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RCA : le GSTC exige du gouvernement la démission de trois ministres

 

https://www.radiondekeluka.org samedi 3 août 2019 13:58

 

Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) somme de nouveau le gouvernement de Firmin Ngrébada. L'organisation a exigé ce 1er août 2019 dans une déclaration, la démission des ministres de la Sécurité publique, Henri Wanzé-Linguissara, Léopold Mboli-Fatrane des Mines et Thierry Kamach de l'Environnement.

"Vous savez ailleurs lorsque les ministres de la Sécurité, de l'Environnement et des Mines produisent des rapports mensongers, c'est la démissionne. Si ça ne démissionne pas, on démet", a martelé Paul Crescent Béninga, Porte-parole du GTSC.

"De deux choses l'une ou l'autre, soit vous démissionnez soit ceux qui nomment vous défend", a-t-il fait savoir ajoutant que "malheureusement, nous sommes dans un pays où les gens n'ont pas la culture de la démission". Paul Crescent Béninga estime que pour des questions d'honnêteté "on ne doit pas attendre à ce que le Président de la République ou le Premier ministre puisse démettre ces ministres. Eux-mêmes en âme et conscience doivent démissionner".

Le fait de produire un rapport ne reflétant pas la réalité constitue "un crime grave" à un moment où la dégradation de l'environnement et la pollution de la rivière Ouham demeure aujourd'hui un moyen pour "tuer à petit feu les centrafricains à Bozoum, Bossangoa, Batangafo et Markounda", a en croire Paul Crescent Béninga.

A travers sa déclaration, le GTSC accuse le pouvoir de maintenir le peuple dans une précarité totale et de prendre des mesures qui l’appauvrissent davantage au profit des étrangers.  

 

 

RCA : la HABG appelle à la dénonciation des cas de corruption et de mauvaise gérance

 

https://www.radiondekeluka.org  samedi 3 août 2019 14:02

 

La Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance (HABG) n'est pas indifférente aux multiples dénonciations de mauvaise gouvernance en République Centrafricaine. Vendredi 2 août, le président de cette institution Docteur Guy-Eugène Démba a rassuré que plusieurs enquêtes sont en cours.

"Il y a eu déjà des questions de soupçon de malversation au niveau de l'Assemblée Nationale du temps du Président Abdou Karim Meckassoua. Il y a les deux derniers dossiers qui font l'actualité aujourd'hui concernant les contrats miniers sur l'exploitation liée aux ressources dans l'Ouham-Péndé. Le dernier dossier concerne la prise illégale d'intérêt dans le traitement des dossiers des contrats par certains parlementaires", a précisé Docteur Guy-Eugène Démba, pour briser le silence autour de ces différentes dénonciations au parlement.

L'autre volet de la question sur laquelle s'est penché la HABG se trouve "au niveau du Ministère des Transports et de l'Aviation civile, dossier toujours en cours de traitement", selon Docteur Démba.

L’institution fait aussi face à de nombreux défis. "Nous avons des moyens limités à notre disposition et nous ne pouvons travailler que dans le cadre établi par la loi, alors que tout le monde peut apporter sa contribution", a fait savoir le président de la HABG. Dr Guy-Eugene Démba a appelé les centrafricains à dénoncer auprès de la Haute Autorité, les cas de corruption et de la mal gouvernance.

"Les gens qui disposent des données portant sur des cas de détournement" doivent les mettre à disposition, invitant "la société civile, les opposants, les partis politiques …" chacun à jouer sa partition dans la reconstruction du pays.

Cette rencontre de vendredi a permis à Dr Guy-Eugène Démba de dénoncer certaines personnalités qui n'ont toujours pas aujourd'hui déclaré leur patrimoine en vertu des textes en vigueur.

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