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Centrafrique insécurité : le ton ferme de l’Onu

RCA: réunion du comité de suivi de l'accord de paix 6 mois après sa signature

 

Par RFI Publié le 24-08-2019 Modifié le 24-08-2019 à 01:41

 

A Bangui a débuté vendredi 23 août la réunion de concertation entre les parties signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPRCA) en présence du Premier ministre, de membres du gouvernement et les garants et les facilitateurs.

L’objectif est de faire le point 6 mois après la signature de l’accord de paix sur la situation, noter les avancées mais aussi les défis et trouver des solutions. A cette occasion, les garants et facilitateurs ont tenu des propos forts dès l’ouverture de la réunion.

« A partir d’aujourd’hui tout ce qui a été toléré jusqu’à présent ne le sera plus », a déclaré fermement Mankeur Ndiaye le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique. Une tolérance qui avait pour but d’« encourager le processus de paix », justifie-t-il.

Désormais, « des sanctions seront strictement appliquées à tous ceux qui violeront les dispositions de l’accord », a-t-il ajouté, précisant que le corpus de sanctions était encore en cours d’élaboration.

De son côté, le représentant spécial de l’Union africaine, garante de l’accord, a reconnu quelques avancées mais a affirmé sa profonde inquiétude face à l’insécurité, et les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire persistantes.

Matias Matondo a aussi mis en avant le cas d’Abdoulaye Miskine, leader du FDPC. « Il s’est manifestement mis en marge de l’accord de paix », a-t-il déclaré. Le représentant de l’Union africain a révélé que les autorités projettent de lancer un mandat d’arrêt contre lui.

Parmi les représentants des groupes armés, la présence d’Abdoulaye Hissène a été remarquée. Ce dernier, leader du FPRC, et sous sanction des Nations unies, ne s’était pas déplacé à Bangui lors de la signature de l’accord de paix le 6 février dernier.

 

Centrafrique insécurité : le ton ferme de l’Onu

 

https://magazine24.news 24 août 2019

 

Face aux multiples violations de l’accord de paix signé début février à Khartoum au Soudan, l’Onu a menacé vendredi de prendre des mesures coercitives contre ceux des groupes armés qui se livreront à de nouvelles exactions.

Depuis la chute en 2013 du président François Bozizé, renversé par la rébellion Seleka, la Centrafrique fait face à un conflit qui a poussé près d’un quart de la population à fuir leurs foyers.

Malgré la signature d’un accord entre le gouvernement et 14 des groupes armés qui contrôlent 70% du territoire, la paix et la stabilité peinent à être une réalité en dépit des engagements pris par les parties pour mettre fin à la guerre.

Les populations sont toujours victimes de violences commises par ces groupes armés.

Mais vendredi et sur un ton ferme, l’émissaire de l’ONU, Mankeur N’Diaye a fait savoir que “Des sanctions seront strictement appliquées à tous ceux qui violeront les dispositions de l’accord”.

Devant plusieurs leaders et représentants des groupes armés invités à Bangui par le gouvernement centrafricain pour une réunion de suivi de l’accord de paix, M. N’Diaye a averti que ” Tout ce qui a été toléré ne le sera plus à partir d’aujourd’hui”.
  
Une manière pour l’émissaire des Nations unies de dénoncer les violations de l’accord (entre 10 et 70) enregistrées chaque semaine par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

Plusieurs chefs rebelles dont Abdoulaye Hissène, du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), et Mahamat Al-Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) ainsi que des représentants de l’ONU, de l’Union Africaine et du gouvernement centrafricain étaient présents à cette réunion qui s’est poursuivie samedi et vise à accélérer la mise en oeuvre de plusieurs dossiers sensibles.
  
On peut citer le programme de désarmement et de démobilisation des militants des 14 groupes armés signataires de l’accord, et la levée des barrières de taxations illégale érigées sur les routes par les milices rebelles.

Magazine24 & AFP

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