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RCA : l'ambassade de Chine lève le voile sur l'affaire des entreprises chinoises

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 2 août 2019 15:07

 

L’ambassade de la République Populaire de Chine à Bangui réagit aux multiples accusations susceptibles de tenir l’image de son pays après l'exploitation minière chinoise dans l'Ouham-Péndé, la Mambéré Kadéï et la Sangha-Mbaéré. L’ambassadeur Chen Dong appelle les centrafricains à ne pas faire la confusion entre les activités commerciales et les relations entre la Chine et la République Centrafricaine.

L’ambassadeur Chen Dong se dit respectueux des lois centrafricaines et appelle tous ses concitoyens à se conformer à ces lois. "Si des citoyens chinois ont commis des fautes sachant que personne n'est au-dessus de la loi, l'ambassade de Chine ne va pas les protéger. Nous respectons la loi centrafricaine et nous demandons à nos compatriotes d'obéir et de respecter cette loi", a souligné le Haut Représentant Chinois au sortir de son entretien avec le Président de l'Assemblée Nationale, Moussa Laurent Ngbon-Baba, le jeudi 1er août 2019.  

Pour clarifier la situation, Chen Dong précise "qu'il s'agit d'une affaire commerciale". Le diplomate ne comprend pas "pourquoi, beaucoup de choses se disent", estimant qu'il s'agit d'une diabolisation de "l'image de la Chine et de la coopération" entre les deux Etats.

Selon Chen Dong, les liens qui unissent la république de Chine et la RCA se traduisent par l'assistance et l'appui chinois, surtout après la crise militaro-politique. "Si on remonte l'histoire, la Chine est toujours restée aux côtés des centrafricains pendant la situation difficile", soulignant que "l'ambassade de Chine à cette époque n'a jamais évacué son personnel".

Aujourd'hui, ce pays ami s'est engagé "dans le processus de la reconstruction de la paix", a indiqué Chen Dong expliquant qu'il y a "beaucoup de projets à faire, c'est le courant principal entre la Chine et la RCA". L'ambassadeur chinois a montré que les relations entre les deux pays sont en train de connaitre un très bon élan.

Des entreprises chinoises d’exploitation minière font l’objet ces derniers jours d’accusation de destruction de l’environnement avec leurs activités dans certaines régions de la RCA.

Enquête parlementaire

La conclusion de l'enquête parlementaire publiée le 13 juillet a révélé une forte dégradation de l'environnement et une opacité dans le processus d'attribution de ce permis d'exploitation semi-artisanal. Contrairement aux termes du permis, les élus de la Nation ont constaté que les chinois opérant dans les mines à Bozoum font de l'exploitation industrielle, avec à la clé un rapport tronqué sur leur cahier de production.

Le rapport parlementaire a mis en exergue le danger que courent les animaux aquatiques vivant dans les eaux de l'Ouham. L'enquête des députés a également mis en exergue les conséquences sanitaires de cette exploitation sur la population.

 

 

RCA : la CPS se saisit de l'affaire « massacre de Paoua »

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 2 août 2019 11:21

 

La Cour Pénale Spéciale (CPS), censée juger les crimes les plus graves commis en Centrafrique, a affirmé se saisir du dossier du massacre du mois de mai 2019 dans les villages Lémouna, Koundjili et de Bohong dans l'Ouham-Péndé, nord-ouest du pays.  

« Sur son initiative, le bureau du Procureur de la CPS s'est intéressé au dossier qui concerne cette région et a demandé au Procureur général près la Cour d'Appel de Bangui de lui confier le dossier pour analyse et examens », a indiqué le magistrat Théophile Momokoama, porte-parole de la CPS.

Pour le magistrat, "la loi a prévu une articulation entre les actions qui sont menées par les juridictions de droit commun et la Cour pénale spéciale ».

 « C'est une phase préliminaire dans tout le travail du quotidien que fait la Cour pénale spéciale », a ajouté Théophile Momokoama.

L'historique

Le 21 mai 2019, les villages Koundjili, Lémouna et Bohong ont été le théâtre d'une scène de violence avec un bilan pathétique attribué aux éléments des 3R. 46 personnes, tous des civils, ont été tuées dont le député suppléant de la circonscription de Paoua 1.

Les organisations de défense des droits de l'Homme, notamment la Ligue Centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), ont documenté ces crimes et exigé du gouvernement que justice soit rendue. Plusieurs semaines après, le Procureur général près la Cour d'Appel de Bangui, Eric Didier Tambo a affirmé que ces infractions relèvent de la compétence de la Cour pénale spéciale.

Selon un rapport de Human Right Watch publié le 18 juillet, 46 civils ont été tués à Koundjili, Lémouna et Bohong alors qu'ils étaient conviés à une réunion de recherche de la paix dans leur localité. Aujourd'hui, trois auteurs présumés sont livrés à la justice suite à un ultimatum du gouvernement lancé aux 3R qui contrôlent la région.

 

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