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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : L’accord de Khartoum laisse toujours des points d’ombres dans les esprits des victimes


BANGUI, le 22 avril 2019 (RJDH) ---Plusieurs associations des victimes centrafricaines ne partagent pas entièrement le contenu de l’accord de paix de Khartoum signé à Bangui le 06 février 2019 à Bangui. Lors d’une journée de réflexion organisée le 19 avril par la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme(LCDH) à Bangui,  les victimes n’ont pas cessé de réclamer la justice et la sécurité sur l’ensemble du territoire national.


L’objectif recherché par la Ligue Centrafricaine de Droits de l’Homme est de susciter l’implication des différentes entités sur la question de la protection des victimes et de l’amélioration du climat sécuritaire en Centrafrique. Le gouvernement, la société civile et l’association des victimes centrafricaine multiplient des actions dans le pays pour un retour définitif de la paix et la stabilité en Centrafrique.


Lionel Kette, assistant chef de projet à l’organisation Ligue Centrafricaine de Droits de l’Homme  a indiqué que plusieurs personnes sont victimes de graves violations des droits de l’Homme en Centrafrique. Et aujourd’hui, les  victimes se préoccupent de la situation sécuritaire en dépit de l’accord de la paix du Khartoum signé à Bangui le 06  février 2019.


«Nous avons constaté que  ce problème est pressant et les victimes se découragent de plus en plus sur la question sécuritaire après l’accord de paix de Khartoum. Elles pensent que la paix devrait être effective et primordiale. Mais jusque lors la situation se dégénèrent et nous de la LCDH avons ressenti ce besoin, c’est pourquoi nous avons organisé cette journée pour pouvoir éclairer les victimes sur la question sécuritaire afin de promouvoir la quiétude au sein de notre communauté » dit t-il.


Une victime s’interroge de la persistance de violences dans certaines parties du pays notamment à Ngangba dans la Basse-Kotto où de centaines de personnes ont trouvé la mort, « nous n’arrivons pas à comprendre comment les signataires de l’accord de Khartoum continuent de tuer les civiles. C’est pourquoi nous sommes encore réservées sur la mise en œuvre de l’accord de paix de Khartoum.  C’est pourquoi nous sommes encore réservées sur la mise en œuvre de l’accord de paix de Khartoum par ce que des centaines de têtes continuent de tomber », s’interroge une victime qui a requis l’anonymat.Trente cinq (35) personnes au total ont pris part à cette journée de réflexion le 19 avril 2019 au centre Jean 23 à Bangui. Une activité qui s’inscrit dans le cadre du projet stratégique de plaidoyer en faveur des victimes et financé par l’ONG internationale en Centrafrique Cordaid.


Ketsia Kolissio.

 

Centrafrique : Deux structures pour la cessation des hostilités prévues dans l’accord de paix de Khartoum mises en place à Bambari 


 
BANGUI, le 22 avril 2019(RJDH)----Lors de son séjour à Bambari, la délégation de haut niveau conduite par le Premier ministre, Firmin Ngrebada et composée de membres du Gouvernement, du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, du Secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix a assisté au lancement officiel de deux structures prévues par le mécanisme de mise en œuvre et de suivi de l’Accord de paix. Il s’agit du Comité de mise en œuvre préfectoral (CMOP) et le Comité technique de sécurité (CTS) pour la Ouaka. L’objectif du CTS est d’assurer le respect des dispositions sécuritaires de l’Accord, notamment celles liées à la cessation des hostilités. 


La sécurité de la ville de Bambari selon la communauté internationale et le gouvernement reste et restera sous la responsabilité des autorités nationales, avec le soutien de la MINUSCA.

 
Des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) constituées par des ex-combattants et des membres des Forces de la défense et de la sécurité centrafricaines sont prévues par l’Accord de Paix Politique et la Réconciliation en RCA, ne sont cependant pas encore opérationnelles, précise le communiqué de presse gouvernement-Minusca publié le 19 avril dernier. 

 
« L’Accord prévoit qu’elles soient placées sous le commandement des Forces Armées Centrafricaines», dit l’article 16 de l’accord de Khartoum et cela une période transitoire initiale de 24 mois.

 
Cette délégation a également pris part à la présentation symbolique d’éléments de groupes armés militairement actifs dans la préfecture (des éléments anti-Balaka aile Mokom et aile Ngaissona ainsi que des éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC)) et de quelques éléments des Forces de défense et de sécurité qui seront tous représentés au sein du CTS et qui, dans le futur, participeront dans les unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) prévues par l’Accord. Cette présentation a été faite à l’Hôtel de ville de Bambari en présence des autorités locales et de plusieurs centaines de personnes.


 
Notons que la délégation s’est rendue également à Bangassou le 15 avril 2019 dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR – RCA) signé le 6 février dernier.

RJDH.

 

 

Centrafrique : Human Right Watch invite le gouvernement et ses partenaires à soutenir la Cour Pénale Spéciale 


BANGUI, le 22 Avril 2019(RJDH)----Les appels à la justice pour les victimes n’ont pas faibli depuis la tenue des consultations nationales dans le cadre du Forum de Bangui, en 2015, a relevé Human Right Watch dans son document publié le 18 avril 2019. Ces appels, ajoute cette organisation internationale des droits humains, sont renforcés par la création d’une nouvelle juridiction hybride, qui prend enfin l’élan tant attendu. Une Cour selon elle, peut changer non seulement les comportements des criminels, mais aussi celui de l’État.


