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Un réseau terroriste iranien démantelé en Afrique

Un réseau terroriste soutenu par le régime iranien en Afrique centrale

 

24 avril 2019 Par Shahriar Kia

 

Un réseau terroriste soutenu par le régime iranien, qui s’est fixé pour but d'attaquer des forces américaines et européennes, a été découvert dans la région de l'Afrique centrale par le Tchad et la République centrafricaine.

Ismael Djida, chef d’un groupe terroriste centrafricain, a déclaré : « Nous voulons créer une armée pour combattre les Occidentaux en Afrique. » Les membres du groupe avaient appartenu au groupe terroriste Seleka avant d'être recrutés et formés par une division de la Force Qods, responsable des opérations extraterritoriales des pasdaran iraniens.

Le Seleka, désigné comme une organisation terroriste, s’est constitué en 2012 au début de la guerre civile en République centrafricaine, et a évincé le président François Bozizé pour installer Michel Djotodia.

Le régime des mollahs aurait dépensé des centaines de milliers de dollars pour financer le réseau et versé 150 000 dollars pour recruter les insurgés du Seleka. Il prend pour cible le Tchad, la République centrafricaine, l'Érythrée, la Gambie, le Niger, le Sud Soudan et le Soudan.

Ce n'est pas la première fois que le régime iranien s'implique en Afrique centrale. En 1993, des centaines de soldats de Téhéran ont travaillé au Soudan et deux ans plus tard, le pays était rempli de terroristes formés par les pasdaran.

Un acte d'accusation de 1998 contre Oussama ben Laden a estimé qu'il avait travaillé avec le régime des mollahs, le Hezbollah soutenu par Téhéran et le Front national islamique (le parti alors au pouvoir au Soudan) pour détruire leurs ennemis occidentaux.

Michael Ledeen a écrit dans The Iranian Time Bomb : « L'alliance entre le Soudan et le régime des mollahs était parfaitement logique pour les deux tendances fascistes islamiques, car ils avaient un objectif primordial commun : anéantir l’Occident. Il existe une documentation considérable » prouvant l'alliance entre l'Iran, le Hezbollah, Al Qaïda et le Soudan.

En 2011, Mahmoud Ahmadinejad, alors président du régime de Téhéran, s'est rendu au Soudan et a soutenu l'ancien président soudanais Omar el-Bechir, qui vient d’être renversé.

La découverte de la cellule terroriste montre que Téhéran est toujours actif dans la région.

L’éditorialiste Anthony Chibarirwe a écrit : « La région du Sahel a désespérément besoin d'un soutien contre le terrorisme, et l'Europe est bien placée et motivée pour intervenir. Alors que les États-Unis ont généralement été le leader dans la guerre mondiale contre le terrorisme, l'Europe a joué un rôle majeur dans la guerre africaine contre le terrorisme. »

 

 

Un réseau terroriste iranien démantelé en Afrique

 

By Marc  Avr 18, 2019  Ismael Mohamad Djida, chef de la cellule

 

Tous les hommes ont été recrutés afin de commettre des attentats

Un vaste réseau de l'”unité spéciale iranienne des opérations extérieures” appelé aussi “Unité 400” a été démantelé en Afrique.

Certains de leurs agents avaient été arrêtés à Paris et en Belgique, soupçonnés de vouloir s’en prendre à des ambassadeurs d’opposants iraniens.

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— i24NEWS Français (@i24NEWS_FR) April 18, 2019

Le réseau est tenu par Ali Parhoon, officier de la force iranienne,  Michel Djodotia, chef des Seleka et Ismael Mohamad Djida, qui est le chef de la cellule.

Tous les hommes ont été recrutés afin de commettre des attentats.

“Nous voulons créer une armée pour lutter contre les Occidentaux en Afrique”, a déclaré Ismaël Djida.

Cette cellule a été arrêtée au Tchad, pays dans lequel était présent Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Elle a pour objectif de déstabiliser les pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu comme le Soudan, le sud Soudan, Érythrée, le Tchad, le Niger, la Gambie mais également la République Centrafricaine.

Plusieurs centaines de milliers de dollars ont été versés par la République islamique pour empêcher toute avancée diplomatique avec les Israéliens.

Netanyahou a été engagé dans une campagne active pour nouer ou renouer des liens en Afrique, avec des pays refusant de reconnaître Israël ou ayant pris leurs distances à cause du conflit avec les Palestiniens.

Ces dernières années, Israël a offert des perspectives de coopération dans des domaines allant de la sécurité à la technologie, en passant par l’agriculture, afin de développer ses relations sur le continent africain.

i24NEWS  18 avril 2019 à 20:24

 

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