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RCA : une délégation de l'ONU et l'UA est à Bangui

 

DECLARATION A LA PRESSE DE L'AMBASSADEUR SMAIL CHERGUI ET DE L'USG LACROIX

 

Visite conjointe en RCA du Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine, du Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge du Département des Opérations du maintien de la paix des Nations Unies, et des Ministres de la région, membres du Panel - Bangui, 8 – 10 janvier 2019

 

Déclaration d’arrivée de la délégation (Hôtel Ledger)

 

Smail Chergui : Je suis une nouvelle fois très heureux de me retrouver avec mon ami Jean-Pierre Lacroix, Sous-secrétaire général des Nations unies chargé du Département des opérations de maintien de la paix, dans la capitale centrafricaine pour continuer à conjuguer nos efforts pour promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité dans ce pays frère. A ce stade, Jean-Pierre et moi-même avons décidé que notre première action pour cette année 2019 serait de nous retrouver ensemble dans cette capitale avec aussi les ministres de la région, les voisins de la République centrafricaine pour donner une impulsion décisive à la mise en œuvre de l’initiative africaine. A ce stade, je voudrais me limiter à ces propos et Jean Pierre aura certainement un certain nombre de choses à vous dire.

 

Jean-Pierre Lacroix : Bonsoir Mesdames et Messieurs. Je voudrais moi aussi dire que c’est un grand plaisir d’être aujourd’hui en ce début d’année à Bangui en République centrafricaine auprès des Centrafricains avec mon ami le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui. C’est une manifestation de notre part et de la part des ministres des pays voisins seront aussi présents à Bangui, de solidarité et de détermination. L’année 2019 doit être l’année du dialogue, de l’apaisement et de la réconciliation. Nous sommes collectivement déterminés à travailler, à ne ménager aucun effort en ce sens. Demain, avec les ministres de la région, nous allons avoir des réunions. Nous allons rencontrer Son Excellence le Président de la République, auquel j’adresse mes respectueuses salutations. Nous allons aussi rencontrer le Premier ministre et les membres du gouvernement et nous allons travailler avec eux. Ils ont une responsabilité essentielle dans ce processus mais nous ne ménagerons aucun effort pour que cette année soit une année de succès pour les Centrafricaines et les Centrafricains, une année de dialogue, une année d’apaisement avec un processus inclusif qui ne laissera personne de côté et qui nous l’espérons, c’est vraiment notre conviction, amènera la paix dans ce pays qui nous est très cher.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

https://minusca.unmissions.org │

 

Des délégations internationales se sont retrouvées à Bangui en vue de relancer le processus de paix.

 

De hauts responsables de l’ONU, de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la sous-région ont entamé mardi une visite à Bangui pour “relancer” les pourparlers de paix menés par l’UA. Ces hauts responsables sont à Bangui “afin de relancer les efforts internationaux pour une paix durable dans le pays, à travers le dialogue entre le gouvernement et les groupes armés sous les auspices de l’Initiative de l’Union africaine”, selon un communiqué de l’ONU.

La médiation de l’UA, lancée en juillet 2017 et soutenue par l’ONU ainsi que par les principaux partenaires de la Centrafrique, est critiquée par des diplomates et des observateurs pour sa lenteur et son manque d’efficacité.

Cette visite – à laquelle prennent part notamment Jean-Pierre Lacroix, chef du département de maintien de la paix de l’ONU, et Smail Chergui, commissaire à la paix de l’UA – doit se prolonger jusqu‘à jeudi.

Une médiation parallèle a été lancée par la Russie chez son allié soudanais. Critiquée par la France, elle a réuni, fin août à Khartoum, trois milices de l’ex-coalition de la Séléka et un groupe armé antibalaka, milice autoproclamée d’autodéfense.

Fin septembre à New York, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avait affirmé que la médiation pour une paix dans son pays relevait de l’UA, jugeant que l’implication de la Russie dans des pourparlers avec des groupes armés n’avait qu’un but de “facilitation”.

