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L'UA se penche sur la mise en place de l'accord de paix en RCA

RCA: l’UA tente de relancer l’accord de Khartoum

 

Par RFI Publié le 18-03-2019 Modifié le 18-03-2019 à 14:43

 

Ce lundi s'ouvre à Addis-Abeba, en Ethiopie, une réunion de suivi de l'accord de paix centrafricain signé à Khartoum le 6 février 2018. Les 14 groupes armés signataires et le gouvernement doivent discuter de ses modalités d'application. Il sera notamment question du nouveau gouvernement d'unité nationale, disposition de l'accord de Khartoum. Annoncée le 3 mars dernier, la composition de ce gouvernement a provoqué la colère de certains groupes armés.

Le principal enjeu de cette rencontre est de régler le désaccord qui oppose certains groupes armés au pouvoir centrafricain concernant la nouvelle équipe gouvernementale. Pour rappel, cinq des 14 groupes armés signataires de l'accord de Khartoum ont désavoué le nouveau gouvernement pas assez inclusif selon eux. D'après une source très proche du dossier, certains responsables de ces groupes insistent pour être nommés à des postes de ministres. Le problème, explique cette même source, c'est leur statut juridique. Certains d'entre eux sont poursuivis par la Cour pénale internationale ou pas des tribunaux centrafricains.

Mais pour Smaïl Chergui, commissaire Paix et sécurité de l'Union africaine et médiateur du dialogue centrafricain, il existe encore d'autres solutions pour créer l'unité nationale : « L’inclusivité ne concerne pas que le gouvernement. Il y a d’autres institutions de l’Etat tant au niveau national que local, et ailleurs. Donc à mon avis, on arrivera à une solution. Je crois qu’il est dans l’intérêt de tout le monde de faire des compromis nécessaires pour que nous puissions arriver à un gouvernement qui soit aussi fonctionnel et qu’on puisse réellement démarrer maintenant les autres questions qui sont incluses dans l’accord. Sur le bureau de l’Assemblée nationale, il y a déjà le projet de texte sur la décentralisation, qui va être examiné dans les prochains jours. Donc on voit bien qu’il y a une très bonne disponibilité de part et d’autre pour faire avancer les choses. »

La question qui se pose, c'est de savoir si les autorités centrafricaines sont prêtes à faire des concessions ou non ? Ce qui est certain, assure-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat, Faustin-Archange Touadéra, c'est que le Premier ministre n'est pas sur place pour rouvrir les négociations de Khartoum. Il n'est absolument pas question de revenir sur les termes de l'accord conclu début février. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles le siège de l'Union africaine à Addis-Abeba a été choisi pour tenir cette réunion. Une rencontre qui doit s'achever théoriquement ce mardi, mais des prolongations ne sont pas exclues si la situation le nécessite.

 

 

 

L'UA se penche sur la mise en place de l'accord de paix en RCA

https://www.dw.com 18.03.2019

 

Réunion de suivi à Addis Abeba : l'Union africaine va tenter de sauver le huitième accord de paix en Centrafrique depuis 2013.

 

Plus d'un mois après la signature de l'accord de paix de Khartoum, l'avenir de la Centrafrique semble de nouveau s'assombrir. Le nouveau gouvernement issu de l'accord a déjà été désavoué par plusieurs partis politiques, dont celui de l'ancien président François Bozizé et celui de l'ancien Premier ministre Anicet Dologuélé. Des groupes armés signataires dénoncent leur faible représentation au sein de l'équipe. Des barricades ont aussi fait leur retour dans plusieurs localités du pays, à Ndele dans le nord et à Zoukombo dans l'ouest. 

Dans ce contexte, que peut-on espérer de la réunion d'Addis Abeba et quelle est la réelle influence de l'Union africaine sur les acteurs du processus de paix ? Des questions que Fréjus Quenum posent à Jean-Didier Boukongou, consultant pour l'Union africaine et professeur à l'université catholique d'Afrique centrale à Yaoundé.

 

 

Accord de paix et de réconciliation en Centrafrique : Réunion de la dernière chance entre le Gouvernement et les groupes armés en présence de Mankeur Ndiaye à Addis Abeba

 

https://www.dakaractu.com Dimanche 17 Mars 2019

 

La Capitale Éthiopienne, Addis Abeba va accueillir ce qui pourrait être appelé la réunion de la dernière chance entre le Gouvernement Centrafricain et les représentants des 14 groupes armés que compte le pays. En effet suite à l’Accord politique de paix et de réconciliation signé le 6 février dernier à Bangui, le nouveau gouvernement dirigé par le PM Firmin Ngrebada a été très fortement contesté par les 14 Groupes Armés signataires de l’Accord.

C'est ainsi qu'une réunion a été convoquée par l’Union Africaine pour sauver cet Accord historique obtenu au forceps sous la pression de l’ONU. Les Nations Unies seront représentées par une délégation conduite par le Chef de la Minusca et Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU, l’ancien ministre sénégalais des Affaires Étrangère Mankeur Ndiaye. Tout échec de la rencontre d’Addis Ababa pourrait conduire à l’escalade des violences communautaires et à la remise en cause du processus de paix au grand préjudice du peuple centrafricain qui souffre depuis des décennies, nous dit on.

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