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Français expulsé de Madagascar: ce que l'on sait de plus

 

Par RFI Publié le 11-02-2019 Modifié le 11-02-2019 à 03:01

 

On en sait un peu plus sur l'expulsion du Français Christophe Raineteau de Madagascar, ce consultant spécialisé sur l'Afrique accusé par Bangui d'être un mercenaire français. Ce dernier a été arrêté lundi dernier 4 février à Madagascar suite à un mandat d'arrêt international lancé par la Centrafrique pour des crimes commis entre avril et juin 2018. Il est notamment accusé d'avoir soutenu le général « Force », ce commandant de la Seleka recherché entre autres pour l'attaque contre l'Eglise de Fatima à Bangui le 1er mai 2018. Pendant près d'une semaine, les autorités malgaches l'ont détenu, une délégation de magistrats centrafricains s'est même rendue à Tana dans l'espoir d'obtenir son extradition.

 

Quand le 20 décembre 2018 la justice centrafricaine émet un mandat d'arrêt international contre le Français Christophe Raineteau, elle est visiblement bien renseignée sur ses déplacements.

Dans ce mandat de trois pages, le doyen des juges d'instruction de la Centrafrique le donne pour « actuellement présent à Madagascar ». Il fait même référence à l'accord de coopération judiciaire qui lie les deux pays.

Mais Christophe Raineteau vient tout juste de quitter Tana : il ne sera rattrapé par ce mandat qu'à son retour sur l'île lundi dernier. Le mandat ne dit que peu de choses sur ce qui lui est personnellement reproché, mais Christophe Raineteau est ouvertement accusé de soutenir le général « Force », de l'avoir « aidé, facilité et instruit » pour toute une série d'infractions à Bangui et dans d'autres préfectures du pays, entre avril et juin 2018.

L'affaire ne s'ébruite pas, mais sa détention s'éternise pendant près d'une semaine. Ce n'est que quand une délégation de magistrats centrafricains, dont le procureur général, est annoncée samedi à Tana que tout le réseau du Français se met en branle.

Dans l'entourage de Christophe Raineteau, on a eu le sentiment que les autorités françaises l'ont un temps lâché avant de se reprendre, in extremis. En tout cas, la justice malgache a préféré l'expulser vers Paris plutôt que de l'extrader à Bangui.

Selon une source judiciaire centrafricaine, Bangui détient non seulement des photos du Français avec la Seleka, mais aussi des enregistrements audio ne laissant aucun doute sur l'existence de contacts avec le groupe armé. L'avocate de Christophe Raineteau, elle, assure que son client n'a pas mis les pieds en Centrafrique depuis 2004.

 

 

Un mercenaire français recherché par la Centrafrique expulsé de Madagascar vers la France

 

https://lanouvelletribune.info  Par Amos Traoré  11 février 2019

 

Le 20 décembre dernier, les autorités judiciaires centrafricaines avaient émis un mandat d’arrêt international à l’encontre du français Christophe Raineteau. Ce dernier est accusé par Bangui d’être un mercenaire qui fut en étroite collaboration avec des membres de la rébellion centrafricaine, notamment le général “Force” commandant de la Seleka.

Le général Force est notamment recherché par les autorités centrafricaines pour son rôle dans l’attaque contre l’Eglise de Fatima à Bangui le 1er mai 2018. Il faut dire que la Centrafrique a minutieusement œuvré pour retrouver les traces de Christophe Raineteau. C’est ainsi que Bangui a localisé Raineteau à Madagascar. Dans le mandat d’arrêt, la Centrafrique reproche à Christophe  Raineteau d’avoir soutenu le général Force dans tout une série de forfaits dans la capitale Bangui et dans d’autres zones du pays.

Des preuves irréfutables

Fort de la coopération judiciaire qui lie Madagascar à la Centrafrique, Tana a mis aux arrêts le lundi 4 février, Christophe Raineteau. Ce samedi, une délégation de la justice centrafricaine devait se rendre sur l’île pour étudier le cas du français. Cependant, l’entourage de ce dernier a manœuvré pour que la justice malgache extrade Christophe Raineteau vers la France plutôt que vers la Centrafrique.

La justice centrafricaine a indiqué qu’elle dispose de preuves flagrantes qui montrent que Christophe Raineteau a fourni bien des services à la Seleka. C’est ainsi qu’il a été extradé vers Paris au grand dam de la Centrafrique.

 

Madagascar expulse vers Paris un français soupçonné d’avoir participé au massacre dans l’église de Fatima en Centrafrique

 

https://www.afrik.com  Par Ali Attar  11 février 2019

 

Christophe Raineteau, un XXX français a été expulsé de Madagascar en direction de Paris samedi soir. Il avait été arrêté le 5 février à Antananarivo, puis gardé par les autorités militaires malgaches pendant une semaine. Christophe Raineteau était sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Centrafrique pour son implication supposée dans le massacre de l’Eglise de Fatima le 1er mai 2018 qui avait fait une vingtaine de morts dont le prêtre.

Pourquoi Madagascar a-t-elle retenu une semaine Christophe Raineteau, sous le coup de 11 chefs d’accusation dont acte de terrorisme, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, association de malfaiteurs ou encore trouble à l’ordre public, avant de le transférer à paris ? Et Pourquoi ne pas l’avoir remis aux juges de la République de Centrafrique qui avaient émis un mandat d’arrêt international à son encontre en décembre 2018 ?

La Centrafrique doit se sentir bien lésée dans cette affaire alors les juges centrafricain ont fait le déplacement vers la Grande Ile pour pouvoir le récupérer car il existe un accord de coopération judiciaire entre les deux pays.

Selon RFI qui cite une source judiciaire centrafricaine, Bangui détiendrait des preuves, photos et enregistrements audio, montrant que le Français aurait des liens avec la Seleka. L’avocate de Christophe Raineteau, elle, assure que son client n’a pas mis les pieds en Centrafrique depuis 2004 précise RFI.

Christophe Raineteau est accusé d’avoir pris part à l’organisation de l’attentat contre l’église de Notre Dame de Fatima à Bangui le 1er mai 2018 où des centaines de fidèles s’étaient rassemblés lorsque des hommes armés ont lancé des grenades pendant la messe faisant 26 morts dont le prêtre.

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N
PEINE PERDU, CE MERCENAIRE NE SERA JAMAIS EXTRADE A BANGUI.

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