A LA CPI COMME C'EST LE CAS DENS ET EN TOUTE URGENCE ALI DARRASSA LE CHEF DE L'UPC ET LE TRANSFERER A LA CPI COMME C'EST LE CAS DE RAMBO AFIN QU'IL REPONDE DES CRIMES PREMEDITES ET PERPETRES PAR LUI ET SES ELEMENTS. SI CE DERNIER N'EST PAS ARRÊTE, IL NE SERA JAMAIS INQUIETE ET ILS CONTINUERONT A SEMER LA MÊME TERREUR LA PROCHAINE FOIS CONTRE DES CIVILES INNOCENTS. » lire la suite

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