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Centrafrique : l’amnistie au cœur du débat contradictoire aux pourparlers inter centrafricain à Khartoum

 

 

Khartoum, Soudan2019-01-29 (ADV) – L’amnistie des groupes armés est posée à Khartoum comme condition principale de la signature d’accord de paix entre ces groupes armés et le gouvernement centrafricain. Une équation qui reste difficile à résoudre.

 

Les pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés arrivent à un point culminant : L’amnistie et la formation d’un gouvernement d’Union nationale après ces pourparlers. Deux points qui bloquent encore l’avancement des négociations.

Pour Abacar Sabone, conseiller politique du FPRC, la question d’amnistie reste très sensible. « La paix n’a pas de prix et il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devons amnistier certaines personnes et aller au pardon et à la réconciliation nationale. Cela n’est pas une insulte à la mémoire des victimes mais c’est pour sauver ce qui reste ».

L’arrêt des hostilités, la paix, le désarmement et la réconciliation nationale ne pourront venir que si l’amnistie est accordée aux responsables de ces 14 groupes armés.

« Nous voulons le gouvernement de l’Union nationale pas pour partager le pouvoir mais pour que les acteurs assurent le suivi des recommandations de ces pourparlers. Il faut la participation active des représentants des groupes politico-militaire», a déclaré Abacar Sabone.

Le gouvernement, pour le moment doit résoudre une équation difficile suite à ces exigences des groupes politico-militaires. Amnistier pour aller vers la paix, le désarmement et la réconciliation nationale ou rejeter l’offre pour faire la guerre, une guerre encore difficile avec une armée qui n’est pas encore en mesure de se procurer des armes pour défendre la patrie.

Pour arriver à l’amnistie, l’Assemblée nationale doit voter la loi, comme a confié Fidèle Gouandjika, conseiller politique du président Faustin Archange Touadera, « Ce n’est pas au président Touadera d’accorder l’amnistie aux 14 groupes armés. L’amnistie n’est pas un décret. L’amnistie est une loi. C’est au peuple souverain d’accorder ou pas accorder l’amnistie aux groupes armés par voie référendaire uniquement en ce qui concerne cette situation extraordinaire », a-t-il précisé.

Même si l’amnistie y est, cette loi ne sera pas au-delà des lois créant la Cour pénale internationale ni la loi organique créant la Cour pénale spéciale, une juridiction mixte chargée de juger les crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

 

Centrafrique : L’accord de paix conditionné à l’amnistie des leaders des groupes armés

 

#KHARTOUM, 28 janvier 2019 (RJDH)—Les pourparlers de paix arrivent à un point culminant : L’amnistie est demandée par les 14 groupes politico-militaires en négociation avec le gouvernement à Khartoum sous l’égide de l’Union Africaine avec l’appui de l’ONU.

Le dialogue qui réunit pour la première fois tous les chefs des groupes armés est qualifié de dernière chance pour le retour à la paix et la stabilité en Centrafrique. Après près de deux ans de préparation par l’Union Africaine, la principale revendication de ces groupes politico-militaires est l’amnistie, pourtant prohibée par les conclusions du Forum National de Bangui.

Selon ces groupes armés, l’arrêt des hostilités, le retour à la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ne pourront venir que si l’amnistie leur est accordée. Un point qui bloque encore l’avancement des pourparlers de Khartoum, car, il semble que le gouvernement n’admet pas encore cette hypothèse.

Pour Abakar Sabone, conseiller politique du FPRC et porte-parole de circonstance, la question d’amnistie reste très sensible. « La paix n’a pas de prix et il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devons amnistier certaines personnes et aller au pardon et à la réconciliation nationale. Cela n’est pas une insulte à la mémoire des victimes mais c’est pour sauver ce qui reste ».  

Abakar Sabone ajoute les groupes politico-militaires demandent aussi le gouvernement d’union nationale à la sortie de ces pourparlers. « Nous voulons le gouvernement d’union nationale pas pour partager le pouvoir mais  pour que les acteurs assurent le suivi des recommandations de ces pourparlers. Il faut la participation active des représentants des  groupes politico-militaires dans l’exécution de ces recommandations», a-t-il déclaré.

« Personne n’a demandé la partition du pays, personne n’a demandé la démission du président Touadera, démocratiquement élu », a rassuré Abakar Sabone.

Le gouvernement, pour le moment doit résoudre une équation difficile suite à ces exigences des groupes politico-militaires. Amnistier pour aller vers la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ou rejeter l’offre pour faire la guerre, une guerre difficile avec une armée qui n’est pas en mesure de se procurer des armes pour défendre la patrie.

 

Fridolin Ngoulou depuis Khartoum au #Soudan

 

#CARcrisis #RCA236 #Bangui

 

 

Khartoum : Amnistie et partage du pouvoir exclus du projet d'accord de paix

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 28 janvier 2019 15:22

 

Les discussions de Khartoum entrent dans une nouvelle phase. Celle d'approbation du projet d'accord soumis aux parties prenantes. La tension monte ce 28 janvier avec la mise à l'écart de l'amnistie et du partage du pouvoir.

Ce projet d'accord est contenu dans un document de 37 pages et ne prendrait pas en compte les principales revendications des groupes armés que sont l'amnistie et le gouvernement d'Union nationale de sortie de crise.

La disparition de ces deux points dans le projet d'accord n'arrangerait pas les groupes armés qui ont n'en fait un point crucial. "le projet d'accord invite les groupes armés à respecter la légitimité des institutions de la République, à renoncer aux recours à la violence aux armes pour faire valoir toute forme de revendication, à participer au DDRR, à renoncer à l'exploitation illicite des ressources naturelles et au trafic illicite des  armes et munitions de guerre" a rapporté Gildas Nabeza, envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Khartoum.

En revanche, il serait institué un comité préfectoral de mise en oeuvre pour assurer le respect de l'accord. En outre, un comité technique de sécurité sera constitué pour superviser la mise en oeuvre des arrangements temporaires de sécurité.

Selon le draft de l'accord, le gouvernement est appelé à matérialiser la mise en oeuvre du comité préparatoire de suivi, conduire à la loi sur la décentralisation et intégrer les questions économiques à travers les programmes d'urgences et réhabilitation des communautés de base et à préparer un plan national de transhumance sur le plan national et sous régional.

Devant les points d'ombre, certains leaders des groupes armés sont déterminés pour la paix. Martin Koumta Madji alias Abdoulaye Miskine est le leader du FDPC. "Aujourd'hui, nous nous sommes retrouvés pour discuter en vue d'une solution durable. Le DDRR, une fois abouti nous allons signer un accord après quoi, je pense le pays va pouvoir respirer de tout ce dont il souffre aujourd'hui" a-t-il lancé.

Une concertation des 14 groupes armés est prévue pour discuter du projet d'accord avant la plénière.

 

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