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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : La classe politique peu rassurée par rapport à l’impartialité de la Cour Constitutionnelle



BANGUI, 14 aout 2019 (RJDH)---La classe politique d’opposition est peu rassurée par rapport à l’indépendance de la cour constitutionnelle. Pour elle, la cour n’est plus aujourd’hui crédible car elle est en collusion avec le régime actuel.

A quelques mois des élections générales en Centrafrique, la Cour Constitutionnelle se retrouve dans l’œil du cyclone des  critiques de la classe politique centrafricaine. Le déclic de cette avalanche de critiques découle des dernières décisions de la cour sur le code électoral qui, selon certaines personnalités politiques, elle ne joue pas franc jeu.

Bertin Bea, le secrétaire général du KNK, la cour est inféodée au régime actuel, « une chose tout aussi grave, c’est l’inféodation de la cour constitutionnelle au régime actuel. Comme on a pu le constater récemment à travers la liberté que celle-ci s’est octroyée de procéder à la réécriture de certaines dispositions de la loi du code électoral pourtant voté par la représentation nationale. Tout cela ne fait que renforcer les appréhensions de la classe politique », a-t-il ainsi remis en cause l’indépendance de la cour vis-à-vis du pouvoir, avant d’indiquer que, « le président Touadera conscient de son impopularité criarde démontre que le régime actuel ne lésinera pas sur les voies et moyens même les plus sordides en se servant de cette cour pour obtenir soit la disqualification de potentiels adversaires ou même d’opérer un passage en force pour se faire réélire avec la complicité de cette cour constitutionnelle lors des prochaines élections », dit-il sur un ton dubitatif.

De façon modérée, Anicet Georges Dologuele pour sa part, estime que la cour doit adopter une attitude qui ne sèmera pas le doute dans les esprits en dissipant les inquiétudes, « dans le fonctionnement d’une démocratie quand il y a un début de doute de la part du citoyen, il appartient à celui qui porte la responsabilité de se corriger. Les personnalités qui sont dans les institutions sont désignées pour un certain nombre d’années et avec une espèce de verrous sur leur position professionnelle sur la durée. Et donc, ça leur donne en principe une espèce de sérénité dans leur décision. Je veux dire par-là que les institutions toutes lorsqu’elles font correctement leur travail, elles sont applaudies par les citoyens. Et quand elles ne font pas bien leur travail, le citoyen s’inquiète parce que justement les membres de ces institutions ne dépendent pas du Président Touadera. Il n’a pas les moyens de les enlever. Mais on a l’impression que la plupart des institutions, pas seulement la cour constitutionnelle, sont aux ordres maintenant et cela nous inquiète », dit-il.

D’embrayer dans le même sens,  Crépin Mboligoumba constate que les institutions républicaines ne dégagent pas aujourd’hui une image luisante. « Ce que je constate c’est qu’il y a une crise qui débouche sur une image pas très luisante de nos institutions et que cela pourrait avoir des incidences sur les élections générales », s’est-il inquiété.

Pour lever le voile sur ce qui se dit au sujet de cette haute juridiction, la présidente de la cour constitutionnelle Danielle Darlan, a déclaré que la cour est indépendante et ne subit aucune influence de la part du gouvernement mais se réserve qu’à sa discrétion, « cette juridiction est une institution indépendante qui travaille sur la base des textes. Elle est gardienne de la constitution et ne peut rendre une décision sans tenir compte de ce qui se trouve dans cette loi fondamentale », s’est-elle défendue.
Un membre du cabinet présidentiel, interrogé sur ces accusations, répond «  c’est de allégations gratuites et sans fondements. Le Chef de l’Etat respectueux des institutions républicaines, n’a jamais interféré dans une décision de la cour. Ces supputations et agitations laissent transparaître déjà le visage de cette classe politique qui ne fait pas preuve d’innovations ».

Au regard du climat politique actuel, tout porte à croire que les jours à venir s’annoncent bien rudes quant à l’issue des prochaines échéances. Il appartient alors à la cour dont le rôle est de garantir la constitution pour favoriser l’éclosion d’un climat politique serein.



Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : 60 étudiants centrafricains bénéficiaires d’une bourse du gouvernement français

 

 

BANGUI, 14 Aout 2019(RJDH)---30 étudiants centrafricains boursiers pour les études en masters et doctorats ayant réussi les tests organisés la fois dernière, quitteront le début du mois de septembre 2019 pour la France afin de poursuivre des études dans les didactiques des différentes disciplines. Un soutien de la France qui s’inscrit dans le cadre de la coopération en matière éducative.

Sur les 30 bénéficiaires de bourse de coopération, 20 seront inscrits en Master et 10 pour les études doctorales.   Ils seront répartis dans l’Université de Bretagne, l’Ecole supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) en France. 

Le Secrétaire général de l’université, Jean Kokidé  représentant le Recteur, a insisté sur l’importance de la formation dans le domaine de l’éducation et sur le «devoir d’excellence et de réussite» dans leurs études. De son côté l’attaché de coopération éducative de l’ambassade de France, a rappelé que «l’éducation n’a pas de frontières» et l’importance ensuite est de «transmettre les savoirs acquis. Et à leur retour, ils formeront, à l’ENS ou dans les Centres pédagogiques régionaux (CPR) répartis sur l’ensemble du territoire, les enseignants centrafricains de demain », dit-il.

Selon Rémy, un doctorant en 2ème année de littérature à l’Université de Bangui, la Centrafrique a besoin d’intellectuels. Avis partagé dans ce «programme unique que propose la France» par Frida Francine, qui vient d’être sélectionnée pour le master de didactique en lettres modernes, qui est bien consciente de l’opportunité qui lui est offerte. A l’issue de ses études, elle souhaite «servir le système éducatif centrafricain et former les enseignants» promet-elle.

En quatre(4) ans, près de 400 étudiants ont déjà bénéficié d’une bourse du Gouvernement français selon l’Ambassade de France à Bangui.

Judicaël Yongo.

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