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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : La Russie livre à la Centrafrique la deuxième tranche d’armes et matériels militaires 



BANGUI, 15 Août 2019 (RJDH)---La deuxième tranche de livraison d’armes russes à la Centrafrique a finalement été effectuée mercredi 14 Août, à Bangui. Cette nouvelle dotation en armes permettra d’équiper 8 bataillons des FACA déjà formés par l’EUTM et la Russie.

La seconde dotation en armes de la Russie à la Centrafrique  intervient dans le cadre de renforcement des relations bilatérales, d’une part entre la République Centrafricaine et la Fédération de la Russie en matière militaire, et d’autre, de permettre au gouvernement Centrafricain de faciliter le déploiement des FACA dans les villes intérieures du pays.

Vladmir Titorenko, Ambassadeur de la Fédération de la Russie en Centrafrique affirme que cette dotation se fait à titre gratuit par rapport à la signature des accords militaires entre les deux ministres des défenses (Russie-RCA), « la livraison de la deuxième tranche permettra de renforcer d’avantage la capacité les FACA. La Russie fournisse les matériels militaires à titre gratuit sur la base des accords bilatéraux entre nos Chefs d’Etat et les ministres de la défense de deux pays dans un esprit d’amitié et de la coopération. Dans le cadre de notre coopération et partenariat en matière de défense, les instructeurs russes ont pu former 2 700 soldats », a indiqué le diplomate russe.

L’Ambassadeur russe en Centrafrique a aussi annoncé que d’autres avions russes arriveront dans les prochains jours avec les armes et munitions pouvant équiper au moins huit bataillons des FACA, « Dans les prochains, plusieurs autres avions atterriront à Bangui avec les armes et munitions pour équiper au moins huit bataillons des FACA. La livraison est prévue en 14 voyages d’avions », a annoncé Vladmir Titorenko.

Cette livraison vient suite à des négociations entre la Russie avec le comité de sanctions de l’ONU, qui a donné son quitus pour la deuxième livraison d’armes et de munitions.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, a rappelé que la livraison de la seconde tranche d’armes russes, a été rendu possible grâce à une série de réunion tenue la semaine dernière avec toutes les parties accompagnant la Centrafrique dans l’assouplissement des verrous pesant sur les armes à destination du pays, « la MINUSCA a pris part la semaine dernière à deux réunions préliminaires relatives à la livraison d’armes et de munitions par la Russie et la France. La réunion sur la livraison d’armes russes tenue le 8 Août, a réuni le ministère de la défense de la Commission nationale de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres en Afrique Centrale de l’EUTM et l’UNMAS », a-t-il souligné.

Le président Touadera est attendu au sommet Russie-Afrique prévu pour le 24 octobre 2019 à Sotchi en Russie. Une rencontre qui facilitera un « changement de cap dans les axes de la coopération entre le Président Touadera et son homologue russe, Vladimir Poutine, axes qui ont été définis lors de leur rencontre, le 23 mai 2018 à St Petersburg. Aujourd’hui nous sommes en face d’une nouvelle étape qui commence à la reconstruction et la modernisation économique dans le but d’apporter un appui à la réalisation de l’Accord politique pour la paix et à la réconciliation, car on ne pourra pas l’atteindre uniquement par des moyens militaires et politiques. Il faut maintenant la reconstruction de l’économie et sa prospérité », a réitéré le diplomate russe en Centrafrique.

La livraison de la deuxième tranche d’armes et matériels militaires en Centrafrique intervient après l’autorisation du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. C’est un signe avant-coureur de la levée partielle de l’embargo sur la RCA attendue au mois de septembre prochain, d’un côté, et trente(30) officiers russes vont intégrer bientôt la mission de l’ONU en Centrafrique, de l’autre. La précédente livraison d’armes de la Russie, pour rappel, a été faite en janvier 2018.

Jefferson Cyrille Yapende   

 

 

Centrafrique : Des dispositions du code électoral reformulées par la Cour Constitutionnelle



BANGUI, 15 aout 2019 (RJDH)---La Cour Constitutionnelle a finalement rendu mercredi 14 juillet 2019 sa décision ce jour sur la loi du code électoral adopté par le parlement le 19 juillet dernier. Les propositions des députés sur les dispositions des propriétés bâties ont été reformulées, et la question du quota de 35% de femme a été renvoyée aux partis politiques qui se présenteraient aux élections générales de 2020.

