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RCA: trois importants chefs rebelles nommés «conseillers spéciaux militaires»

Centrafrique : nouvelles nominations des représentants des groupes armés à la fonction publique

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 26-03-2019

 

Des représentants des groupes armés ont été promus ce lundi à de nombreux postes de responsabilité à la Primature centrafricaine et à deux ministères liés à la sécurité intérieure de la République centrafricaine, selon les décrets lus lundi par la radio nationale.

Les nominations, tant du côté des ex-Séléka que du côté des anti-balaka, portent sur les postes de ministres conseillers spéciaux, ministres conseillers, conseillers spéciaux, conseillers et chargés de mission au sein de la Primature. Pour le ministère du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), les nominations ont concerné surtout les postes de chargés de mission. S'agissant du ministère de l'Administration du territoire, il y a eu la nomination d'un préfet et de cinq sous-préfets.

Les noms sonnants lors de ces nominations sont Alkatim Ahmat Mahamat du Mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC) régnant dans la région de Kaga Bandoro (centre-nord), et Ali Darassa Mahamat de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ayant fait asseoir son hégémonie dans les régions de l'est.

Alkatim Ahmat et Ali Darassa sont respectivement nommés conseillers militaires à la Primature en charge des unités spéciales mixtes de sécurité, le premier pour la zone centre-nord, et le second pour la zone nord-est.

Un des leaders des anti-balaka, Bérenger-Ludovic-Igor Lamaka Boutoungara, a été nommé chargé de mission au ministère du DDRR, s'occupant particulièrement de la démobilisation. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique: des chefs rebelles nommés "conseillers militaires"

 

Trois importants chefs rebelles de Centrafrique ont été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi.

Ces nouveaux conseillers sont Ali Darassa, chef de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Mahamat Alkatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), chef du groupe armé 3R ( (Retour, réclamation, réconciliation).

Ils seront chargés auprès du Premier ministre Firmin Ngrebada de la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par le dernier accord de paix de Khartoum, signé le 6 février à Bangui.

Ces unités seront composées de membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et des groupes armés qui contrôlent 80% du territoire de Centrafrique, afin d'en assurer la sécurité.

D'autres responsables rebelles ont également été nommés conseillers spéciaux à la primature, dont Adama Chaïbou du MPC, chargé des relations avec le monde arabe.

Le décret précise que "les conseillers spéciaux ont rang et prérogatives de ministres délégués".

Gaetan Kongo, "citoyen engagé pour la renaissance durable et la modernisation de la Centrafrique", a jugé sur son compte Twitter qu'en nommant notamment Ali Darassa, le président Faustin Archange Touadéra "vient de franchir la ligne rouge. La justice tant attendue par le peuple ne sera jamais rendue".

Vendredi, le président Touadéra avait désigné un nouveau gouvernement accordant davantage de portefeuilles aux groupes armés signataires de l'accord de Khartoum, sans toutefois leur confier de ministère régalien.

L'annonce au début du mois d'un nouveau gouvernement après la signature de l'accord de Khartoum, avait soulevé une vague de protestations de la part des groupes armés qui réclamaient davantage de ministères pour leurs représentants.

L'Union africaine (UA) avait alors convoqué à Addis Abeba une réunion de suivi entre les autorités et les quatorze groupes armés signataires de l'accord, pour tenter de le sauver.

Au terme de cette réunion, les signataires de l'accord de paix s'étaient entendus sur un nouveau gouvernement inclusif.

L'accord de Khartoum, signé le 6 février, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'UA est le huitième signé depuis le début de la crise marquée par le renversement en mars 2013 du président François Bozizé.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d'un quart de ses 4,5 millions d'habitants ont dû fuir leur domicile.

 

© 2019 AFP  Mise à jour 25.03.2019 à 20:00

 

 

RCA: trois importants chefs rebelles nommés «conseillers spéciaux militaires»

 

Par RFI Publié le 27-03-2019 Modifié le 27-03-2019 à 01:23

 

Trois importants chefs rebelles de Centrafrique ont été nommés « conseillers spéciaux militaires » à la primature, selon un décret présidentiel en date du 24 mars rendu public lundi. Ces nouveaux conseillers sont Ali Darassa, chef de l'UPC, Mahamat Alkatim, chef du MPC et Bi Sidi Souleymane alias Sidiki, chef du groupe armé 3R. Ces nominations sont la suite logique de l'accord intervenu à Addis Abeba entre les autorités et les 14 groupes armés, sous l'égide de l'Union africaine pour tenter de sauver l'accord de Khartoum.

Les signataires de l'accord de paix se sont entendus sur un nouveau gouvernement inclusif. Les trois chefs rebelles seront chargés de la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par l'accord de paix de Khartoum. Ali Darass sera chargé des unités spéciales mixtes du Nord-Est, Sidiki de celles du Nord-Ouest  et Mahamat Alkatim de celles du Centre-Nord.

Ces unités seront composées selon l'accord de Khartoum de militaires des Faca et d'ex-combattants des groupes armés afin d'assurer la sécurité des couloirs de transhumance et des zones minières.  « Les trois chefs rebelles n'ont pas obtenu de postes régaliens », fait simplement remarquer un proche du chef de l'Etat.

Des conseillers au rang de ministres délégués

Le décret précise que « les conseillers spéciaux ont rang de ministres délégués » mais ces nouvelles fonctions ne leur confèrent aucune immunité car il n'y a pas d'immunité pour les crimes de masse et les graves violations dont ils sont soupçonnés et l'accord de Khartoum ne prévoit aucune amnistie.

« Nous sommes dans le cadre d'un accord politique. On fait une sorte de pari sur l'avenir », analyse Florent Geel, directeur Afrique de la FIDH. « Si les exactions cessent, s'ils désarment, bref s'ils jouent le jeu de la paix, cela éloignera, c'est sûr, la perspective de jugement sur les crimes passés », reconnaît le défenseur des droits de l'homme. Pour lui, « l'urgence aujourd'hui c'est avant tout de faire baisser le niveau de violences contre les civils, ce qui ne nous empêche pasprécise Florent Geel, de poursuivre de nos enquêtes ».

 

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