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Centrafrique : le rôle trouble de l’UA et l’ONU aux pourparlers de paix entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum

 

 

Khartoum, Soudan 2019-01-29 (ADV) — Les pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés arrivent à un moment décisif. Sauf que selon des informations obtenues par ADV, le rôle de l’Union africaine et de l’ONU risquent de faire échec à ce dialogue.

A une semaine du dialogue qui réunit les 14 groupes armés du pays et le gouvernement centrafricain, sous l’égide de l’Union africaine avec l’appui de l’ONU, les revendications des groupes armés demandant l’amnistie et le gouvernement d’union nationale bloquent encore l’avancement du processus, surtout avec un rôle trouble de ces institutions.

Une source d’un groupe armé regrette l’attitude de ces institutions, « d’abord, c’est elles qui ont proposé le projet d’accord qui ne prend pas en compte nos revendications formulées et harmonisées depuis plusieurs mois. Raison pour laquelle, nous avions suspendu les pourparlers pour compiler nos revendications en six points parmi lesquels l’amnistie, le gouvernement d’union nationale, la primature, le statut des leaders des groupes armés, la redéfinition des comités de coordination du désarmement et la transformation des groupes armés en autodéfense en attendant la démobilisation », a énuméré cette source.

Pour la source, l’Union africaine et l’ONU, au lieu de jouer leur rôle de facilitateur et d’organe de soutien technique, s’impliquent dans les débats au fin de créer la crispation. « Le dialogue c’est entre les groupes armés et le gouvernement. Nous constatons que l’UA veut prendre la place du gouvernement pour décider. C’est inadmissible ce jeu trouble qui va nous pousser à quitter le processus », a-t-elle souligné.

L’avant-projet d’accord, proposé par l’UA ne touche pas le problème de fond. Pour un observateur, si par hasard les groupes armés signent cet accord, le problème de la RCA ne sera traité que partiellement. « La volonté de tourner la page est visible entre les parties prenantes. Mais nous observons que l’UA et l’ONU ne veulent pas que les problèmes de fond soient traités, ni laisser le gouvernement prendre sa responsabilité pour décider de l’avenir de son peuple », regrette cet observateur.

« À l’allure où vont les choses, les groupes armés risquent de claquer la porte et maintenir leurs positions dans le pays. Et le calvaire du peuple ne finira pas», a ajouter cet observateur bien informé de la situation actuelle des pourparlers.

Des indiscrétions transmises à ADV indiquent que l’UA et l’ONU seraient gagnées par la peur de laisser passer l’amnistie, présentée comme condition principale de la signature de cet accord et du cessez-le-feu dans le pays.

L’amnistie ne sera pas décrétée, comme a souligné un conseiller politique du président de la République, mais selon lui le dossier passera par l’Assemblée et par voie du référendum. Mais l’amnistie n’empêchera pas la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour pénale spéciale (CPS) à poursuivre les crimes graves commis dans le pays.

C’est depuis près de deux ans que l’UA prépare ce dialogue dont l’aboutissement doit donner un nouveau souffle au peuple de Centrafrique.

 

© Bur-csa – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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" Une source d’un groupe armé regrette l’attitude de ces institutions, « d’abord, c’est elles qui ont proposé le projet d’accord qui ne prend pas en compte nos revendications formulées et harmonisées depuis plusieurs mois. Raison pour laquelle, nous avions suspendu les pourparlers pour compiler es depuis plusieurs mois. Raison pour laquelle, nous avions suspendu les pourparlers pour compiler nos revendications en six points parmi lesquels l’amnistie, le gouvernement d’union nationale, la primature, le statut des leaders des groupes armés, la redéfinition des comités de coordination du désarmement et la transformation des groupes armés en autodéfense en attendant la démobilisation », a énuméré cette source." :

