Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Economie » VISITE CONJOINTE EN RCA DU COMMISSAIRE PAIX ET SECURITE DE L’UNION AFRICAINE, DU SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DE L’ONU
VISITE CONJOINTE EN RCA DU COMMISSAIRE PAIX ET SECURITE DE L’UNION AFRICAINE, DU SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DE L’ONU

VISITE CONJOINTE EN RCA DU COMMISSAIRE PAIX ET SECURITE DE L’UNION AFRICAINE, DU SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DE L’ONU EN CHARGE DES OPERATIONS LA PAIX DES NATIONS UNIES, ET DES MINISTRES DE LA REGION

 

DECLARATION DE PRESSE (VERBATIM)

 

PALAIS DE LA RENAISSANCE

 

9 JANVIER 2019

 

BANGUI

 

 

SON EXCELLENCE FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE:

 

Je voudrais tout d’abord remercier très sincèrement le Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine, Monsieur Chergui et Monsieur le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations Unies, Messieurs les ministres du Tchad, de l’Angola, du Congo et du Soudan, le Panel, qui sont aujourd’hui dans une mission en République centrafricaine pour parler du dialogue entre les Centrafricains, le Gouvernement et les groupes armés. C’est une réunion qui est attendue et nous leur souhaitons ici au nom du peuple centrafricain la bienvenue et nous leur adressons nos vœux de santé, de prospérité et de réussite dans toutes les actions.

 

Aujourd’hui, à l’issue de nos échanges, la date des rencontres entre le Gouvernement et les groupes armés est fixée. Il s’agit du 24 janvier 2019 à Khartoum. Donc nous sommes déjà fixés. Il vous souviendra que le week-end dernier, nous avons eu des échanges avec la société civile, les partis politiques, les confessions religieuses et l’Association des victimes, autour de ces questions. Aujourd’hui, nous sommes encore plus fixés grâce à la visite de ces personnalités en République centrafricaine. Ça nous a permis de relancer ce dispositif que nous attendons depuis très longtemps. Je les remercie pour leur présence, pour leur soutien, toujours à nos côtés, aux côtés de la République centrafricaine qui est en quête de paix. Bien plus encore, les ministres qui sont arrivés ici vont travailler pour que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, nous puissions relancer les commissions mixtes entre les différents Etats de la sous-région, qui vont permettre de renforcer la paix et régler un certain nombre de problèmes au niveau de nos frontières. Voici les grands résultats de cette rencontre.

 

Je me permets de remercier tous les membres du Gouvernement qui sont venus, le Commissaire Paix et Sécurité et le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations unies pour cette rencontre de Bangui qui va booster le dialogue dans le cadre de l’Initiative africaine. Evidemment, cette rencontre qui va se dérouler à Khartoum se fera sous l’égide, sous la facilitation de l’Union africaine et des Nations unies. Voilà, ce que je peux vous dire. Je vous remercie. Monsieur le Commissaire si vous avez quelque chose à ajouter…

 

SMAIL CHERGUI, COMMISSAIRE A LA PAIX ET A LA SECURITE DE L’UNION AFRICAINE :

Merci infiniment Monsieur le Président. Je crois que vous avez dit l’essentiel des résultats de cette interaction. Je voulais juste dire à nos sœurs et à nos frères de Centrafrique qu’aujourd’hui est un grand jour sur la voie de la construction et de la consolidation de la paix dans ce pays. A travers cette annonce qui vient de vous être faite par le Président, Son Excellence le Professeur Touadéra, l’Initiative africaine arrive maintenant à maturité et devrait donc connaître une mise en œuvre assez rapide dans le cadre de la convocation par l’Union africaine de la réunion à Khartoum à partir du 24 janvier pour que nous puissions rapidement consolider d’abord le travail remarquable qui est fait par Son Excellence le Président et son gouvernement et les nombreuses réalisations qu’ils ont déjà rendues possibles par leur engagement et le fait qu’ils ont cru dans cette initiative. Vous savez tous, le DDR a commencé, le recrutement de l’armée sur une base inclusive, ce sont autant de signaux positifs et encourageants, qui nous permettent aujourd’hui de conclure que nous sommes sur la bonne voie. Je crois qu’aujourd’hui à travers nos échanges, la présentation qui nous été faite par le Gouvernement, nous avons presque la feuille de route de ce que seront ces discussions.

