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RCA: bras de fer entre des ex-Seleka et le gouvernement avant les négociations

 

 

Par RFI Publié le 14-01-2019 Modifié le 14-01-2019 à 11:31

 

En Centrafrique, la Minusca, la Mission de l'ONU, a lancé le jeudi 10 janvier une offensive pour tenter de reprendre le contrôle de la ville de Bambari. L’UPC et ses alliés qui tiennent la ville ne décolèrent pas. Ils ont décidé en représailles de lancer un ultimatum au gouvernement en exigeant que tous ses représentants dans les huit préfectures dont ils revendiquent le contrôle plient bagage à partir de ce lundi. Le bras de fer est désormais engagé entre le gouvernement et le CNDS, qui regroupe les principaux mouvements ex-Seleka, à quelques jours de l'ouverture des négociations de Khartoum.

Selon les ex-Seleka, c'est la décision du président Faustin-Archange Trouadéra de maintenir la célébration de la Journée mondiale de l'alimentation à Bambari, malgré le veto de l’Unité pour la Centrafrique (UPC) et ses alliés qui contrôlent la région, et l'intervention des casques bleus portugais, qui auraient contraint ces combattants à reculer, qui ont été la (ou qui a été la) goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le Conseil national de défense et de sécurité, qui regroupe les trois principaux groupes armés ex-Seleka, a donc lancé au gouvernement un ultimatum au gouvernement central, qui prend fin aujourd'hui.

« Ceux qui n’écoutent pas, on va les foutre en prison, c’est tout »

« On a parlé de préfet, on a parlé de sous-préfet, des secrétaires générales des préfectures, des secrétaires générales des sous-préfectures. C’est bien précisé : à partir de lundi, on ne veut plus voir, ne plus entendre le gouvernement dans nos zones de juridictions. C’est clair et net. A partir de lundi. Ceux qui n’écoutent pas, on va les foutre en prison, c’est tout », explique sans détour Abdoulaye Hissene Ramadane, le président du CNDS et ex-chef d’état-major du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), ancien chef de l'ex-coalition musulmane de la Seleka.

Pas de réactions officielles

Le gouvernement centrafricain n'a pas encore réagi officiellement à cet ultimatum. Une source gouvernementale estime qu'ils veulent plutôt montrer leurs muscles, à dix jours du début des négociations pouvoir-bandes armées qui vont s'ouvrir à Khartoum, mais aussi dit-il, une volonté de faire oublier le revers qu'ils ont subi à Bambari. « Nous prenons ces menaces au sérieux », a poursuivi notre source, mais le gouvernement n'entend pas se courber devant les injonctions d’Abdoulaye Hissène.

Un sous-préfet qui vit dans ces zones sous contrôle du CNDS reconnaît qu'ils sont à la merci de ces bandes armées. « Mais on nous a demandé d'attendre pour voir ce qui va se passer et j'ai décidé de rester sur place », confie-t-il.

 

3 commentaires

S
Cette rhétorique des Séléka est classique lors des grandes discussions, cartes sur tables ouvertes.
Ce chantage ne passe plus, ni la dictature par la terreur, ne passe plus, car à chaque exactions meurtrières, vous constituez des preuves indélébiles, qui vous accable, vu vos œillères. Combien de fois vo, vous constituez des preuves indélébiles, qui vous accable, vu vos œillères. Combien de fois vous n’avez jamais tenue parole, ni 1 accord explicite.

1° Séléka n'a pas de légitimité en tant que tel pour mettre des gens en prison, même lourdement armé.

2° Ceux qui vous avaient proposé par le passé de votre gouvernance, la lune et le soleil, vous ont trompé, c'est la première des choses à savoir.

3° Les tractations des Séléka avec des pays occidentaux qui se reconnaissent en tant que manipulateurs, vous utilisent comme des pions, parce qu'ils n'ont rien à faire de vous. C'est du déjà vu.

4° Si effectivement vous voulez la paix, vous rentrerez dans le cadre du DDR, mais en négligeant ce processus, vous vous mettez de facto en difficultés.
Il y a des périodes révolues qui par le passé correspondait à votre négligence des accords de Libreville et la prise de pouvoir par coup d'Etat, cette période est terminée et finie.
Mais votre situation actuelle est due aux goûts amères et des promesses mielleuses des étrangers qui vous ont promis la lune et le soleil (mais ces pays ont leurs propres problèmes avant de s'occuper de vous). Il y a même 1 imam d'Arabie Saoudite qui a désavoué vos actions négatives, quand il a su la vérité.

Alors les règles vont changer :

1) Toutes les personnes recherchées en R.C.A, ayant 1 mandat d'arrêt international (en tant que "Wanted"), seront extradées des pays de là où ils résident vers la R.C.A. Ces pays hébergeurs seront considérés comme des ennemis de la PAIX en R.C.A, s'ils persistent à héberger les Séléka.

2) L'expérience de la gestion des Séléka pour les choses publiques dans le gouvernement de transition avec DJOTODJA, a montré la limite de leurs limites de gestionnaire, par une gestion "chaotique", à tel point que l'économie de la R.C.A s'est détériorée en 9 mois, ainsi que la sécurité de la population civile.