Comme quoi vous les groupes armés, vous n'avez pas encore compris l'état actuel dans lequel vous vous positionnez, par rapport à vos revendications dont certaines paraissent comme la Loi ANARCHISTE "jouissez ici et maintenant" c'est l'équivalent de vos actes sur le terrain sur les populations civiles que vous tuez, que vous volez, que vous brûlez, que vous rackettez aux checks points, car personne ne vous mettra en prison, non et non, vous vous trompez. Vous ne pouvez pas décider de tuer des gens, ensuite de demander à être amnistiés ? Mais qui est fou ? Vous êtes sur quelle planète ? En plus des postes à RESPONSABILITE, dont vous étiez INCAPABLES de tenir en laisse vos multiples autoproclamés Généraux qui sont des subordonnés, n'ayant pas fait une académie militaire, ne respectant pas DJOTODIA (président par intérim).
Mais vous pensez que la majorité des bantous que vous avez tuée avec les armes de guerre, vont vous laisser avec IMPUNITE sans la case JUSTICE ?
MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE QUI ? VOUS NE POUVEZ PAS DEMANDER L'AMNISTIE EN BRÛLANT LES ETAPES JUDICIAIRES ?
EN FAIT EN DEMANDANT L'AMNISTIE, VOUS DEMANDEZ AUX CENTRAFRICAINS BANTOUS DE PASSER EN MODE SURVIE. MAIS VOTRE MODE DE VIE QUI EST DANS VOS GÊNES : c'est de tuer, voler, torturer avec des rites occultes, faire couler le sang pour des sacrifices humains, tout cela fait partie de VOTRE MODE DE VIE, mais ce n'est pas le mode de vie du peuple centrafricain bantou sur une terre bantoue.
Les bantous s'étendent à partir du sub-saharien, jusqu'en Afrique du Sud, donc tous les pays qui sont en dessous de la R.C.A jusqu'au Cap Town, ont les mêmes bases de culture de vie, avec une différentielle, mais on se retrouve avec les mêmes code de vie et moins dépaysés, oui parce que c'est ainsi. Et si nous centrafricains bantous avons accepté le brassage multi-ethniques, c'est par ce que nous avons le sens du consensus devant 1 problème. Mais si vous pensez qu'avec vos armes cela va vous permettre de tuer facilement, vous vous trompez.
La Primature ne doit pas faire partie des préalables de vos conditions, car sous le président intérimaire de transition DJOTODIA, l'équipe composante de ce gouvernement était incapable de discuter avec Nicolas TIANGAYE qui était Premier Ministre et de surcroît DJOTODIA et TIANGAYE se voyait en chien de faïence sans communication professionnelle, réelle. Et avec tout ce temps d'expérience de rebelles des groupes armés en brousse, vous débarquez pour être parachuté Premier ministre, mais vous rêvez ou quoi ?
Mais n'ayez pas peur de faire le bilan des neufs mois (09 mois) passés avec DJOTODIA en tant que président intérimaire de transition et vous allez vite comprendre vos lacunes ?
Vous nous dites en fait, que l’on doit mettre et faire passer 1 étudiant de 2ième année de médecine, en tant Docteur (pas Professeur de médecine, car là il faut être compétent et pédagogue dans sa matière pour occuper ce poste de Professeur. Par terme d’équivalence pour la course au pouvoir des postes : Docteur de médecine pour Premier Ministre et Président pour Professeur de médecine).
Eh non non et non !!!! Les choses ne vont pas se passer selon votre rhétorique de penser de confession religieuse. Vous voulez être Président alors, devenez homme-politique, posez votre candidature, présentez votre projet de société. Et si toutes ces étapes sont longues pour vous, trouvez une île en dehors de la R.C.A ou 1 pays arabophone qui veut vous vendre une parcelle de terre, regroupez-vous selon votre confession et devenez président, premier ministre. Et quoi encore ???
Vous avez créé vos propres désordres, ensuite ce sont les autres qui doivent assumer à votre place ??? Et puis quoi encore ??? N’ayez pas peur de vous posez les bonnes questions, au lieu d’avoir le profil bas vu vos fautes et graves exactions et trahisons sécuritaire pour collaboration en période de transition sous DJOTODIA avec le contingent tchadien dans une mission internationale (ce point doit aussi faire objet de requête à la justice centrafricaine).
Oui puisque nos bulletins de citoyens centrafricains bantous comptes lors des différentes élections en R.C.A, en tant que centrafricain bantou le point de connivence des Séléka pour collaboration avec une armée étrangère mettant en insécurité la vie des centrafricains, doit aussi faire l’objet de plainte à la justice centrafricaine.
Un lieu de cantonnement avec une liste des rebelles armés, sera défini selon un périmètre, avec une règle stricte contre les exactions dans la région de cantonnement. Les chefs de groupes armés sont et seront responsables devant la justice centrafricaine et internationale des bavures (viols, vols, incendie, tueries avec armes de guerre, rackets, vols des bétails etc..), de leurs hommes de mains. La mise en place de groupe d’auto-défense n’est pas nécessaire contre les FACA et la MINUSCA, à moins que ces groupes armés veuillent le contraire, alors s’impose ce qui doit être imposé.

Ceux qui vous ont conforté et promis la Lune et le Soleil avant de descendre sur Bangui et après 09 mois d’exercices chaotiques de la chose étatique publique, se sont bien moqués de vous et vous ont utilisés comme des pions, car ils sont loin de vos problèmes journaliers, parce que vous avez des œillères avec l’appât financier que les étrangers déstabilisateurs vous proposent, vous donnent, breffff en terme un peu impoli « ils n’ont rien à foutre de vous ». C’est une réalité que vous devez accepter et assumer, puisque c’est ainsi que fonctionnent les déstabilisateurs. Maintenant à vous de réfléchir….

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