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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : La Nouvelle Loi en relecture prévoit que les Journalistes n’iront plus en prison dans le cadre de l’exercice de leur métier

 

PAR CYRILLE WEGUE LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 07 Novembre 2018 (RJDH)—-Le Haut Conseil de la Communication avec l’appui d’Internews et de la Francophonie procède à l’appropriation de l’avant-projet de la nouvelle loi sur la liberté de la communication en RCA. L’ancien texte encore en vigueur en République Centrafricaine révèle des manquements auxquels la nouvelle tente de remédier avec des avancées significatives notamment le non emprisonnement des journalistes dans le cadre de l’exercice de leur métier

C’est lors d’un atelier organisé à Bangui que le Rapporteur du Haut Conseil de la Communication, Vincent  Namrona, a clairement signifié aux professionnels des médias que les journalistes n’iront plus en prison dans le cadre de l’exercice de leur métier. Le texte actuel avec lequel le HCC travaille, dit-il, c’est l’ordonnance 005.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la Communication en RCA. « Il y a beaucoup d’insuffisances dans ce texte. Nous nous sommes rapprochés d’Internews et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui ont bien voulu accepter nous appuyer et qui ont mis les moyens à notre disposition pour que nous puissions passer à la relecture de cette ordonnance. Et donc, la nouvelle loi qui va naître de cette relecture devra être conforme aux standards internationaux ».

Les deux jours d’atelier explique-t-il, vont être consacrés à l’appropriation par le ministère de la communication et des médias, le Haut Conseil de la Communication, le ministère chargé des relations avec les institutions, le ministère chargé du Secrétariat général du Gouvernement, ceux qui sont les principaux acteurs.

« Il faudrait que toutes ces institutions puissent comprendre l’importance de ce nouveau texte, qu’ils puissent maîtriser les principales avancées de ces textes pour que dans les prochains jours le Haut Conseil de la Communication puisse les soumettre aux élus de la nation pour l’adoption suivie de la promulgation par le Président de la République Centrafricaine », espère le rapporteur général du HCC.

Dans l’ancienne Ordonnance, poursuit-il, les délits par voie de presse sont susceptibles de peine de prison. C’est-à-dire, un journaliste reconnu coupable à travers son micro ou sa plume, peut être embastillé. « Dans ce nouveau texte, il n’y aura plus de prison pour les délits de presse. Cela est une avancée majeure. Il y a bien sûr des peines mais ces peines restent financières, si l’on est reconnu coupable de délits. Deuxièmement, il n’y a pas que la profession des journalistes qui sera protégée. Vous pouvez ne pas être journaliste mais si vous posez un acte qui est un acte Journalistique, vous bénéficiez de la même protection qu’un journaliste professionnel », a fait comprendre Vincent Namrona avant de souligner que cela est conforme aux standards internationaux.

Poursuivant le fil de son intervention devant la presse, il mentionne tout de même qu’en dehors de la peine de prison attribuée aux journalistes dans l’ancienne ordonnance, il y a également le fait que si un Directeur de publication bénéficie d’une immunité, il a un délai de trente jours pour désigner un nouveau Directeur de Publication.  Mais cette ordonnance poursuit-il, « ne dit pas si les trente jours sont révolus. La loi ne précise pas de disposition par rapport au non-respect de la disposition ».

L’ordonnance 005.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la Communication en RCA, tirée d’une ancienne Loi française des années 1800 comporte d’énormes manquement vu la réalité actuelle de travail des journalistes.

 

Centrafrique : Bangassou, une ville en proie à la violence retrouve progressivement son calme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

BANGASSOU, le 07 Décembre 2018(RJDH)—La situation sécuritaire s’est améliorée depuis quelques mois avec la présence des FACA et des FSI appuyées par la Minusca à Bangassou. Quelques services déconcentrés de l’Etat sont en place selon le Rapporteur général de la plateforme religieuse, Jean Guerewagbego, contacté par le RJDH en dépit des difficultés relevées en termes d’effectif des agents et fonctionnaires de l’Etat.

La ville de Bangassou située au Sud-Est de la République Centrafricaine connait depuis quelques mois des avancées significatives sur le plan sécuritaire, le vivre ensemble et la paix, comme le confirme Jean Guerewagbego. Cette ville longtemps considérée comme un havre de paix et du vivre ensemble a connu une émergence de violences ayant couté la vie à des nombreuses populations en mai 2017.

La situation sécuritaire, selon Jean Guerewagbego, Rapporteur général de la plateforme de confession religieuse de Bangassou, s’est progressivement améliorée avec la présence des Forces Armées Centrafricaines appuyées par les Russes et des éléments de défense et de sécurité et de la Minusca bien que celles-ci soient en sous-effectif, « Oui, Bangassou ça va. Depuis le mois de juin dernier jusqu’à présent, il n’y a rien de particulier. L’arrivée des FACA et des Russes ont conforté les efforts déployés par les organisations de la société civile, les plateformes religieuses et toutes les couches sociales et aujourd’hui, Bangassou a retrouvé un calme», a déclaré Jean Guerewagbego.

Cette évolution sur le plan sécuritaire a permis, poursuit-il, la reprise des activités commerciales et administratives. «Presque  toutes les machines sont en marche. Je voudrais parler des secteurs éducatif, sanitaire, judiciaire et bien d’autres services de l’Etat. Mais ce qui reste à déplorer c’est leur effectif dans les administrations et des forces de défense de sécurité. Il y’a des efforts à faire dans ce sens», a-t-il fait savoir.

