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Centrafrique : la France extrade un ancien chef de milice anti-balaka vers la CPI

 

 

Le Monde avec AFP Publié hier à 14h56, mis à jour hier à 14h56

 

Patrice-Edouard Ngaïssona est soupçonné d’avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans l’ouest du pays.

 

Patrice-Edouard Ngaïssona, patron du football centrafricain et ex-milicien, a été transféré mercredi 23 janvier par la France à la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés. « Ce transfert fait suite à l’accomplissement des procédures nationales nécessaires en France, où il avait été arrêté le 12 décembre 2018 », a précisé la CPI dans un communiqué.

  1. Ngaïssona, 51 ans, a été arrêté le 12 décembre 2018 en France. A la tête des milices anti-balaka, il est soupçonné d’avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’ouest de la République centrafricaineentre septembre 2013 et décembre 2014.

« Je n’étais pas un chef de guerre »

Malgré ce lourd passif, M. Ngaïssona, qui fut un éphémère ministre des sports en 2013, a été élu en février 2018 au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Il est aussi président de la Fédération centrafricaine de football.

Fin décembre, la cour d’appel de Paris avait donné son feu vert à la remise de M. Ngaïssona à la CPI, qui avait délivré un mandat d’arrêt le visant au début du même mois. La date de sa première comparution devant la Cour pénale internationale « sera annoncée prochainement », a indiqué la CPI. D’après la Cour, il y a des « motifs raisonnables » de croire qu’une « attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les anti-balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka ».

 « J’étais un porte-parole qui a amené la paix en Centrafrique et non un chef de guerre », avait déclaré M. Ngaïssona devant la cour d’appel de Paris. Il avait affirmé par ailleurs qu’il n’était « pas au pays » au moment des faits qui lui sont reprochés.

Son arrestation est intervenue quelques semaines seulement après la remise à la Cour d’un autre ex-chef de milice anti-balaka, Alfred Yekatom Rombhot, parfois surnommé « Rambo ».

 

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