Certaines dispositions du code électoral adopté par le parlement le 19 juillet dernier soumises à la Cour Constitutionnelle pour avis de conformité, ont été reformulées par la Cour mercredi 14 aout 2019 à Bangui.

Lors du vote d’adoption, l’Assemblée Nationale a botté en touche le nouveau mode électoral de tête de liste, exigée par la Cour Constitutionnelle pour les circonscriptions à siège multiple en faveur du mode uninominal. Les 35% de femmes exigés dans le recadrage de la Cour Constitutionnelle dans la tête des listes, sont supprimés par la représentation nationale qui s’est aussi opposée à la reformulation de l’article 37 alinéa 2 (tiret 10) qui au lieu de l’exigence d’une résidence dans leur circonscriptions pour les candidats aux législatives aux sénatoriales et aux régionales, estimait que même des intérêts économiques dans la localité étaient suffisants. Les députés ont ainsi repris leur première option rejetant le recadrage de la Cour. 

Sur la question de certaines dispositions qui gênent entre autres le mode de scrutin de liste, les 35 % des femmes voulus par la loi de parité et l’exigence d’une résidence dans les circonscriptions pour les candidats aux élections législatives et aux sénatoriales, la Cour a procédé sur ces points à une reformulation des articles.

Nadine Pingama Modo, rapporteur et juge constitutionnelle, justifie le choix de reformulation des articles, « je pense qu’il y a deux points. Le premier concerne la loi sur la parité votée au mois de mars 2016, où il faut un quota dans les instances de décision. Et au début, on était parti sur le scrutin de liste et ce qui a été discuté. Aujourd’hui on est parti sur le scrutin uninominal mais avec un accent mis sur la parité, c’est-à-dire que les partis politiques, s’ils veulent allés aux élections doivent présentés 35 % de femmes », a-t-elle précisé.

«  Le deuxième point important, c’était sur la propriété bâtie où il fallait être d’une localité pour pouvoir présenter sa candidature. Aujourd’hui, la cour a reformulé pour dire que tout centrafricain peur choisir sa circonscription électorale », a indiqué la juge constitutionnelle Nadine Pingama Modo.  

La constitutionnalité de cette loi déjà certifiée par la cour, la promulgation par le chef de l’Etat est alors attendue dans les jours à venir car, l’organisation des élections prochaines en Centrafrique en dépend au premier degré.

Vianney Ingasso

 

Centrafrique : La liberté de mouvement des FACA réduite à Kaga-Bandoro



KAGA-BANDORO, 15 aout 2019 (RJDH)---Déployées à Kaga-Bandoro depuis le mois de mai dernier, les éléments des FACA présentes dans la ville ont liberté de mouvement réduite. Selon les informations RJDH et de sources concordantes, ces derniers se font toujours accompagnés par des éléments de la MINUSCA. Une situation déplorée par les habitants de la ville.

De sources indépendantes et bien introduites, les forces armées centrafricaines déployées au mois de mai dernier à Kaga-Bandoro ont de la peine à circuler librement dans la ville et dans d’autres localités sauf qu’avec les patrouilles conjointes de la MINUSCA.

Un habitant de la localité contacté, au vu de la situation, ne cache plus son inquiétude. « L’espoir qu’avait suscité l’arrivée de nos FACA, s’est vite éteint. Ils ne sont plus libres même pour aller se procurer un produit quelconque au marché. Pour cela, ils doivent se faire toujours accompagner d’éléments de la MINUSCA. S’agissant des patrouilles avec la MINUSCA, les forces onusiennes ne les conduisent que dans les zones réputées tranquilles alors que d’autres secteurs en proie aux violences et banditismes ne sont pas couvertes par ces rondes de sécurités »,  s’agace-t-il.

