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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : Un partage de butin tourné en vinaigre entre Séléka à Ouadda-Djallé

 

PAR RJDH LE 14 JANVIER 2019

 

OUADDA-DJALLE, 14 Janvier 2019 (RJDH)—Un commerçant fait usage de sa grenade au cours d’une discussion faisant un mort et trois blessées au milieu d’une foule qui assistait à des discussions entre deux autorités locales. Ces derniers disputent le partage des taxes collectées entre les groupes armés et les autorités légitimes.

Selon une source locale qui a requis l’anonymat, l’incident s’est produit le 11 janvier 2019. A l’origine de cet incident, une discussion entre les autorités locales et municipales sur la répartition de taxes collectées auprès des commerçants et trafiquants soudanais a couté la vie d’un jeune homme. En effet, une fois le fonds collecté, il va falloir repartir ou remettre à qui de droit.

« Un des responsables locaux demande à son compatriote de déverser l’argent sur le compte des autorités légitimes de la localité. Ce qui n’a pas suscité l’adhésion de l’autre camp qui lui, souhaite que cette somme soit versée aux groupes armés de la localité. Un commerçant qui n’est pas concerné par cette discussion intervient pour trancher » a-t-il témoigné.

La même source indique qu’un commerçant acquis pour la première cause, a dégoupillé une grenade au milieu de la foule. « Après discussion avec ces deux autorités, le commerçant sort une grenade et jette au milieu de la foule. Bilan, un mort et trois blessés ainsi que douze (12) maisons incendiées dont la boutique du commerçant fautif », rapporte au RJDH la source.

Les personnes blessées sont évacuées au Soudan et le malfrat quant à lui a pris la fuite. Pour l’instant, à Ouadda-Djallé dans la Vakaga, la tension est encore palpable entre les parents des victimes et ceux du malfaiteur.

 

Centrafricain : Le MPC et FPRC divisés sur la décision exigeant le départ des fonctionnaires dans leurs zones

 

PAR VIANNEY INGASSO LE 14 JANVIER 2019

 

BANGUI, 14 Janvier 2019 (RJDH)—Le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) de Mahamat Al Katim ne partage pas la décision selon laquelle, le FPRC exige le retrait des fonctionnaires de l’Etat dans leurs zones de contrôle. Il appelle par ailleurs les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans leurs activités administratives. Il met en garde les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

L’ultimatum de 72h du FPRC demandant aux fonctionnaires et agents de l’Etat de quitter les zones sous leur contrôle est expiré ce 14 janvier. Le groupe armé par la voix de l’un de ses leaders, Abdoulaye Issène, a indiqué que huit préfectures sont visées par la décision.

Il s’agit de Nana-Gribizi, Haut-Mbomou, Mbomou, Vakaga, Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto et la Ouaka. La contre-offensive conjointe FACA-Mimusca entre les 10 et 11 janvier dernier à Bambari serait à la base de cette décision.

Une décision que le Mouvement Patriotique Centrafricain de Mahamat Al Katim, n’a pas du tout appréciée. Un responsable du mouvement a précisé au RJDH que cela ne regarde que le FPRC, « le MPC ne se reconnait pas dans cette décision car notre nom n’y figure pas et nous n’avons pas apposé notre signature en bas de ce document » a indiqué un haut responsable de ce mouvement armé, avant d’indiquer au RJDH qu’ils ont déjà rencontré les autorités politico-administratives et la Minusca pour réaffirmer leur engagement aux efforts de redéploiement de l’Etat.

« Nous avons déjà rencontré le Préfet de la Nana-Gribizi et la Minusca pour indiquer que nous ne sommes ni de près ou de loin associés à cet ultimatum que nous considérons comme unilatéral visant à saper les efforts du gouvernement avec qui nous sommes engagés dans l’Initiative de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique » a-t-il ajouté.

Le MPC appelle les fonctionnaires présents dans la Nana-Gribizi de rester dans la sérénité et met en garde tous les autres groupes armés qui tenteraient d’inquiéter les fonctionnaires dans la région.

 

 

Centrafrique : Le ‘’G5’’ invite les parties prenantes à saisir le processus de l’Initiative pour une sortie de crise

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 14 JANVIER 2019

 

BANGUI, 14 Janvier 2019 (RJDH) —- Le ‘’G5’’ s’insurge contre les actes de violences qui sont de nature à ruiner les chances d’une sortie négociée de la crise en République Centrafricaine. Position exprimée ce lundi 14 janvier 2019 par ce groupe d’experts dans un communiqué de presse où ils appellent toutes les parties prenantes à la retenue et à l’esprit de responsabilité.

La recrudescence des violences à l’intérieur du pays en toile de fond, le boycott de la JMA à Bambari par des rebelles a laissé indifférent le ‘’G5’’ qui dans un communiqué de presse, a salué l’action vigoureuse de la Minusca menée conjointement avec les Forces de Défense et de Sécurité Intérieure pour mettre hors d’état de nuire ces rebelles. Il encourage le gouvernement centrafricain et les groupes armés à s’assoir autour d’une table. Le ‘’G5’’ est constitué de l’Union Européenne, la Minusca, la CEEAC, la Banque Mondiale, l’Union Africaine, l’Ambassade de la France et des USA.

Cette annonce fait suite à une visite conjointe de haut niveau du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, Smail Chergui et du Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Jean-Pierre Lacroix, accompagnés des ministres de la sous-région et du représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

« Le ‘G5’ note avec consternation la multiplication des provocations et le recours à la violence dans les préfectures de la Ouaka et du Mbomou (Centre et Sud-Est de la RCA). Dans la ville de Bambari en particulier, ces violences injustifiées ont ciblé les populations civiles ainsi que les forces de défense et de sécurité nationales, causant ainsi la mort de deux officiers et blessant de nombreux civils », lit-on dans le communiqué.

Le G5 s’insurge contre ces actes de violence qui sont de nature à ruiner les chances d’une sortie négociée de la crise en RCA. A cette occasion, il exhorte les groupes armés à cesser instamment toutes les hostilités et à s’engager sans réserve dès à présent dans le processus du dialogue désormais en cours.

« Il appelle l’ensemble des parties prenantes centrafricaines à la retenue et à l’esprit de responsabilité. Il les invite résolument à se saisir de l’opportunité offerte par l’Initiative africaine afin de parvenir sans délai à une résolution pacifique et définitive de la crise qui affecte leur pays » peut-on lire dans le document.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec la mission conjointe ONU-UA et CEEAC annoncé la date de la tenue du dialogue le 24 janvier à Khartoum au Soudan.

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