Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Politique » Centrafrique : le nouveau gouvernement critiqué
Centrafrique : le nouveau gouvernement critiqué

 

https://www.dw.com 06.03.2019

 

Le gouvernement dirigé par Firmin Ngrébada continue d'être critiqué par les parties signataires de l'accord de paix promulgué le 6 février à Bangui. La société civile appelle à la formation d'un nouveau gouvernement.

Le gouvernement inclusif voulu par l'accord de Khartoum est composé de 36 membres dont huit femmes. Celui-ci est censé réunir l'ensemble des acteurs du pays, qu'il s'agisse des partis politiques, des groupes armés et de la société civile.

Néanmoins quatre groupes militaires, le FPRC, le FDPC, l'UPC et le FPRC, ont critiqué la composition du nouveau gouvernement. Par ailleurs, des hostilités ont été enregistrées lundi à Baboua et Ndélé, deux villes situées respectivement à l'ouest et au nord de la Centrafrique.

Pour Ahamat Monir, commandant de zone et un des porte-paroles du FPRC basé à Bria, le président ne veut pas la paix. "Nous attendons la hiérarchie, ici à Bria nous sommes mécontents de ce que le président Touadéra est en train de faire", déclare-t-il. "Nous voulons la paix mais le président Touadéra ne veut pas la paix, il veut toujours que le sang coule sur notre sol et ce n'est pas bien."

Firmin Ngrébada tente de rassurer

 

Selon Firmin Ngrébada, le gouvernement reste à l'écoute des revendications

Prenant note des frustrations exprimées, le premier ministre Firmin Ngrébada tente de rassurer les parties signataires. Selon lui, la formation du gouvernement n'est pas la fin du processus de paix. "La formation du gouvernement est le début du processus que nous avons retenu ensemble car il était question de prendre quelque représentants des groupes armés au gouvernement et ensuite d'élargir la base de la participation de tous à la gestion des affaires publiques", se défend-il. "Le gouvernement reste disponible pour échanger avec les responsables des ex-groupes armés pour élargir la base de leur participation à la gestion de la chose publique."

Certains partis ont décidé de quitter le gouvernement

L'URCA d'Anicet Georges Dologuélé et chef de file de l'opposition a annoncé dans un communiqué qu'il retirait sa participation au gouvernement. Selon ce communiqué, la formation du nouveau gouvernement n'apporte aucun changement.

Quant au KNK, l'ancien parti de Faustin Archange Touadera, il a décidé de ne pas prendre part au gouvernement. Celui-ci reproche au pouvoir le non-respect du consensus établi avant la mise en place du gouvernement.

 Devant cette situation, la société civile exige la constitution d'une nouvelle équipe gouvernementale. "Il faut créer les conditions d'une paix durable, il faut procéder à un nouveau gouvernement inclusif et ouvrir vite un dialogue avec les groupes armés pour que les esprits se calment", martèle Paul-Créscent Beninga, le porte-parole du Groupe de travail de la société civile.

Dans un communiqué publié hier, le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a pour sa part appelé au calme. Pour lui, les revendications doivent se faire dans le cadre de l'article 34 de l'accord. 

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
L’offensive russe en Afrique se poursuit au coeur des pays d’influence française en Afrique, notamment en Centrafrique Dans sa note « Sociét » ...la suite
Après avoir échangé avec les centrales syndicales, le président de la République chef de l’Etat Pr. Faustin Archange Touadéra a instruit ce jo » ...la suite
L’offensive diplomatique de Faustin Archange TOUADERA continue de suivre son cours à Bruxelles avec une série de rencontre avec les Hauts Représe » ...la suite
"Il y a unanimité pour soutenir la tenue des élections aux dates prévues" le 27 décembre en Centrafrique, a déclaré jeudi à l'AFP le secrétair » ...la suite
Le premier tour des élections présidentielle et législatives est prévu pour le 27 décembre. Mais des retards importants dans leur organisation, r » ...la suite
Le week-end dernier a été marqué par le congrès du MCU du président Archange Touadera qui comme l’indique sa dénomination voudrait unifier les » ...la suite
LE PRESIDENT TOUADERA DEVANT LE CONGRES D'INVESTITURE DE SON PARTI » ...la suite
Après des jours de débats enflammés, le très controversé projet de la modification partielle de la loi électorale qui vise à comprimer le déla » ...la suite
- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; - Messieurs les Présidents des Institutions de la République ; - Monsieur le Ministre » ...la suite
En janvier 2021, l’actuel président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat (60 ans) devrait être réélu pour un » ...la suite