Une autre source sécuritaire bien indiquée a confié au RJDH que le niveau de la coopération avec les hommes de MPC n’est pas encore au beau fixe. Les maitres des lieux se montrent toujours méfiants à l’égard des FACA, « nous nous interrogeons sur la volonté réelle des groupes armés à accepter le retour de l’autorité de l’Etat. Aujourd’hui, Al-Katim est ministre conseiller à la Primature en charge de la sécurité de la région, nous ne pouvons que travailler avec lui mais ces hommes sont loin de montrer, ne fut-ce qu’une once de confiance pour la sécurisation de la région », a-t-il témoigné.

Même si les parties continuent à exprimer leur volonté d’appliquer l’accord, « les groupes armés contrôlant des pans entiers du territoire ont cherché à exploiter certaines dispositions de l’accord pour conférer une légitimité à leur emprise sur certaines parties du territoire », ont récemment rapporté le groupe d’experts des Nations-Unies sur la Centrafrique.

De sources onusiennes, les FACA ne sont pas toujours autorisées, par les groupes armés, à patrouiller ou bien leurs bases doivent être protégées par la force onusienne car menacées. Alors que les GA se sont engagés à travers l’accord de Khartoum de « mettre immédiatement et irrévocablement fin à toute obstruction au redéploiement des autorités publiques civiles et militaires, notamment les fonctionnaires, des Forces de Défense et de Sécurité et s’abstenir de toute entrave ou menace à leur encontre ».

D’aucuns croient aujourd’hui que seule la mise en place des Unités Spéciales mixtes de sécurité pourraient favoriser la collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité et les groupes armés.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : Touadera lance la campagne nationale de vaccination à Alindao 

BANGUI, 15 Août 2019 (RJDH) --- Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera a lancé jeudi 15 août 2019, à Alindao à 505 km de Bangui au centre-Est du pays, la vaste campagne de vaccination contre la Poliomyélite sauvage qui débutera demain dans les 21 districts sanitaires du pays. Pour rappel, la poliomyélite sauvage a été découverte au mois de mai dernier dans les préfectures de l’Ombella M’Poko et de la Ouaka.

A en croire Albert Mokpem Yaloke, ministre conseiller et porte-parole à la Présidence de la République, le choix de la ville d’Alindao n’est pas anodin et hautement symbolique à cause des affres qu’elle avait connues par le passé. « C’est une région très importante dans le dispositif de relancement des programmes et projets de développement. Si bien qu’avec l’appui de nos partenaires, beaucoup de choses vont se faire à Alindao et plus généralement dans la Basse-Kotto. Cette campagne de vaccination de lutte contre la poliomyélite fait partie des grands projets qui vont être réalisés dans la région », a indiqué le Porte-parole de la présidence de la République Centrafricaine.

Une occasion pour le Chef de l’Etat de lancer un vibrant message concernant l’Accord de paix et de la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés signé le 6 février 2019, « le message que le Président de la République a porté, c’est de demander aux Centrafricains, comme il l’a fait dans le Bamingui-Bangoran, la Vakaga, le Haut-Mbomou, la Haute-Kotto, l’Ouham-pendé et Nana-Mambéré, est qu’ils doivent s’approprier les termes de l’Accord de Khartoum qui a été signé à Bangui pour que la paix revienne définitivement », a précisé Albert Yaloké-Mokpem au RJDH.

Il a, par-ailleurs, ajouté que beaucoup de projets devraient être réalisés dans la région par le gouvernement et les partenaires internationaux, mais « tous ses projets ont été retardés à cause du climat sécuritaire qui n’est pas garant. Voilà le sens de la visite du Chef de l’Etat aux côtés de la population de la Basse-Kotto plus précisément celle d’Alindao », a- t-il conclu.

Pour Albert Mokpem Yaloke, le lancement de la campagne de vaccination contre la poliomyélite en Centrafrique permettra au pays de riposter contre cette forme de virus pouvant toucher plus d’un millier d’enfants centrafricains.

Cette campagne de vaccination contre la poliomyélite sauvage débutera demain le 16 Août à Alindao dans la Basse-Kotto, et prendra fin le 18 Août 2019 dans les 21 districts sanitaires de la Centrafrique.

Jefferson Cyrille Yapende

 

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