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RCA: à Obo, les Faca bien seules face à la situation sécuritaire dégradée

 

Par RFI Publié le 10-04-2019 Modifié le 10-04-2019 à 10:30

 

À Obo, plusieurs évènements ont secoué la préfecture du Haut-Mbomou ces derniers mois. Le meurtre du seul gendarme présent dans la ville – un commandant de brigade – a beaucoup choqué. En plus, un certain nombre de meurtres ont eu lieu aussi en périphérie de la ville il y a quelques semaines. Des enquêtes sont en cours. Ici à Obo, seuls une compagnie de forces armées centrafricaines et un détachement du bataillon marocain des forces des Nations unies sont présents. Mais les autorités se veulent rassurantes.

Le lieutenant Alexis Benayang-Nzapa-Honyoro est le commandant de la base Faca à Obo. Il a pris la relève il y a un mois environ.

« On fait des patrouilles en véhicule dans la ville, et un peu hors de la ville, explique-t-il. Des patrouilles conjointes avec la Minusca. Dès qu’il y a des rumeurs, on se précipite sur les lieux pour rassurer la population. Notre mission, c’est de protéger la population et leurs biens. »

C’est une des seules compagnies déployées sur le territoire. « On n’est pas formés pour rester à Bangui. Nous sommes là pour la défense du territoire centrafricain. »

À la suite des derniers meurtres, beaucoup craignent les manipulations confessionnelles. Il est compliqué de déterminer qui sont les auteurs des crimes à Obo. Car la LRA, très longtemps active dans la zone, a changé de mode opératoire, explique le préfet Judes Ngayoko : « Ils se sont divisés en petits groupes et c’est comme ça qu'ils agissent ; selon notre expérience, depuis que je suis ici, ils ont changé de mécanisme. Maintenant, ils ne tuent pas mais ils cherchent de quoi manger et ils font transporter ce qu'ils volent par les prisonniers. Une fois arrivés au point de chute, ils les relâchent. Mais ils sont là toujours. Ils sillonnent la localité. »

Pas de policiers, pas de gendarmes à Obo… Difficile d’enrayer en plus la délinquance et le banditisme ici où il n’y a ni tribunal, ni prison.

 

1 commentaire

N
Obo-Là-Obo ! Obo-Ndè-Zémio-Ndè ! QUI VEUT DIRE: ICI C'EST OBO ET OBO N'EST PAS ZEMIO. C'EST UN OISEAU MYSTERIEUX ET INVISIBLE QUI VOUS ANNONCE VOTRE ARRIVEE A OBO. IL VOUS CHANTE CETTE CHANSON DES VOTRE ARRIVEE A OBO. IL VOUS AVERTI DE PRENDRE SOIN DE VOUS ET DE FAIRE ATTENTION EN TOUTES CHOSES. GARE AUX HOMMEOBO. IL VOUS AVERTI DE PRENDRE SOIN DE VOUS ET DE FAIRE ATTENTION EN TOUTES CHOSES. GARE AUX HOMMES GALANTS OU AUX PERVERS SEXUELS. LES FEMMES ZANDES SONT TRES BELLES ET DOUCES. MÊME MARIEES, ELLES VOUS DIRONT TOUJOURS QU'ELLES SONT CELIBATAIRES ET ELLES ATTIRENT. CONSEILS AUX HOMMES QUI ARRIVENT POUR LA PREMIERE FOIS A OBO: FAITES ATTENTION A CES FEMMES MARIEES. GARDEZ FERMEMENT DANS VOS PANTALONS VOS ENGINS. NE TOMBEZ PAS DANS LE PIEGE ADULTERIEN AVEC CES FEMMES "MARIEES-CELIBATAIRES" CAR CELA PEUT VOUS COÛTER TRES CHER. LES REGLEMENTS DE COMPTE POUR ADULTERE SE FONT DANS L'EAU (RIVIERE OU FLEUVE) PAR LES BAWANDES (TALINGBI). A OBO, POUR PUNIR, ON MET UN COQ OU UN BOEUF VIVANT DANS LE VENTRE DU FAUTIF. LE COQ CHANTERA OU LE BOEUF BEUGLERA CHAQUE FOIS. MAIS LORSQUE CE DERNIER ECOUTERA LE CHANT DU COQ OU LE BEUGLEMENT, CE SERA SON DERNIER JOUR DE VIE SUR TERRE. CECI SE PASSE A OBO. Obo-Là-Obo ! Obo-Ndè-Zémio-Ndè ! VOILA ENCORE DANS CETTE LOCALITE MYSTERIEUSE LA POPULATION VIT AVEC LA PEUR AU VENTRE: IL N'A PAS DE POLICIERS, PAS DE GENDARMES, PAS DE TRIBUNAL, PAS DE PRISON. LES BANDITS ET LES MERCENAIRES DEAMBULENT DANS LA NATURE ET COMMETTENT LEURS FORFAITS SANS S'INQUITER. » lire la suite

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