4) Aller dans une réunion internationale sur la R.C.A requiert d'avoir au moins une ouverture d'esprit par rapport à la problématique qui prévaut en R.C.A, dont les sujets, les acteurs et instigateurs de cette insécurité en R.C.A sont les Séléka. Il y a des situations graves d'exactions et des tueries qui ne correspondent pas du tout à la mentalité fondamentale dans les us et coutumes des "BANTOUS" que nous sommes, et cela est flagrant et cela d’une évidence inouïe, pas besoin de microscope pour observer cela. Cela veut dire que les Séléka doivent déjà évaluer par eux même l'étendue des gravités de leurs actions négatives sur la vie des gens, par toutes sortes d'anarchismes.

5) Toutes situations de collaboration, de négociation en catimini ou dans l'obscurité est à proscrire, car un terroriste restera un terroriste. Vous n'avez qu'à constater par vous même dores et déjà l'esprit de leur rhétorique (c'est du déjà vu).

6) La population centrafricaine doit rester en vigilance en tout point de vue par rapport à ces prédateurs et déstabilisateurs nationaux, internationaux, de la paix en R.C.A. Tout va se savoir.
» lire la suite
S
Cette rhétorique des Séléka est classique lors des grandes discussions, cartes sur tables ouvertes.
Ce chantage ne passe plus, ni la dictature par la terreur, ne passe plus, car à chaque exactions meurtrières, vous constituez des preuves indélébiles, qui vous accable, vu vos œillères. Combien de fois vo, vous constituez des preuves indélébiles, qui vous accable, vu vos œillères. Combien de fois vous n’avez jamais tenue parole, ni 1 accord explicite.

1° Séléka n'a pas de légitimité en tant que tel pour mettre des gens en prison, même lourdement armé.

2° Ceux qui vous avaient proposé par le passé de votre gouvernance, la lune et le soleil, vous ont trompé, c'est la première des choses à savoir.

3° Les tractations des Séléka avec des pays occidentaux qui se reconnaissent en tant que manipulateurs, vous utilisent comme des pions, parce qu'ils n'ont rien à faire de vous. C'est du déjà vu.

4° Si effectivement vous voulez la paix, vous rentrerez dans le cadre du DDR, mais en négligeant ce processus, vous vous mettez de facto en difficultés.
Il y a des périodes révolues qui par le passé correspondait à votre négligence des accords de Libreville et la prise de pouvoir par coup d'Etat, cette période est terminée et finie.
Mais votre situation actuelle est due aux goûts amères et des promesses mielleuses des étrangers qui vous ont promis la lune et le soleil (mais ces pays ont leurs propres problèmes avant de s'occuper de vous). Il y a même 1 imam d'Arabie Saoudite qui a désavoué vos actions négatives, quand il a su la vérité.

Alors les règles vont changer :

1) Toutes les personnes recherchées en R.C.A, ayant 1 mandat d'arrêt international (en tant que "Wanted"), seront extradées des pays de là où ils résident vers la R.C.A. Ces pays hébergeurs seront considérés comme des ennemis de la PAIX en R.C.A, s'ils persistent à héberger les Séléka.

2) L'expérience de la gestion des Séléka pour les choses publiques dans le gouvernement de transition avec DJOTODJA, a montré la limite de leurs limites de gestionnaire, par une gestion "chaotique", à tel point que l'économie de la R.C.A s'est détériorée en 9 mois, ainsi que la sécurité de la population civile.

4) Aller dans une réunion internationale sur la R.C.A requiert d'avoir au moins une ouverture d'esprit par rapport à la problématique qui prévaut en R.C.A, dont les sujets, les acteurs et instigateurs de cette insécurité en R.C.A sont les Séléka. Il y a des situations graves d'exactions et des tueries qui ne correspondent pas du tout à la mentalité fondamentale dans les us et coutumes des "BANTOUS" que nous sommes, et cela est flagrant et cela d’une évidence inouïe, pas besoin de microscope pour observer cela. Cela veut dire que les Séléka doivent déjà évaluer par eux même l'étendue des gravités de leurs actions négatives sur la vie des gens, par toutes sortes d'anarchismes.

5) Toutes situations de collaboration, de négociation en catimini ou dans l'obscurité est à proscrire, car un terroriste restera un terroriste. Vous n'avez qu'à constater par vous même dores et déjà l'esprit de leur rhétorique (c'est du déjà vu).

6) La population centrafricaine doit rester en vigilance en tout point de vue par rapport à ces prédateurs et déstabilisateurs nationaux, internationaux, de la paix en R.C.A. Tout va se savoir.
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N
PUISQUE NOTRE PAYS N'A PAS ASSEZ DE MOYENS MILITAIRES PAR LA FAUTE DE L'EMBARGO. MAIS FACE AUX 14 GROUPES DE BANDITS REBELLES SUFFISAMMENT ARMES, COMMENT ALLONS NOUS DONC FAIRE DANS CE PAYS POUR NEUTRALISER CES SELEKA ET COMPAGNIE POUR RAMENER LA PAIX ?

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