En Avril 2018, plusieurs leaders d’organisations de la société civile, des communautés de Bangassou ont; lors d’une médiation menée par le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et l’Imam Kobine Layama, recommandé au gouvernement le déploiement des FACA pour pacifier la ville de Bangassou.

 

Centrafrique : Mise en place du bureau local des droits de l’Homme de Ndélé

 

PAR ENOCK MOLEGUÉRÉ LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

NDELE, 7 décembre 2018 (RJDH)—Le Bureau des Droits de l’Homme de la Minusca a appuyé la mise en place du bureau local des droits de l’homme de Ndélé. Ceci à l’issue d’un atelier qui s’est déroulé les 4 et 5 décembre derniers dans cette ville du Nord du pays.

Ce bureau local est installé dans un contexte où les activistes des droits de l’homme sont en pleine campagne de 16 jours afin de lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles alors qu’à Ndélé, les violations des droits de l’homme ne cessent d’être enregistrées.

Cette rencontre a permis au bureau des droits de l’homme de la Minusca d’édifier les participants sur les questions des droits de l’homme et des libertés fondamentales, sur la Cour Pénale Spéciale, la future Commission Vérité, Réparation et  Réconciliation ainsi que la documentation des discours et appels à la haine et aux violences.

Pologue Ndonondji, chef de bureau des droits de l’Homme de la Minusca a souligné que l’objectif de cette rencontre est d’échanger sur les cas des violations des droits de l’homme, du droit international humanitaire compte tenu de la situation des droits de l’homme dans la préfecture.

Un participant témoigne des acquis de cette rencontre, «je puis vous dire que je sais maintenant quelques choses sur les violations des droits de l’homme et comment enregistrer  ces cas dans les communautés et lieux de détention », a-t-il souligné.

Au total 24 personnes dont 18 femmes, venues des différentes associations ont pris part à ce rendez-vous dont le point fort est la mise en place du bureau local de Ndélé.

 

 

Centrafrique : Visite de la FAO sur une parcelle de démonstration des maraichers dans le 4ème arr de Bangui

 

PAR CYRILLE WEGUE LE 7 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI le 07 Novembre 2018 (RJDH)—-Dans le cadre du projet Jeunes, « Ezingo », la FAO à travers l’ONG nationale Tabitha a identifié et formé des jeunes de Bangui, Bimbo et Begoua sur les techniques de production maraichère. Pendant dix jours, ils ont reçu la formation théorique avant de la parfaire avec la pratique de mise en œuvre des planches sur un site de démonstration.  

C’est à quelques encablures du marché Tekpa dans le 4ème arrondissement de Bangui que ce site a été retenu pour la construction des planches. C’est une raison suffisante pour justifier la descente d’une équipe de la FAO en vue de palper de visu la réalité du terrain. Une descente effectuée en date du 05 décembre 2018 en compagnie de journalistes.

Batagnon Jean Chérubin, l’un des bénéficiaires justifie sa présence et nous a déclaré que la campagne était prévue pour durer quatorze jours leur formation dont dix pour la théorie et quatre pour la pratique. «Présentement nous sommes sur ce site de pratique pour mettre en œuvre ce que nous avons appris. La Coordonnatrice de Tabitha a fait une enquête sur le terrain pour nous retrouver sur notre site en train de travailler », a-t-il indiqué.

Quant à Suzanne Babou, Coordonnatrice de l’ONG Tabitha qui travaille en partenariat avec la FAO, elle a apporté son expertise dans le domaine de la sécurité alimentaire aux bénéficiaires tout en leur expliquant le procédé de leur activité. Selon elle, l’identification précède la sensibilisation dans la ville de Bangui, Bimbo et Bégoua. Ces bénéficiaires, dit-elle, sont au nombre de 130 jeunes et sont répartis en deux groupes. « Le premier groupe a suivi la formation dans le 2ème arrondissement le second dans le 8ème arrondissement. Présentement sur ce site de démonstration, il y a les techniciens de l’ONG Tabitha qui assistent ces jeunes pour la construction des planches et pour le semis. Pour le moment, on travaille avec 60 jeunes sur le site. Normalement, on a recensé 80 sur ce site ».

Elle affirme par ailleurs qu’il y a les jeunes du Pk-45, zone Begoua et Pk-16 qui, faute d’agenda sont restés sur place dans leurs zones respectives. Toutefois, avec les techniciens de Tabitha, ils vont descendre sur leur site pour leur faire la démonstration.

Le Responsable du projet Jeunes « Ezingo » à la FAO, Grâce à Dieu Sathe précise que c’est un appui global que les systèmes des nations-unies apportent aux jeunes dans le cadre de ce projet. « Ce n’est qu’une partie des bénéficiaires de ce projet qu’on va appuyer plus précisément avec des  kits de productions maraichères. Il s’agit de la semence, des outils à ses jeunes. On n’oubliera pas ceux des provinces. Parce que dans le cadre du projet « Ezingo », il y a trois mille bénéficiaires », a-t-il précisé.

D’autres agences du système des nations-unies sont aussi impliqués dans le projet. Notamment le PNUD, l’UNFPA et le PNUD en plus de la FAO. Du côté de la FAO, elle appuis 500 jeunes répartis sur quatre zones d’interventions.

 

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