La Centrafrique, que se partagent des groupes armés, est embourbée dans un conflit meurtrier depuis six ans qui a déplacé plus d’un quart de ses 4,5 millions d’habitants.

 

 

 

BANGUI, 7 Janvier 2018 (RJDH)– Une Mission conjointe de haut niveau composée des Nations Unies, de l’Union africaine, de la CEEAC et des Ministres des affaires étrangères de la sous-région est attendue à Bangui du 8 au 10 janvier 2019 en vue de préparer le dialogue initié par l’UA entre le gouvernement Centrafricains et les groupes armés.

 

Cette visite dont l’objectif est de réaffirmer l’engagement et l’unité de la communauté internationale autour de l’Initiative Africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, intervient dans un contexte où le gouvernement Centrafricain et l’UA ne se sont pas encore mis d’accord sur le lieu et la date de la tenue de ce dialogue dont le format divise la classe politique centrafricaine.

 

Selon une note de la Minusca, cette visite de haut niveau est une occasion d’avoir des échanges fructueux avec les plus hautes autorités centrafricaines, le Panel des facilitateurs de l’Initiative africaine et le Corps diplomatique.

 

« LA PRÉSENCE DE PLUSIEURS MINISTRES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ILLUSTRE LE SOUTIEN FERME DE LA SOUS-RÉGION DE L’AFRIQUE CENTRALE EN FAVEUR D’UNE SOLUTION PACIFIQUE ET DÉFINITIVE À LA CRISE EN RCA », NOTE LE COMMUNIQUÉ.

 

LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE L’UA AVAIT ANNONCÉ DANS UNE LETTRE AUX GROUPES ARMÉS, PLUSIEURS RENCONTRES EN CE DÉBUT D’ANNÉE AFIN DE PEAUFINER CE DIALOGUE TANT ATTENDU PAR LA POPULATION MAIS AUSSI LES GROUPES ARMÉS. CE DIALOGUE, DEVRAIT SE TENIR À ADDIS ABEBA VERS LA FIN DU MOIS DE JANVIER AFIN LA SIGNATURE À BANGUI DE L’ACCORD DE PAIX DÉFINITIVE.

 

La présidence de la République a initié la semaine dernière des rencontres avec les forces vives de la Nation, des leaders religieux et les associations des victimes afin de recueillir leurs préoccupations pour ce dialogue entre les groupes armés et le gouvernement pour faciliter le retour de la paix et du processus de désarmement.

 

Jean Pierre Lacroix, Chef du Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité, Smail Chergui et Représentant du Secrétaire général de la CEEAC, Ambassadeur Adolphe Nahayo guideront cette visite en terre centrafricaine.

 

Addis-Abeba CEEAC CEMAC Dialogue entre gouvernement et groupes armés Société civile UA

 

Source : RJDH

 

 

Centrafrique : une mission internationale de paix attendue à Bangui

 

Une mission internationale de paix composée des personnalités des Nations Unies, de l'Union africaine (UA), et de la diplomatie des pays limitrophes de la République centrafricaine (RCA) est attendue mardi prochain dans la capitale centrafricaine Bangui, a déclaré dimanche à la presse le porte-parole de la présidence centrafricaine.

La mission comprend notamment le secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui, et les ministres des Affaires étrangères des pays voisins. Selon le conseiller en communication et porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yaloké-Mokpème, le but de cette mission est de convenir avec l'Etat centrafricain des lieux et dates des différentes rencontres entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés actifs sur l'ensemble du territoire.

A l'issue de cette rencontre placée sous l'égide de l'UA, les parties concernées devront procéder à la signature finale des documents, à Bangui.

Le désarmement, la démobilisation et la réinsertion dans la vie civile des groupes armés seront au menu de la rencontre, a fait savoir M. Yaloké-Mokpème.

En prélude à cette rencontre de réconciliation nationale, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a consulté les entités politiques, religieuses et sociales du pays.

