Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Société » Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : Des manifestants demandent la démission de Charles Armel Doubane, ministre des affaires étrangères

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 3 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, le 03 Décembre 2018 (RJDH)—Des jeunes ont pris d’assauts ce matin le Ministère des Affaires étrangères pour exiger le départ de Charles Armel Doubane, ministre des Affaires Etrangères. L’absence du Ministre aux festivités du 1er décembre est la raison évoquée par ces jeunes et qui pensent que c’est un acte d’insubordination et de haute trahison.

Très tôt le matin, l’entrée principale du ministère des affaires étrangères a été envahie par un groupe de jeunes de l’Association Bê-Afrika Engagée. Quadrillée par la police sans être inquiétés, ces jeunes scandaient hautement et fortement « Doubane démission ». Son absence aux festivités du 1er Décembre pour ces jeunes est un acte de haute trahison et il n’a plus sa place à la tête de la diplomatie centrafricaine. Charles Armel Doubane, a obéit au mot d’ordre de l’église catholique, appelant ses fidèles à ne pas participer au défilé du 1er décembre, marquant le 60e anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine pour protester contre la tuerie des déplacés et prêtes à Alindao.

Jérémie Yalingou, le meneur de cette manifestation, justifie leur manifestation parce que le ministre Doubane a saboté la fête du 1er décembre pour des raisons dogmatiques, « Nous exigeons et demandons son départ à la tête de notre noble ministère des affaires étrangères pour des raisons qui nous sont fondamentales. Il a saboté la fête de la proclamation de la République qui symbolise la naissance de la République Centrafricaine et l’effort consenti par les pères fondateurs. Il s’aligne derrière des propos dogmatiques et il n’incarne pas la République. C’est pourquoi nous sommes venus lui dire, Monsieur, si vous n’êtes pas avec le peuple votre place n’est pas à la tête de ce département », s’exclame-t-il.

Joint au RJDH par téléphone, le Ministre Armel Doubane n’a pas souhaité faire plus de commentaires mais il a simplement dit, « Demandez ces jeunes ! Qui a mis à leur disposition un bus pour arriver là très tôt le matin ? Demandez leur qui en sont les commanditaires ? Si c’est pour des questions de position personnelle et religieuse de Charles Armel Doubane aujourd’hui qu’on en fait un problème, il y a plus de problèmes que cela dans le pays », a-t-il lâché.

Une situation qui n’a pas laissé indifférent Jean Serge Bokassa. « Nous devons prendre très au sérieux les dérives auxquels nous sommes confrontés par un régime imbus de lui-même, insensible, indifférent aux souffrances du peuple. C’est un comportement qui n’honore pas la République. Dans ce genre de situation, il appartient au Chef de l’Etat de prendre un décret pour relever Charles Armel Doubane de ses fonctions. Des jeunes qui sortent de je ne sais où et qui ont obstrué l’entrée d’un ministère pas le moindre comme celui des affaires étrangères, est un acte du voyoutisme qui est en train d’être structuré en règles de gouvernance dans ce pays. Mais tôt ou tard, nous serons rattrapés par ce genre de comportement. Les problèmes et les défis sont ailleurs» a-t-il regretté.

Un homme politique aussi interrogé sur cette question répond « La meilleure manière de faire partir un ministre c’est de signer un décret relevant l’intéressé de ses fonctions, voilà la seule façon digne  et d’un Etat et d’un chef d’Etat. Et dans un Etat digne de ce nom ce qui se passe devrait être traité pour ce qu’il est : un trouble à l’ordre public ».

Après s’être aligné sur la position de l’église Catholique qui avait appelé le 24 novembre les chrétiens de s’abstenir des festivités du 1er décembre, Charles Armel Doubane est dans l’œil du cyclone des attaques et campagne de dénigrement.

Sa prise de position sur les réseaux sociaux en faveur de l’appel de l’Eglise après sa participation à la conférence de presse du Cardinal Dieudonné Nzapalainga a suscité plusieurs interrogations.

Il y’a quelques mois, après le limogeage de son collègue Jean Serge Bokassa du gouvernement, Charles Armel Doubane répondait à un internaute que son tour est proche. Pousse-t-il le chef de l’Etat à le limoger du gouvernement pour en faire une raison politique ? Pourquoi ne démissionne-t-il pas du gouvernement s’il se sent mal à l’aise avec le régime actuel? Telles sont les questions que nombreux observateurs de la vie politique centrafricaine se posent.

 

 

Centrafrique : Les festivités du 1er décembre interdites par les groupes armés à Kouango

 

PAR RJDH LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 04 décembre 2018_ (RJDH)—-Les festivités du 1er décembre n’ont pas pour avoir lieu à Kouango. Une information du RJDH confirmée par des sources indépendantes.

Alors que la population de Kouango s’était préparée pour commémorer le 60ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, les groupes armés, opérationnels dans cette préfecture, à la dernière minute, ont interdit les festivités. Cette information RJDH est confirmée par une source indépendante que nous avons pu contacter après son départ de Kouango.

Le traditionnel défilé, les danses populaires qui sont organisées dans les quartiers n’ont pas pu avoir lieu, selon la même source qui dit avoir mesuré le degré de déception et la frustration de la population, « les habitants de Kouango espéraient profiter de cette fête du 1er décembre pour sortir et manifester un peu leur joie mais quand cela a été interdit, tous ceux que nous croissions, étaient déçus mais personne n’osait le dire publiquement de peur d’être agressé des hommes armés de l’UPC », confie cette source qui a requis l’anonymat.

