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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : Patrice Edouard Ngaissona arrêté par la CPI à Paris

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 12 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 12 décembre 2018 (RJDH)—Patrice Edouard Ngaissona, coordonnateur politique des miliciens Anti-Balaka est arrêté ce 12 décembre 2018 à Paris pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. L’information est confirmée parla CPI dans un communiqué de presse y relatif.

Patrice-Edouard-Ngaïssona a été arrêté par les autorités françaises conformément à un mandat d’arrêt délivré par la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) alors qu’il se rendait à Paris ce matin.

Dans un communiqué de presse, le Greffier de la CPI, M. Peter Lewis, a soumis aux autorités françaises une demande en vue de l’arrestation et de la remise à la Cour de N. Ngaïssona à l’issue des procédures nationales nécessaires.

Les crimes reprochés au suspect Ngaissona sont : crimes de guerre notamment,  meurtre et tentative de meurtre, torture, traitement cruel, mutilation, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre le personnel, les installations, le matériel, les unités ou les véhicules employés dans le cadre d’une mission d’aide humanitaire, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, pillage, le fait de procéder à l’enrôlement d’enfants de moins de 15ans et de les faire participer activement à des hostilités, déplacement de la population civile et la destruction des biens de l’adversaire.

En ce qui concerne les crimes contre l’humanité , Ngaissona est accusé pour meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparition forcée et autres actes inhumains.

La Chambre préliminaire II, composée du juge Antoine KesiaMbe Mindua, juge président, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala, a délivré le mandat d’arrêt à l’encontre de M. Ngaïssona le 7décembre 2018 pour sa responsabilité pénale présumée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis dans l’ouest de la République centrafricaine entre au moins le 5 septembre 2013 et au moins décembre2014. 

Le gouvernement centrafricain a saisi la CPI depuis 2014 sur la situation des crimes commis par des groupes Séléka et des groupes anti-Balaka.

Ngaissona rejoint alors Alfred Yekatom Rombhot, l’un des leaders Anti-Balaka en détention depuis le 29 octobre avant d’être transféré à la CPI le 17 novembre 2018.  

 

 

Centrafrique : La LCDH considère l’arrestation par la CPI de Patrice Edouard Ngaissona comme la politique de deux poids deux mesures

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 12 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, le 12 Décembre2018 (RJDH)—L’arrestation ce matin par la Cour Pénale Internationale de Patrice Edouard Ngaïssona, coordonnateur des Anti-Balaka est qualifiée de politique de deux poids deux mesures par le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme Joseph Bindoumi. Il l’a fait savoir dans une interview accordée au RJDH quelques heures après l’arrestation.

L’arrestation par la CPI de Patrice Edouard Ngaissona intervient un mois après celle de Yékathom Rombot. C’est ce qui amène Joseph Bindoumi, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH) à qualifier cette arrestation de tendancieuse, « quand on cherche les chefs Anti-Balaka, il faut arrêter les Séléka aussi. Comment en l’espace d’un mois on arrête deux leaders Antibalaka alors que ceux des Séléka ne sont même pas inquiétés ? Cette attitude prête à confusion et relève d’une politique de deux poids deux mesures », dénonce le président de la Ligue.

Joseph Bindoumi craint que ces arrestations à répétition pourraient créer de nouvelles tensions dans le pays, « il est possible que ce genre de comportement puisse entrainer le pays dans de nouvelles flambées de violences pare que personne ne peut comprendre que seuls les  Antibalaka soient transférés à la CPI. Pour nous, si on arrête les Antibalaka, il faut bien mettre la main sur des gens comme Al Katim, AbdoulayeHissène, Ali Darass», fait-il savoir. Patrice Edouard Ngaïssona, coordonnateur des Anti-Balaka Ngaïssona a été à Paris. Il devrait être transférer la CPI qui a lancé depuis deux semaines un mandat d’arrêt contre lui

 

L’Accord de défense signé entre la Centrafrique et la Russie serait au cœur d’une plénière à l’Assemblée Nationale ce Jeudi

 

PAR JEFFERSON CYRILLE YAPENDE LE 12 DÉCEMBRE 2018

 

BANGUI, 12 décembre 2018 (RJDH)—Le ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Étranger, Chargé de la Francophonie et du protocole d’État, Chancel Sékodé Ndeugbayi, serait devant les élus de la nation ce jeudi 13 décembre 2018. Au cœur du débat : « l’Accord de défense signé entre la République Centrafricaine et la Fédération de Russie ».