Aux termes des échanges, il est ressorti que les discussions prévues doivent se tenir dans le strict respect de la Constitution et qu'il ne devrait pas y avoir d'amnistie pour les auteurs des crimes et délits commis sur le territoire, en vue d'assurer une impunité zéro. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

RCA: l'état des lieux de la Minusca après l'attaque des FPRC à Bakouma

 

Par RFI Publié le 08-01-2019 Modifié le 08-01-2019 à 07:47

 

On en apprend un peu plus sur la situation à Bakouma, village minier du sud-est de la République centrafricaine aux importants gisements d'uranium, et qui a été investi depuis une semaine par les milices ex-Seleka du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Dimanche 6 janvier 2019, une mission d'évaluation de la force onusienne Minusca est revenue de ce village totalement isolé.

Faute de téléphone, de connexion, les informations qui jusqu'ici parvenaient de Bakouma, à quelque 850 km au sud-est de la capitale de RCA, Bangui, s'avéraient contradictoires. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) s'est rendue sur place pour dresser un état des lieux. De retour de Bakouma, elle dresse un sombre tableau.

Selon le numéro deux de la mission de l'ONU et représentant spécial adjoint de l'ONU en Centrafrique, Kenneth Gluck, la localité -qui comptait quelque 12000 habitants- est aujourd'hui livrée aux miliciens du FPRC, qui ont déjà pillé plus de 90% des maisons. Il ne reste plus à Bakouma que des personnes âgées ou handicapées. Certains ont trouvé refuge dans des villages alentour, d'autres ont mis quatre à cinq jours pour rallier à pied la ville de Bangassou, quelque 130 km plus loin.

Mais le gros de la population a fui dans la brousse aux alentours du village. Kenneth Gluck, qui dit continuer de privilégier « la voie du dialogue », en « appelle » au bon sens : « Notre priorité à court terme, c'est d'assurer la sécurité et le bien-être des déplacés. Et bien sûr, d'assurer que cette activité menaçante et déstabilisatrice du FPRC ne s'étende pas à d'autres zones. »

Le représentant spécial adjoint de l'ONU en Centrafrique est formel, les ex-Seleka du FPRC ont attaqué un village civil, « ce qui peut être considéré comme un crime de guerre ». « Il y aura une prise de décision dans les semaines à venir : que peut-on faire pour demander l'expulsion du FPRC ? S'il y a besoin de prendre des mesures militaires, ça reste une possibilité aussi », prévient-il.

Les Faca, Forces armées de Centrafrique, ainsi qu'un contingent marocain de la Minusca, sont basés à une dizaine de kilomètres de là, selon des sources indépendantes. Kenneth Gluck rappelle également aux membres du FPRC qu'ils sont engagés dans un processus de paix sous l'égide de l'Union africaine (UA), et que leur attaque est « totalement incompatible » avec leur engagement.

« Les attaques contre les humanitaires sont un élément très grave de la situation »

« Nous sommes en train d'aider les humanitaires à chercher les déplacés pour les aider », assure l'émissaire onusien qui s'inquiète aussi des attaques dont sont victimes les humanitaires, devenues quasi quotidiennes en République centrafricaine.

Même si nous avons réussi à stabiliser quelques zones de la Centrafrique, les humanitaires sont menacés. Il y a les braquages violents, il y a les attaques sur les convois humanitaires. Ces attaques provoquent un manque d'assistance et des pertes en vies humaines

 

Kenneth Gluck dénonce les attaques ciblant les organisations humanitaires en RCA

 

08-01-2019 - Par Esdras Ndikumana

Le nombre d'attaques dirigées contre les humanitaires augmente constamment. Le bureau du coordinateur humanitaire en RCA a tiré la sonnette d'alarme, après le meurtre d'un travailleur humanitaire dans la ville de Batafango il y a deux jours, et alors que le nombre d'attaques dirigées contre les humanitaires augmente constamment : près de 400 incidents ont été recensés en 2018, soit 17,5% de plus que l'année précédente.

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