« République centrafricaine : « Sans justice, tout le reste est appelé », c’est le titre du document de l’organisation internationale Human Right Watch publié le 18 avril 2019. La Cour Pénale Spéciale est unique en République centrafricaine dans la mesure où elle est, selon les termes d’un militant local, « une juridiction nationale qui a une dimension internationale ». Composé de juges, de procureurs et d’administrateurs centrafricains et internationaux en raison qu’elle bénéficie d’un considérable appui logistique et autre de la part de l’ONU, a indique le défenseur des droits humains.


La conduite d’enquêtes et la protection des témoins seront des défis ardus à relever dans un pays contrôlé à 80% par des groupes armés. «  La Cour manque également d’un financement sûr et opère à partir d’une infrastructure fragile et limitéeCette juridiction n’en reste pas moins la meilleure opportunité pour le pays d’établir les responsabilités s’agissant des crimes atroces qui y ont été perpétrés, en particulier depuis 2013. Le gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux doivent soutenir vigoureusement la Cour pénale spéciale » a indiqué Elise Kepple.


 « La justice aide à s’opposer à la culture de violence. Elle peut changer les comportements, pas seulement ceux des criminels, mais aussi celui de l’État », a expliqué de son côté, un défenseur des droits humains.
Lors de la rencontre d’Elise Kepple de l’organisation internationale des droits humains, Human Right Watch mi-avril  dernier avec les victimes, militants et avocats, ces derniers ont fait écho à ces sentiments, tout en se déclarant profondément, « préoccupés par la possibilité que les vagues dispositions relatives à la reddition de comptes qui figurent dans le récent accord de paix puissent être instrumentalisées pour reléguer au second plan la justice pour les atrocités commises dans le pays. Les victimes et les militants avec qui je me suis entretenue m’ont confié que l’avenir du pays dépend de la justice. Comme l’a résumé un défenseur des droits humains : « Sans justice, tout le reste est appelé à faire naufrage », peut-on découvrir dans le document.


La loi organique portant création de cette juridiction a été adoptée en 2015, mais des obstacles juridiques, administratifs et bureaucratiques ont retardé le début officiel de ses travaux jusqu’en octobre 2018.


Des enquêtes sont enfin ouvertes et des activités de sensibilisation aux activités de la Cour ont été lancées à destination de la population, notamment grâce à la radio, au théâtre et à des films d’animation. « On peut enfin voir le début du commencement du travail de la Cour pénale spéciale », nous a dit un défenseur des droits humains.

Judicaël Yongo.

 

 

Centrafrique : L’Union Européenne réaffirme son soutien à l’ABCA pour la lutte contre les discours de haine et les « fake news »


BANGUI, le 22 Avril 2019 (RJDH) ---L’Association des Blogueurs Centrafricain (ABCA) à travers le soutien de l’Union Européenne en Centrafrique mène depuis mai 2018, une série de campagne de sensibilisation sur les fausses nouvelles et les discours haineux qui inondent les réseaux sociaux. Le vendredi 19 avril 2019, après certains établissements scolaires, c’est le tour des chefs et responsables de différents départements à l’Université de Bangui d’être sensibilisés sur les fake news et les messages haineux. 


Les réseaux sociaux sont aujourd’hui les canaux par excellence où les « fake news », un mot anglais qui signifie « les fausses nouvelles » ou rumeurs connaissent selon l’ABCA, « un succès franc et menace ainsi la stabilité politique et sociale du pays ». C’est dans cette optique que l’Association des Blogueurs Centrafricains a fait de la lutte contre ces fausses nouvelles son cheval de bataille.

Le président de cette association, Rosmon Zokoué, souligne que cette séance de sensibilisation s’inscrit justement dans la logique des activités de l’association lancée depuis un an, « c’est la suite d’activités lancées en mai 2018, qui consiste à mettre en place un plan d’activités de sensibilisation contre les fake news et les discours de haine en République Centrafricaine. L’Union Européenne qui est notre partenaire a accepté de financier la suite de cette activité et le 19 avril dernier, nous avons essayé de communiquer autour de cette thématique en impliquant les responsables de l’Université de Bangui, parce que l’Université de Bangui est le monde d’intelligentsia. Donc il est question de voir, comment qualifier les discours de haine sur les réseaux sociaux à l’université  de Bangui » a-t-il précisé


L’Union Européenne a réaffirmé son engagement d’aider l’ABCA dans l’éradication de ces fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, a exprimé Jean-Aurélie Ngo Belnoun, chargée de communication à l’Union Européenne, « pour l’éradication des fake-news et également les discours haineux, nous pensons que ABCA doit jouer un rôle très important dans la diffusion des informations positives et appuyé par le Haut Conseil de la Communication qui est le garant des lois qui régissent les informations afin que nous puissions voir des informations plus positives. Puisque nous sommes dans un processus où le pays est en quête de la paix et de la stabilité », a fait savoir la chargée de communication de l’union Européenne.


L’Association des Bloggeurs Centrafricains est une communauté des journalistes et des utilisateurs des réseaux sociaux. Elle a  lancé en mai 2018 à Bangui sa première campagne de sensibilisation pour lutter contre les fake news et les messages de haine sur les réseaux sociaux. L’objectif de cette activité est de contribuer à l’aménagement des réseaux sociaux pour la paix en Centrafrique et de présenter au public son nouveau site web « blogueursabca@gmail.com ».



Paméla Dounian Doté.

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