 

Nous sommes très confiants que nous pouvons atteindre cet objectif pour le bien de ce peuple, de la région et de tout le continent africain. Je voudrais solennellement réexprimer notre gratitude à Monsieur le Président de la République, à son gouvernement, mais également à tous nos partenaires, aux Nations Unies représentées ici par mon ami Jean-Pierre Lacroix, mais aussi à toute la région qui vraiment est venue à l’unisson et sans hésiter au niveau ministériel. Et ceux qui ne sont pas là, c’est parce qu’il y a eu vraiment une situation exceptionnelle, mais je puis vous assurer que non seulement, vos voisins, les pays de la région, mais tous nos états membres du continent sont à vos côtés.

 

Je souhaite aussi solliciter le soutien de tout le monde, je dis bien de tout le monde, c’est-à-dire : jeunes hommes, jeunes filles, hommes politiques, responsables, chômeurs. Nous avons besoin de tout le monde, pour que nous puissions mettre nos efforts en commun pour clore ce chapitre douloureux de l’histoire de la Centrafrique et vraiment entamer cette nouvelle année dans la paix, la sécurité et le développement. Je vous remercie.

 

 

JEAN-PIERRE LACROIX, SECRETAIRE GENERAL ADJOINT AUX OPERATIONS DE PAIX DES NATIONS UNIES :

Merci mesdames et messieurs. Je voudrais d’abord remercier chaleureusement Son Excellence le Président Touadéra pour son accueil exceptionnel, remercier aussi son gouvernement, remercier toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains pour leur accueil et leur dire tous qu’il y a ici tous les amis de la République centrafricaine, tous les amis du peuple centrafricain, réunis, déterminés, unis dans leur détermination à travailler activement aux côtés des autorités centrafricaines sous l’égide de son excellence Monsieur le Président, aux côtés de son Gouvernement, de toutes les Centrafricaines et des Centrafricains pour faire en sorte que l’année 2019 soit l’année de la paix en République centrafricaine.

 

Cette année doit être l’année où le dialogue, où l’apaisement, où la quiétude, où la réconciliation doivent prévaloir. Aujourd’hui, nous avons des principes, la solution ne peut être que politique. Nous avons un cap, c’est l’Initiative africaine qui est le fondement de notre action collective. Nous avons un plan d’action avec cette réunion prochaine le 24 janvier à Khartoum, pour engager très activement le dialogue entre les autorités et les groupes armés avec le soutien actif des Nations unies sous l’égide de l’Union africaine. Nous avons l’engagement des pays de la région qui ont exprimé de manière très résolue leur détermination à s’engager de manière encore plus active aux côtés de ces efforts, aussi pour réactiver ces commissions mixtes bilatérales qui peuvent apporter énormément, pour traiter des sujets importants liés à la sécurité notamment et au mouvement de personnes et de biens.

 

Nous avons une dynamique retrouvée, un état d’esprit déterminé, optimiste et en même temps volontaire. Nous sommes résolus à travailler ensemble. J’ajoute que pour ce qui est des Nations unies, vous pouvez compter sur nous, Monsieur le Président, les Centrafricaines et les Centrafricains pourront compter sur nous. Mais comme l’a dit le commissaire Chergui, c’est un effort collectif et l’engagement de toutes et de tous sera indispensable. Je voudrais donc me joindre à cet appel qui est lancé de manière amicale et chaleureuse dans l’esprit qui caractérise nos relations avec le peuple centrafricain. Je voudrais me joindre à cet appel vers la mobilisation générale pour la paix en Centrafrique pour cette année 2019. Merci.

 

 

Questions des journalistes

 

ESAÏE PENDEREDJI, DE LA RADIO CENTRAFRIQUE :

Merci beaucoup Monsieur le Commissaire. J’ai une préoccupation. Le Président de la République vient donc de publier la date, c’est le 24 janvier. Concrètement et urgemment que compte faire l’Union africaine d’autant plus que maintenant et même à ce jour, les groupes armés continuent à sévir dans l’arrière-pays et il y a la peur ?

