Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Politique » Accord de paix fragilisé en Centrafrique: l'UA appelle «au calme»
Accord de paix fragilisé en Centrafrique: l'UA appelle «au calme»

 

 

Par RFI Publié le 07-03-2019 Modifié le 07-03-2019 à 02:33

 

Après le remaniement ministériel, censé symboliser la mise en œuvre de l'accord de Khartoum conclu le mois dernier entre groupes rebelles et autorités centrafricaines, plusieurs mouvements ont exprimé depuis dimanche leur insatisfaction. L'Union africaine, principal facilitateur de ce texte, appelle « au calme et à la retenue ».

Sur les quatorze groupes signataires de l'accord de Khartoum, six seulement ont obtenu des portefeuilles dans le gouvernement formé dimanche. Une équipe formée de 36 ministres. Résultat : une cascade de protestations et de frustration. Au moins sept ministres ont annoncé leur démission.

Principal facilitateur de l'accord de Khartoum, l'Union africaine appelle au calme. « Le président de la Commission appelle au calme et à la retenue, rapporte Ebba Kalondo, porte-parole du président de la Commission de l'Union africaine. Il rappelle surtout que toute revendication doit s’effectuer dans le cadre de l’article 34 de cet accord. Il souligne aussi la nécessité pour toutes les parties de ne ménager aucun effort pour assurer la mise en œuvre diligente de tous les engagements pris. »

► Centrafrique : l’accord de paix de Bangui est-il déjà mort ?

D'après l'article 34 de cet accord, les parties s'accordent à renoncer à tout recours à la force armée en cas de désaccord.

Dans cet état d'esprit, mercredi soir, le chef d'état-major de l'UPC, Ali Darrassa, a saisi les principaux garants de l'accord de Khartoum, à savoir l'UA et la CEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) pour dénoncer la non-application de plusieurs termes de l'accord. Ce groupe regrette notamment « la reconduction dans leurs fonctions de ministres régaliens, (...) loin de toute idée d'inclusion et de partage, reléguant les quelques autres personnes désignées à une position marginale ». Même critique exprimée par le FPRC de Noureddine Adam.

L'Union africaine a convoqué une rencontre à Addis Abeba, le 18 mars prochain, entre chaque partie impliquée dans cet accord pour faire le point sur l'application de ce texte.

 

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a lancé dans la matinée du 30 juin 2020 l’opération d’enrôlement » ...la suite
Un nouveau mouvement politique regroupant 42 partis, associations et organisations politiques centrafricains a été créé samedi pour soutenir la ca » ...la suite
Comme j’ai eu à le rappeler dans mes précédents messages à la Nation dès l’avènement de cette pandémie, la maladie à Coronavirus ou Covid- » ...la suite
L'homme politique centrafricain, Ancien Premier Ministre, Président du parti politique le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), D » ...la suite
Le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra, a effectué une visite privée ce mercredi au Burkina Faso. Arrivé à O » ...la suite
La Cour constitutionnelle centrafricaine a rejeté vendredi dans un avis une proposition de loi qui ouvrait la voie à un report des élections légis » ...la suite
La Cour constitutionnelle centrafricaine a rejeté vendredi dans un avis une proposition de loi qui ouvrait la voie à un report des élections légis » ...la suite
Après plusieurs semaines de tergiversations sur le projet de modification de la Constitution du 30 mars 2016, initié par l'Assemblée nationale, la » ...la suite
Face aux sorties de François Bozizé et de son parti, le Kwa na Kwa, Faustin Archange Touadéra mobilise les troupes de son Mouvement cœurs unis ( » ...la suite
Que les alliés contre nature de François Bozizé ne trompent pas le peuple à propos du débat en cours sur la proposition de loi constitutionnelle » ...la suite