Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Société » Centrafrique: combats entre l'armée et des groupes armés dans le sud-est
Centrafrique: combats entre l'armée et des groupes armés dans le sud-est

 

AFP  05/01/2019

Des combats opposent des groupes armés et l'armée depuis lundi à Bakouma, ville minière du sud-est de la Centrafrique aux importants gisements d'uranium, a-t-on appris samedi de sources concordantes.


Les affrontements mettent aux prises deux groupes armés issus de l'ex-Séléka - la coalition qui avait pris Bangui en 2013-, des miliciens antibalaka (anti-machettes), et l'armée centrafricaine (Faca).


"On a dégagé les Faca qui sont au niveau de Bakouma", a affirmé à l'AFP un membre de l'état-major du groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le principal groupe armé issu de l'ex-Séléka.


Des hommes du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC, issu de l'ex-Séléka) ont combattu aux côtés du FPRC, selon la même source. Le FPRC et l'UPC étaient toujours présents dans Bakouma samedi, selon des sources concordantes.
L'accès à l'information dans cette zone est compliqué, sans réseau téléphonique. Bakouma est située à une centaine de km de Bangassou, le chef-lieu de la préfecture du Mbomou.

"Le FPRC a indiqué (...) ses intentions d'établir une base permanente à Bangassou pour nettoyer la zone des éléments antibalaka et des Faca, après avoir affirmé qu'ils harcelaient la population locale", a indiqué un rapport interne de l'ONU obtenu par l'AFP.


Des Casques bleus ont été déployés aux côtés des Faca, a indiqué l'ONU.

Au moins une dizaine de personnes ont été tuées dans les combats à Bakouma, selon plusieurs notables de Bangassou à l'AFP, souhaitant rester anonymes. Il était impossible de confirmer ce bilan de source indépendante samedi.


"Nous avons alerté les autorités de Bangui pour éviter l'attaque de Bakouma. Aucune autorité n'a prêté attention à nos messages. C'est toute une ville qui est abandonnée à l'ennemi", a déclaré à l'AFP Gabin Dieudonné Mbolifouefele, député de Bakouma.


"Les civils se font masscrer à seulement 110 km de Bangassou", a indiqué Jean-Marie Kognilo, enseignant de Bangassou.


La zone autour de Bangassou est fréquemment théâtre de violents conflits entre les groupes armés qui veulent la contrôler. Depuis 2017, la ville est sous la coupe de milices antibalaka.


Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, y était venu fin 2017, fustigeant des groupes armés "criminels" qui veulent faire du pays "un enfer".

 

Ces groupes armés, qui contrôlent en Centrafrique la majorité du territoire, combattent pour le contrôle des ressources et d'une influence locale dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

 

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Des casques bleus portugais et népalais de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) ont de nouveau lancé ce jeudi une co » ...la suite
Quatre chefs rebelles très proches d'Ali Ndarassa, leader du groupe armé centrafricain l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ont été captur » ...la suite
Un commerçant fait usage de sa grenade au cours d’une discussion faisant un mort et trois blessées au milieu d’une foule qui assistait à des di » ...la suite
Malgré la détérioration de la sécurité suite aux combats survenus la semaine dernière dans la ville de Bambari, l’organisation médicale Méde » ...la suite
Bruno Konga, président de la Fédération Centrafricaine d’Athlétisme (FCAT) est monté au créneau ce dimanche 13 janvier 2019 pour demander la d » ...la suite
Le FPRC et l'analphabète Abdoulaye Issene lancent un ultimatum aux autorités de Bangui » ...la suite
La Centrafrique sombre dans le chaos. Le pays connaît une crise humanitaire de grande ampleur, et les attaques de sites de réfugiés, notamment ceux » ...la suite
L’armée centrafricaine devient de plus en plus puissante et reprend le contrôle de plusieurs villes autrefois occupées par des rebelles. La ville » ...la suite
Les FACA sont de retour depuis ce 7 janvier à Bocaranga dans l'Ouham Pendé où elles ont été contraintes de quitter en décembre 2018 suite à ce » ...la suite
Des combats opposent des groupes armés et l'armée depuis lundi à Bakouma, ville minière du sud-est de la Centrafrique aux importants gisements d'u » ...la suite