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Centrafrique : « Les groupes armés prélèvent plus de la moitié des recettes douanières »

 

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09 mai 2019 à 15h49 | Par Pacôme Pabandji - à Bangui  Jeune Afrique à 15h54

 

Confrontées à la crise sécuritaire qui secoue la Centrafrique, dont des zones ont été récupérées par des groupes armés rebelles, les Douanes centrafricaines sont régulièrement bloquées dans leurs contrôles. Un manque à gagner important pour le pays, selon Frédéric Inamo, directeur général de l'administration fiscale.

Les Douanes centrafricaines sont dans la tourmente. Ses résultats sont en nette baisse depuis trois mois, passant d’une dizaine de milliards de Francs CFA à cinq milliards de F CFA. Une perte en grande partie due à l’insécurité qui secoue la Centrafrique, et qui impacte directement le pays – les activités des Douanes centrafricaines représentant 60% des recettes du pays.

Ces dernières ont notamment été paralysées en mars dernier, avec le blocage du principal axe commercial du pays, Garoua-Boulai-Bangui, par un groupe armé pourtant signataire de l’accord de paix en février. Résultat : tout échange commercial entre le Cameroun et la Centrafrique a été interrompu, compliquant le travail des douanes déjà en difficulté. Depuis le début de la crise sécuritaire, l’État ne contrôle qu’un tiers du territoire, le reste étant sous la coupe des différents groupes armés qui y ont installé leur propre administration fiscale et profitent des recettes douanières du pays.

Un manque à gagner considérable pour la Centrafrique, selon Frédéric Inamo, le directeur général des Douanes et Droits Indirects, qui revient pour Jeune Afrique sur les défis auxquels fait face son administration.

Jeune Afrique : Quelle est la situation des Douanes centrafricaines avec la crise que traverse le pays ?

Frédéric Inamo : Les Douanes centrafricaines se portaient très bien depuis bientôt trois ans, que ce soit au niveau des recettes ou de la protection économique. Nous rencontrons néanmoins des difficultés sur le plan sécuritaire depuis fin février, avec le contrôle de l’axe Garoua-Boulai-Bangui par le groupe rebelle du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). Cela a fait baisser nos recettes de plus de cinq milliards de Francs CFA. C’est un réel défi pour nous.

1 commentaire

S
Il faut frapper dans la fourmilière et là où il faut cibler, s'ils (groupes armés) ne comprennent que le langage de la force…. C'est une histoire de temps, puisque nous sommes dans l'observation de leurs multiples violations de l'accord de Khartoum, donc message reçu 8/8 pour tous ces accords qui ne sont jamais violations de l'accord de Khartoum, donc message reçu 8/8 pour tous ces accords qui ne sont jamais respectés par les pions sponsorisés par les entités obscures. » lire la suite

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