Le RJDH n’a pas pu obtenir les raisons évoquées par les éléments de l’UPC pour interdire cette fête. Un proche de Ali Daras, contacté depuis Bambari dit n’avoir pas d’informations précises, même s’il trouve logique cette décision, « nous ne savons rien pour l’instant mais je pense qu’il n’y a pas de raison d’organiser des fêtes dans le pays parce que la situation est trop confuse », indique-t-il au RJDH.

Les festivités du 1er décembre n’ont jamais divisé la société centrafricaine comme celles de cette année. Après l’attaque du site des déplacés d’Alindao où deux prêtres et une centaine de personnes ont été massacrées le 15 novembre, l’église catholique a appelé au boycott de cette fête nationale. Le mot d’ordre a été suivi par plusieurs partis politiques dont certains de la majorité présidentielle. Au lieu de rassembler, les festivités prévues pour la 1er décembre semblent diviser la nation, ce qui pourrait encore faire jurisprudence surtout que la situation sécuritaire, ces derniers temps préoccupe la Minusca et le gouvernement qui peinent à la juguler voire l’éradiquer.

 

1 commentaire

S
Oh !!! Arrêtez de manipuler les jeunes. Cela se voit que vous n'êtes pas libre dans votre tête. Et qu'envoyer des jeunes pour faire les bruits de casserole, c'est justement pour détourner l'arbre qui cache la forêt.
Droit au but :
Le ministre des affaires étrangères n'est pas la personne qui a gâc
Droit au but :
Le ministre des affaires étrangères n'est pas la personne qui a gâché "votre fête du 1er décembre 2018", malgré la situation qui prévaut du deuil des parents qui ont perdu les leurs, suite aux exactions sataniques des groupes armés à Alindao.

Justement le budget de ces festivités du 1er décembre 2018 aurait dû être utilisé pour venir en aide à ces personnes qui en deuil ou à ceux qui ont leurs maisons brûlées par les groupes armés ?

Pendant qu'on y est, vous qui avez envoyé les jeunes pour faire les casseroles au ministère des affaires étrangères, où étiez-vous pour protester :
Quand il y a du laxisme parmi certains contingents de la Minusca et d'autres qui vendaient des munitions ?

Quand il y a eu des viols sur les enfants centrafricains et centrafricaines par des militaires étrangers, affaires classées sans suite ?

Jusqu'à ce jour il y a embargo sur les armes adéquates des FACA, qu'est ce que vous avez fait d'une manière concrète pour protester ?

Quand le budget pour la réalisation d'1 projet donné, est détourné, qu'avez-vous fait ?

Pour ne citer que ces quelques exemples non exhaustifs, quel est votre apport en performance pour redresser une situation ou de voter une seule loi qui permettrait de régler problèmes récurrents ?

Si vous voulez que le ministre des affaires étrangères, quitte son poste, il suffit pour vous d'aller le président TOUADERA.

La liberté d'expression est une attitude volontaire, par rapport à une certaine conviction personnelle et éthique, qui permet à 1 individu de pouvoir prendre une décision majeure sur une situation du moment qui prévaut et qui touche à la moralité et à l'éthique, dont l'aspect des dogmes de la religion de ce ministre des affaires étrangères.

Ce brouhaha de casseroles devant le ministère des affaires étrangères, est inutile, cela n'a pas de sens, c'est ridicule, car cela n'apporte absolument rien, même zéro en chiffre a plus de valeur que ces téléguidés qui sont partis faire du tonneau vide. Arrêtez de ridiculiser les centrafricains. Il y a pas mal à faire ailleurs
» lire la suite

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Interpellé par l’Assemblée Nationale ce mercredi 12 décembre 2018 sur le retard de la tenue du dialogue de l’initiative de l’Union Africaine » ...la suite
Patrice Edouard Ngaissona, coordonnateur politique des miliciens Anti-Balaka est arrêté ce 12 décembre 2018 à Paris pour crimes contre l’humanit » ...la suite
La cérémonie de remise des armes promises par la France a eu lieu ce mardi 11 décembre 2018 au camp M’poko, en présence de la ministre français » ...la suite
En RCA, les conflits communautaires ont fait plusieurs millions de déplacés internes depuis 2013. Beaucoup ont pu retourner chez eux, ou trouvé un » ...la suite
Les associations des victimes et certaines organisations de la société civile ont plaidé pour un Centrafrique sans violence d'ici 2019. Face à la » ...la suite
Le Haut Conseil de la Communication avec l’appui d’Internews et de la Francophonie procède à l’appropriation de l’avant-projet de la nouvell » ...la suite
Allié récent de la Centrafrique, pays riche en minerais, la Russie y exerce aussi son «soft power». Ainsi, c’est grâce à son soutien que le » ...la suite
Le Secrétaire général par intérim du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), Clément De-Boutet M’Bamba, souhaite que le contenu » ...la suite
Dans un rapport publié vendredi, l'Unicef pousse un cri d'alarme face au nombre croissant d'enfants atteints de malnutrition aiguë. Cinq ans après » ...la suite
Plus de 500 personnes environs, étaient rassemblées devant le monument de la paix ce 29 novembre 2018. Ceci pour exprimer leur soutien à Faustin ar » ...la suite