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CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DEVANT LA CPI

 

La justice française a ordonné la remise à la CPI de Patrice-Edouard Ngaïssona, président de la fédération centrafricaine de football et accusé de crimes de guerre et crime contre l'humanité.

 

http://www.onzemondial.com  01/01/2019par Rodrigue Assossou

 

Egalement ancien ministre des Sports et membre du comité exécutif de la Confédération africaine de football, Patrice-Edouard Ngaïssona est surtout chef d'une faction anti-balaka, milice d'auto-défense chrétienne qui mène une lutte armée contre les Seleka depuis 2013. 

La cour d’appel de Paris a donné, lundi 31 janvier, son feu vert à la remise à la CPI, basée à La Haye aux Pays-Bas, du dirigeant du football africain. Visé par un mandat d’arrêt de la CPI, M. Ngaïssona, 51 ans, est soupçonné d’avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014. La CPI annonce également dans un communiqué qu'il y a des « motifs raisonnables » de croire qu’une « attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les anti-balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka ».

Dans le viseur de l'ONU depuis 2014

Interpellé le 12 décembre dernier Ngaïssona faisait cependant l'objet d'un intérêt particulier de la justice international depuis plusieurs années. En 2014, une vaste opération de l’armée française pour l’appréhender dans son fief de Boy-Rabe, quartier du nord de Bangui, avait échoué. Il a bien été incarcéré au début des années 2000 pour enrichissement illicite, mais semblait passer entre les mailles de tous les filets depuis.

Cité à plusieurs reprises dans des rapports de l'ONU suite aux massacres de populations musulmanes à la suite de la chute de l'éphémère Michel Djotodia, issu de la Séléka, à la tête du pays en 2014, ce chef de la milice Anti-balaka s'était défendu le 19 décembre dernier devant la chambre d'instruction de la cours d'appel, affirmant être "un porte parole qui a amené la paix en Centrafrique et non un chef de guerre.". Il a d'ailleurs assuré aux magistrats qu'il n'était pas sur le sol Centrafricain aux dates des crimes lui étant reprochés. 

 

 

Ngaïssona, patron du football, sera remis à la CPI

 

https://www.petitbleu.fr  01/01/2019 à 03:57 / Modifié le 01/01/2019 à 10:22

 

La cour d'appel de Paris a donné hier son feu vert à la remise à la Cour pénale internationale, basée à La Haye, de Patrice-Edouard Ngaïssona, un ex-chef de milice centrafricaine et figure des autorités du football africain.

Visé par un mandat d'arrêt de la CPI, M. Ngaïssona, 51 ans, est soupçonné d'avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'ouest de la République Centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014.

Il avait été interpellé en France le 12 décembre et écroué dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne). C'est le deuxième suspect à être arrêté dans le cadre de l'enquête de la CPI en Centrafrique. «J'étais un porte-parole qui a amené la paix en Centrafrique et non un chef de guerre», avait déclaré le 19 décembre devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel M. Ngaïssona. Il avait affirmé par ailleurs qu'il n'était «pas au pays» au moment des faits qui lui sont reprochés.

Malgré un lourd passif dans son pays à la tête des milices antibalaka, M. Ngaïssona, qui fut un éphémère ministre des Sports en 2013, avait été élu en février 2018 au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Il est aussi président de la Fédération centrafricaine de football.

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