 

REPONSE DE SMAIL CHERGUI :

Je vous remercie pour votre question et votre préoccupation qui est très légitime. A partir d’aujourd’hui, nous allons maintenant nous atteler à préparer effectivement cette réunion à Khartoum. Nous aurons une interaction directe avec tous les groupes armés. Nous essaierons d’adresser effectivement en priorité le comportement des uns et des autres par rapport justement à la préparation des uns et des autres. Ils doivent montrer maintenant une certaine discipline, une certaine adhésion à l’esprit qui doit réellement être celui des retrouvailles de dialogue pour la paix. Tout le mot doit raisonner dans tous les esprits pour que les uns et les autres soit à la hauteur de la responsabilité. Je pense que l’Union africaine avec les Nations unies et avec la région, nous essayerons tous en commun de passer ce message de manière très forte. Dès la fin de cette réunion, nous commençons ces contacts pour bien préparer cette réunion à la fois par rapport à l’atmosphère qui doit être celle de la paix, mais également pour que le dialogue soit concluant pour que nous puissions rapidement concrétiser cet accord.

 

ALAIN POUMANGUE, DE LA TELEVISION CENTRAFRICAINE (TVCA) :

La République centrafricaine est fatiguée des différentes rencontres qui font que le peuple continue de souffrir. Pensez-vous que cette rencontre de Khartoum sera la dernière pour permettre au peuple centrafricain de s’épanouir comme les autres parce que le peuple a beaucoup souffert de ça ?

 

REPONSE DE JEAN-PIERRE LACROIX :

Merci beaucoup pour votre question qui traduit évidemment une préoccupation complètement légitime. Il ne s’agit de se rencontrer pour se rencontrer. Il s’agit de faire en sorte que le dialogue puisse avancer et mener à des progrès concrets pour que la paix puisse revenir le plutôt possible cette année. Encore une fois, ça doit être l’année de la paix en République centrafricaine. Alors pour dialoguer, il faut quand même s’asseoir autour d’une table, donc il faut se rencontrer. Ça c’est la modalité pratique. Mais derrière il y a du travail. Il y a beaucoup de travail qui a été fait par le Gouvernement centrafricain sous l’impulsion de Son Excellence monsieur le Président. Nous avons eu ce matin des éléments très précis qui nous ont été donnés à la fois sur des actions déjà engagées mais également sur des actions qui sont prévues dans les tous prochains jours et des premières semaines. Donc il y une impulsion forte de ce côté.

 

Il y a notre travail à nous tous, l’Union africaine, pays membres, pays de la région, Nations Unies. C’est un travail de préparation sur des sujets concrets, sans ménager notre temps et notre énergie. Ce travail qui a déjà commencé, il va s’accélérer avec force dans les prochains jours parce qu’il faudra arriver à Khartoum avec la meilleure préparation possible et aussi l’engagement nécessaire auprès des groupes armés. Alors oui, on se réunit, mais on se réunit avec la détermination, le travail, la conviction, l’unité avec en vue des résultats concrets pour la paix.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

https://minusca.unmissions.org │

 

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
La croissance économique en Centrafrique de 5,1% restera dynamique et stable en 2019. Une projection de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale ( » ...la suite
Dans le souci d’accroitre la disponibilité de l’énergie électrique et répondre aux besoins en électricité de leurs populations, un protocol » ...la suite
La délégation de l’Union Européenne a annoncé le vendredi 15 mars, lors d’un point de presse, l’appui additionnel de son institution en vue » ...la suite
L'exportation du diamant brut a connu une chute vertigineuse en 2018. Ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour la Centrafrique pays exportateur qui en » ...la suite
En Centrafrique, le ministre des mines annonce une chute considérable de la production du diamant dans le pays depuis la reprise des exportations en » ...la suite
Le ministre des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli Fatrane, a pris, lundi 4 février 2019 à Bangui, un arrêté portant saisie conservatoire de » ...la suite
Soucieux du développement rural en République Centrafrique, le Représentant de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agri » ...la suite
Un groupe d’expert onusien révèle que la principale source de financement des groupes armés en Centrafrique est le trafic de diamant. C’es » ...la suite
En Centrafrique, le trafic de diamants continue de financer les groupes armés. C'est une des conclusions du rapport du groupe d'experts des Nations u » ...la suite
La production de diamants bruts en République centrafricaine a connu une lourde baisse cette année. D'après, le ministère en charge du secteur min » ...la suite