Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Dossiers » Centrafrique : l'accord de paix ne prévoit pas d'amnistie, mais des examens au cas par cas (gouvernement)
Centrafrique : l'accord de paix ne prévoit pas d'amnistie, mais des examens au cas par cas (gouvernement)

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 12-02-2019

 

Le gouvernement centrafricain a confirmé lundi que l'accord de paix conclu entre le gouvernement et 14 groupes armés, dont la publication serait imminente, ne comprendrait pas d'amnistie, même si les actes de chacun seront examinés au cas par cas.

Selon le ministre de la Communication et des Médias, Ange-Maxime Kazagui, on n'attend plus que la signature des dernières personnalités avant que son contenu ne soit dévoilé. Ces signatures devaient être apposées à la fin lundi du 32e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie) par des diplomates des pays voisins de la Centrafrique et impliqués dans la mise en œuvre dudit accord.

Pour donner un avant-goût du contenu de l'accord, M. Kazagui a évoqué les engagements pris par les deux parties.

Du côté du gouvernement, a-t-il indiqué, il est question de tout mettre en œuvre pour éradiquer les causes profondes générant les crises, citant davantage de décentralisation, les collectivités territoriales et les circonscriptions administratives afin que tout ne soit plus concentré à Bangui, la capitale.

Les réformes prévues concernent, entre autres, des recrutements dans la fonction publique et dans l'armée. Sur le plan politique, M. Kazagui a souligné la nécessité pour le chef de l'Etat Faustin-Archange Touadéra de réaménager le gouvernement conformément aux nouvelles exigences.

Appelés à être dissous, les groupes armés, selon le ministre, se sont pour leur part engagés à respecter l'ordre constitutionnel, l'intégrité du territoire, ainsi qu'à renoncer aux armes et à la violence pour faire valoir leurs revendications. Ils sont de plus appelés à ne plus occuper ou à détruire des biens publics et privés.

Afin d'aider au redéploiement de l'Etat, ces groupes armés sont sommés de ne pas faire obstacle au déploiement de l'administration, à lever tous les barrages illégaux, à cesser de collecter illégalement des impôts et à tout faire pour encourager le retour des déplacés.

Dans le souci de faire la différence avec les accords de paix antérieurs, M. Kazagui a mis en exergue l'engagement de toutes les parties, à savoir le gouvernement centrafricain, les chefs des groupes armés, les pays limitrophes, l'Union africaine et l'ONU, qui se mêleront dans la mise en œuvre de l'accord de paix.

Le ministre a par ailleurs annoncé la mise en place d'un comité conjoint de suivi, tant au niveau national qu'au stade préfectoral, chargé de préparer le terrain à une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR). Mais il a martelé qu'il n'y aurait pas d'amnistie et que les actes des uns et des autres seront examinés au cas par cas.

Ange-Maxime Kazagui a prévenu que des annexes du l'accord comprenaient des mesures coercitives applicables par les casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) en cas de violation des dispositions.

L'accord de paix sanctionnant les pourparlers inter-centrafricains est une initiative de l'Union africaine. Il a été négocié à huis clos du 24 janvier au 2 février dernier à Khartoum au Soudan. Il a été paraphé par les parties le 5 février dans la capitale soudanaise, puis signé par les mêmes acteurs le lendemain à Bangui.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
À la fin du mois de juillet, le mouvement rebelle d'Abdoulaye Miskine avait déjà exigé la démission du président centrafricain Faustin-Archange » ...la suite
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) encourage la jeunesse centra » ...la suite
« Les violences dans ce pays ont diminué des deux tiers en un an», affirme Mankeur Ndiaye qui, depuis le 1ermars 2019, est le chef de la Minusca » ...la suite
Six ex-combattants d'un groupe armé ont écopé de lourdes peines d'emprisonnement mardi et mercredi lors de la session criminelle 2019 organisée pa » ...la suite
Le rapport à mi-parcours du groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique a été rendu public. Il fait le point sur la période coïncida » ...la suite
L’audience de confirmation des charges dans l’affaire Alfred Yekatom Rombhot est prévue le 19 septembre à la Cour pénale internationale. Les av » ...la suite
L’audience de confirmation des charges dans l’affaire Alfred Yekatom Rombhot est prévue le 19 septembre à la Cour pénale internationale. Les av » ...la suite
Les scientifiques du laboratoire Lavoisier de Bangui, soutenu par l'Unesco, avaient été mandatés par le gouvernement centrafricain au début du moi » ...la suite
Le Chef de guerre des 3R a accepté que certains de ses éléments se fassent désarmer. L'opération a débuté lundi 29 juillet 219 dans les village » ...la suite
Les auteurs présumés du massacre de Paoua, qui avait coûté la vie à 46 civils le 21 mai, seront traduits devant la Cour pénale spéciale (CPS), » ...la suite