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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : Redéploiement prochaine des forces de l’ordre sur le corridor Bangui-Beloko

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 2018 (RJDH)— Le Gouvernement centrafricain avec l’appui de l’Union européenne projettent d’ici le 8 décembre de redéployer les éléments des forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie) pour asseoir l’autorité de l’État sur le corridor Bangui-Beloko.

Ce redéploiement s’inscrit dans le cadre du Projet Européen d’Appui au déploiement des Forces de Sécurité Intérieure et à l’affermissement de l’autorité de l’État (UE-DFSI-RAE). Avec ce projet, l’Union Européenne s’inscrit dans le sillage tracé par le Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) et vient aussi accompagner la mise en œuvre de la stratégie nationale de Restauration de l’Autorité de l’Etat ainsi que le Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des FSI. Cet effort contribuera de façon déterminante à l’amélioration de la sécurité intérieure, de la justice et de l’Etat de droit en RCA, en vue de l’instauration d’une paix durable dans le respect des droits humains.

Ce projet, initié par le gouvernement centrafricain est financé par l’Union européenne pour une période de 18 mois. Le coût total du projet se chiffre à 8,1 millions d’euros.

Selon un communiqué de presse y relatif, ce projet consiste à appuyer le redéploiement des forces de sécurité centrafricaines (Gendarmerie, Police, Douanes, Eaux et forêts) sur le corridor Beloko (à la frontière centrafricano-camerounaise) afin de stabiliser l’Ouest du pays; apporter un soutien en formation, équipements et fonctionnement à l’Administration civile le long du corridor, contribuant ainsi à la restauration de l’autorité de l’État et contribuer à restaurer la confiance des populations vivant dans la zone de déploiement par l’information et la sensibilisation grâce au retour des forces de sécurité intérieure et de l’Administration.

Bangui et Bouar ont été identifiées pour abriter les centres de formation et de remise à niveau des Forces de Sécurité Intérieure et des fonctionnaires centrafricains devant être déployés dans les préfectures, sous-préfectures et mairies concernés par le projet. Le projet construira d’ailleurs un Centre de Formation Régionale à Bouar. Le 4 décembre, 37 officiers et sous-officiers des FSI recevront, à Bangui, une attestation de fin de formation, lors d’une cérémonie officielle.

« Ce projet pilote de redéploiement intégré constituera une précieuse source d’expériences et capitalisera un savoir-faire stratégique que les autorités centrafricaines pourront réinvestir sur d’autres axes vitaux, notamment au moyen de l’appui budgétaire sectoriel FSI que l’Union Européenne a signé le 27 novembre dernier. », précise le communiqué.

Pour l’Union Européenne, l’action combinée d’un déploiement des FSI et du renforcement des services administratifs des différentes agglomérations, vise la restauration de l’État de droit. La protection des personnes et des biens, l’accueil et le service du public, garantis à la fois par la présence des forces de l’ordre et par un système judiciaire et une administration territoriale présente et active, constituent la première étape vers le développement d’un État de droit.

En crise depuis 2013, la République Centrafricaine, pays enclavé et sous la menace permanente des groupes armés, bénéficie de nombreux programmes d’aide de l’Union Européenne, qui couvrent les secteurs des services sociaux, l’éducation, la santé, la réhabilitation et le développement, le soutien aux élections, la consolidation de l’autorité de l’État ou encore la création du fonds fiduciaire Bêkou cofinancé par la France, l’Allemagne et les Pays-Bas.

 

Centrafrique : Le site des déplacés de l’église catholique d’Ippy, au centre du pays, attaqué par des hommes armés

 

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

IPPY, le 04 décembre 2018 (RJDH)—Le site des déplacés de l’église catholique de d’Ippy, une ville du centre de la RCA, a été ce matin la cible d’une attaque d’hommes armés. Une information RJDH confirmée par l’église catholique.

L’attaque, selon des informations RJDH serait perpétrée par des éléments de l’UPC, une branche de la Séléka dirigée par Ali Daras. Cette attaque, d’après des sources concordantes, fait suite à un ultimatum du commandant des éléments de l’UPC d’Ippy, nommé Moussa Abakar.

Un habitant joint au téléphone par le RJDH, parle d’une attaque de grande envergure, « c’est ce matin à partir de 10 heures que le chef de l’UPC d’Ippy a ordonné l’attaque. Aussitôt, les éléments ont encerclé le site et ont commencé à tirer sur les personnes qui étaient là. Un enfant a reçu une balle, un vieil homme a été touché à la tête et son cas est grave et une fillette de 5 ans a été piétinée dans les bousculades, elle aussi est évanouie. Il y a d’autres cas de blessures par balles qui ont été admis au centre de soins de la ville », a-t-il témoigné.

L’évêque de Bambari Mgr Richard  Appora, de qui dépend l’église catholique d’Ippy, a confirmé cette attaque sans donner des précisions sur le bilan réel. Selon des informations du RJDH, aucune perte en vie humaine n’est enregistrée même si des blessures graves sont recensées.

La Minusca, contactée par le RJDH parle d’un accrochage entre les Anti-Balaka et les hommes de l’UPC, « Il y a eu effectivement un accrochage entre les hommes de l’UPC  et les Anti-Balaka. Cela a provoqué un mouvement de panique au sein du site. Mais à l’heure actuelle, la ville est calme. Je puis vous assurer qu’il n’y a eu aucune perte en vie humaine quand bien même qu’on n’a pas encore tout le bilan. Entretemps, la Minusca intensifie ses patrouilles pour rassurer les déplacés », a rassuré Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

L’attaque du site des déplacés d’Ippy a eu lieu trois semaines après celle du site des déplacés de Batangafo et d’Alindao qui avait fait plusieurs morts. Rappelons que l’attaque des sites de déplacés, des camps des réfugiés, des écoles et des hôpitaux constitue, selon le droit international humanitaire, un crime de guerre.

 

 

Centrafrique : Les forces de sécurité intérieure manquent de la sociologie militaire.

 

PAR CARLOS WATOU LE 4 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 04 décembre 2018, (RJDH)— Les forces de l’ordre et de sécurité intérieure ne se rapprochent pas tellement de la population, ils manquent de sociologie militaire, selon les habitants de certains arrondissements de la ville de Bangui.

Dans le cadre du projet de Réforme du Secteur de Sécurité intérieure, la population centrafricaine réclame haut et fort l’opérationnalisation de la police et de la gendarmerie tout en déplorant l’écart existant entre ces forces de sécurité intérieure et la population.

Un habitant des arrondissements précités déclare sous couvert de l’anonymat, « Nos forces de sécurité ne font leurs patrouilles que sur les grandes artères. Ils ne se rapprochent pas tellement de nous. Certains se croient supérieurs à nous à telle enseigne que nous nourrissons un peu de réticence vis-à-vis d’eux. Ensuite nous avons peur de leur fournir des informations car ils ont l’habitude de nous trahir.» 

Bertrand Legas, Commissaire de police du 4e arrondissement interrogé déclare «Nous sommes une police de proximité. Nous travaillons en collaboration avec la population civile. C’est cela qui nous a permis de restaurer la paix dans cet arrondissement dit zone rouge. Un policier qui trahit sa source est un professionnel qui ne respecte pas l’éthique et la déontologie de sa profession. »

Le projet de Réforme du Secteur de Sécurité a permis à la population de donner son point de vue sur certains aspects qui échappent à nos forces de sécurité intérieure, tel que le manque de la sociologie militaire.

 

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