Après que la classe politique s’est élevée pour demander au gouvernement de rendre public le contenu de l’Accord de défense signé entre la Centrafrique et la Russie, c’est au tour de l’Assemblée nationale d’entrer dans la danse pour interpeller le gouvernement pour donner des explications  sur cet Accord aux Centrafricains.  

Cependant, le département des Affaires Étrangères en charge de défendre, « cet Accord traverse en ce moment une zone de turbulence avec l’affaire du ministre, Charles Amel Doubane, qui  aurait refusé de mettre pied dans son cabinet depuis plusieurs jours après la manifestation de plusieurs jeunes »,de l’une des  associations proches du régime Touadéra dénommée Bé-Africa Engagée demandant la démission du ministre suite à son soutien à l’Église Catholique qui appelait les fidèles à ne pas participer aux festivités du 1er décembre 2018.

Certaines sources proches de la présidence, contactées par le RJDH confirment que le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua serait désigné par un décret présidentiel pour assurer l’intérim du ministre Doubane qui est encore officiellement en fonction. Ce décret n’est pas encore rendu public car, aucune copie n’est publiée. C’est finalement le ministre délégué aux Affaires Étrangères, Chancel Sékodé qui se présenterait devant les élus du peuple pour défendre l’Accord de défense signé entre la Centrafrique et la Russie.

 

Centrafrique : Un Chef des Anti-Balaka de Combattant condamné à 20 ans de travaux forcés par la Cour

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 12 DÉCEMBRE 2018ACTUALITÉSDROITS DE L’HOMME-JUSTICE

BANGUI, 12 Décembre 2018 (RJDH) — La Cour criminelle dans son audience de la semaine a condamné Urbain Sami alias Baoua, un chef des Anti-Balaka  de Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui à purger une peine de 20 ans des travaux forcés. La sentence a été prononcée le lundi 10 décembre à Bangui après trois jours de procès.

Ce leader du mouvement Anti-Balaka de Combattant, Urbain Sami, est poursuivi par la Cour pour association des malfaiteurs, complicité d’assassinat, vol à main armée et détention illégale d’armes et minutions de guerre. Les infractions auraient été commises dans les quartiers de Combattant, proche de l’aéroport Bangui-Mpoko et une partie de 5èmearrondissement.

Le Procureur général, Eric Didier Tambo, dans son réquisitoire a demandé la peine de travaux forcés à perpétuité contre Urbain Sami, pour les faits qui lui sont reprochés, «la lutte contre l’impunité en Centrafrique est de sanctionner tous les auteurs des crimes perpétrés, dont monsieur Urbain Sami alias Baoua. Il doit être condamné pour détention illégale d’armes et minutions de guerre, vol à main armée et assassinat puisse que les faits sont bien établis», a requis le procureur général.

Des peines de travaux forcés demandées par le Parquet général, la Cour a décidé de 20 ans de travaux forcés. «La Cour, après avoir analysé les faits, vous accorde des mesures atténuantes parce que vous avez assisté à la tuerie des deux personnes.  La Cour vous condamne à 20 ans de travaux forcés», a martelé Pamphile Oradimo, Président de la Cour.

La défense compte à partir de cette sentence se pourvoir en cassation, car selon elle, « les preuves matérielles ne sont pas versées au dossier de notre client ». Au moins une dizaine de personnes sont condamnées parla Cour depuis le début de la 2ème session criminelle ayant débuté le 16 novembre dernier.

 

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