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Déclaration des Partis Politiques de l'Opposition Démocratique et de la Société Civile  Relative aux festivités du 1er décembre 2018

      CRPS-MDREC-MOUVEMENT ITA-PATRIE-RPR-URCA-LINGA TERE

                Déclaration des Partis Politiques de l'Opposition Démocratique et de la Société Civile

                                    Relative aux festivités du 1er décembre 2018

            Les partis politiques  de l'opposition démocratique et la société civile félicitent le peuple centrafricain pour sa maturité politique exprimée sans équivoque lors du 60ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

            En effet, le lundi 26 novembre 2018, les signataires de la présente déclaration avaient tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils  invitaient les centrafricains à boycotter les festivités du 1er décembre. Ils ont justifié leur position par le fait qu'il était politiquement inconcevable et moralement condamnable de festoyer et de se livrer à des réjouissances populaires, immédiatement après les massacres à grande échelle dont ont été victimes les paisibles populations de Batangafo, de Bambari et d'Alindao.

            Les festivités du 1er décembre organisées par le Gouvernement auraient coûté au contribuable la somme d'un milliard deux cents millions (1.200.000.000F) de francs CFA. Ces fonds auraient pu être utilisés pour secourir les populations en détresse dans les villes et villages martyrs ou pour renforcer les capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité. Mais de toute évidence, la sécurité et le sort des centrafricains ne semblent nullement être la préoccupation du Président TOUADERA et de son Gouvernement.   

            A Alindao, des dizaines de compatriotes avaient été sauvagement tués et certains brûlés vifs. En de pareilles circonstances, le Gouvernement aurait du mettre en place immédiatement une cellule de crise en vue de venir en aide aux 26000 personnes ayant fui le site des déplacés d'Alindao pour se réfugier dans la brousse. Malheureusement, il  a encore donné la preuve de son irresponsabilité en attendant plusieurs jours avant de faire un simple communiqué laconique et de décréter 3 jours de deuil national. Et ce n'est qu'après l'annonce du mot d'ordre  de boycott par l'épiscopat, les partis politiques et certaines organisations de la société civile qu'il a dépêché sur les lieux une mission de quelques heures, aussi inutile qu'inefficace.

             En décidant contre le bon sens de maintenir les festivités, le Président TOUADERA et son Gouvernement se moquent des victimes des violences  et donnent ainsi la preuve de leur incapacité notoire à sortir notre pays de la crise. Et c'est face à cette insulte à la mémoire de nos morts et blessés que les partis politiques de l'opposition démocratique et la société civile ont solennellement pris leur responsabilité en demandant au peuple centrafricain abandonné à son triste sort de ne pas participer au défilé du 1er décembre et aux réjouissances organisées par le pouvoir.

            Le mot d'ordre de boycott du défilé a été largement suivi y compris par plusieurs partis et associations politiques  de la majorité présidentielle qui, ayant pris la mesure de la  gravité de la situation avaient décidé de faire dissidence pour la circonstance. L'échec du Gouvernement était donc total, le peuple ayant répondu massivement à l'appel de l'opposition démocratique et de la société civile qui sont à son écoute.

            Pris de panique, le régime de TOUADERA aux abois, n'a pas trouvé mieux à faire que de se lancer dans des manœuvres d'intimidation des leaders de l'opposition, notamment en envoyant des gendarmes  faire le siège de la résidence du Président du RPR Ferdinand Alexandre N'GUENDET pendant plusieurs jours.

Une fois de plus, le Premier Ministre SARANDJI a raté une occasion de se taire.

En effet, de retour d'un voyage au Cap-Vert pour le compte du Mouvement Cœurs Unis, illégalement financé par le Trésor Public, il a tenu des propos irrévérencieux contre son Eminence Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA, la plus Haute Autorité morale de l'Eglise Catholique en Centrafrique.

            Cette violence verbale devenue récurrente, ainsi que les tentatives d'intimidation des leaders politiques et l'instrumentalisation des jeunes désœuvrés à des fins funestes, montrent la véritable nature despotique d'un pouvoir qui est dans la tourmente et dont l'hystérie et la démesure sont aux antipodes des valeurs républicaines fondées sur le respect, la dignité, l'élégance morale et le savoir-vivre qui caractérisent les Hommes d'Etat.

                        C'est pourquoi les partis politiques  et la société civile:

- Saluent le courage et la lucidité du peuple centrafricain qui a largement suivi le mot d'ordre de boycott du défilé et qui a observé le recueillement en solidarité avec les populations endeuillées.

- Rendent un vibrant hommage aux partis politiques et associations qui ont montré à cette occasion leur patriotisme et leur sens élevé du devoir national.

- Dénoncent les actes d'intimidation du pouvoir contre le Président du RPR Ferdinand Alexandre N'GUENDET .

- Condamnent les récriminations malveillantes, offensantes et indignes du Premier Ministre SARANDJI contre son Eminence Dieudonné Cardinal NZAPALAINGA.   

-Invitent le peuple centrafricain à rester mobilisé pour défendre ses droits et barrer la route à l'instauration de la dictature.

 

                                                                                  Bangui, le 5 décembre 2018

Ont signé:

-CRPS                                                                                               

Me N. TIANGAYE

-MDREC                                                                   

BENDOUNGA

 -RPR

  F.A.N'GUENDET                                                  

 -URCA

A.G. DOLOGUELE

 

-MOUVEMENT ITA  

YANDOCKA

 

-PATRIE                                                                        

Me C. MBOLI GOUMBA 

 

-LINGA TERE                                             

MAMBACHAKA

 

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