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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : La responsabilité du ministre des finances citée dans l’affaire des 322 millions alloués aux kits de députés

BANGUI, 28 aout 2019 (RJDH)---L’affaire dite des kits de députés de la 6ème législature est l’un des principaux dossiers abordés par le rapport de la cour des comptes. Dans les documents produits par les personnalités mises en cause, la responsabilité du ministre des Finances est engagée.

Sur les 56 pages du rapport de la cour des comptes, 11 ont été consacrées à l’affaire dite des kits des députés soit 19,64% du rapport. Plusieurs personnalités ont été citées dans cette affaire que la cour a qualifiée de « véritable labyrinthe ». En dehors de l’ancien président du Conseil National de Transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, de l’actuel 1er vice-président de l’Assemblée Nationale Jean Symphorien Mapenzi et du député Zinghas dont les noms sont cités sur ce dossier, le rapport de la cour des comptes évoque aussi la responsabilité du Ministre des Finances et celle de l’agent comptable central du trésor public Marcel Chérubin Yerada.

La responsabilité de l’ancien président du CNT est engagée dans l’attribution du marché à l’établissement Des Nobles. La procédure d’attribution du marché, selon les conclusions de la cour des comptes, n’a pas été respectée. Combien de kits ont été commandés ? Difficile de le dire mais, selon le bordereau de livraison N°008/02/05/16.AN déchargé par l’honorable Aurélien Simplice Zinghas, 500 macarons, 500 insignes, 210 écharpes, 500 cocardes et 200 sacs ont été livrés, ce qui fait 1910 kits.

La cour des comptes établit que dans les faits, 800 kits seulement ont été livrés et distribués aux députés de la 6ème législature en raison de 160 macarons, 160 insignes, 160 écharpes, 160 cocardes et 160 sacs. Le rapport de la cour des comptes considère que les 1110 kits ont été facturés sans être livrés.

La responsabilité du ministre des finances est engagée, dans le processus de paiement des factures. Sur le dossier, l’Assemblée Nationale a émis quatre lettres d’appels de fonds dont trois ont été payées. La première a été lancée par le Conseil National de Transition donc par Alexandre Ferdinand Ngeundet mais elle n’a pas été satisfaite. La seconde d’un montant de 100 millions de Fcfa lancée le 7 décembre 2016 par Karim Meckassoua, n’a pas officiellement été honorée sous prétexte que le montant était tombé dans la masse.

Après concertation avec le Ministre des Finances, Karim Meckassoua lance encore le 08 mai 2017, une autre lettre d’appel de fonds de 100 millions de Fcfa pour régler la facture des Nobles. Entre mai et aout 2017, le trésor public paye 200 millions de Fcfa directement à l’établissement sans aviser l’Assemblée Nationale, ce qui, selon la cour des comptes, est une entorse vu que le premier paiement était censé tomber dans la masse.

Alors que le montant n’était pas budgétisé, la quatrième lettre d’appel de fonds de 122.250.000Fcfaest lancée par le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale Jean Symphorien Mapenzi en l’absence du PAN. Cette lettre d’appel est miraculeusement introuvable. La cour des comptes a beau cherché au trésor, à l’Assemblée Nationale, aux finances rien, la lettre a disparu et personne ne veut en parler ni le ministre des finances du trésor. La cour des compte déduit que la lettre serait une fausse ce qui engage la responsabilité directe de l’actuel 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, auteur de la lettre.

Aussi, le rapport de la cour des comptes pointe la responsabilité du ministre des Finances qui serait intervenu pour faire payer directement un fournisseur sans aviser l’Assemblée Nationale qui ne reconnait pas le paiement de la 1èretranche qui officiellement était tombée dans la masse selon les propres termes de Dondra. Cette affaire a fait perdre à l’Etat centrafricain 198.450.000 Fcfa que seuls Mapenzi, Zinghas, Dondra, Dekono et Yerada savent comment cette somme s’est évaporée.

Sylvestre Sokambi.

 

 

 

Centrafrique : L’inspection générale des services judiciaires visite les détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba

BANGUI, 28 Aout 2019 (RJDH)----L’inspection générale des services judiciaires projette formuler des recommandations sur les conditions de détention dans la capitale et à l’intérieur du pays. L’annonce en a été faite par le Magistrat Joseph Bindoumi, après une visite de contrôle effectuée ce lundi 26 aout dans la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui. 

L’objectif de cette visite de travail dans les locaux de la maison d’arrêt de Ngaragba est de constater comment les personnes détenues vivent dans ce centre de détention. Cette mission intervient après celle effectuée dans les locaux de la maison d’arrêt pour les femmes de Bimbo par l’inspecteur général Joseph Bindoumi, accompagné des trois inspecteurs et du service du greffe de la cour de Bangui.  Il est question selon Joseph Bindoumi de voir si les conditions de détention sont respectées par les services en charge des maisons d’arrêt, « nous sommes venus pour un contrôle. Notre travail ’est de vérifier si les normes, les meilleures conditions de détention à la maison d’arrêt sont respectées. Qu’est-ce que l’administration doit faire pour améliorer leurs conditions ? Donc nous allons voir cet immeuble, sa dimension, les cellules, le nombre des détenus. Nous allons aussi voir la qualité et la quantité de nourriture qu’ils mangent ainsi que leurs conditions sanitaires et hygiéniques», a-t-il précisé.

Après ce contrôle à la maison d’arrêt de Ngaragba, des recommandations, ajoute l’inspecteur général, seront formulées à l’endroit du gouvernement afin d’améliorer les conditions des personnes incarcérées, « quand nous aurons fini, nous allons sortir un rapport que nous mettrons une copie aux responsables de la maison carcérale. Le premier destinataire du rapport est le ministre de la Justice Garde des Sceaux avec des recommandations de l’inspection pour que le gouvernement puisse améliorer les conditions de détention au niveau des maisons d’arrêts », a-conclu Joseph Bindoumi.

La maison carcérale de Ngaragba compte actuellement 1023 prisonniers dont 32 mineurs.   La prochaine étape de contrôle sera effectuée au centre pénitentiaire de Camp de Roux et dans certaines villes du pays. Cette mission de contrôle est financée par l’Association du Barreau Américain Initiative pour un Etat de Droit en Centrafrique(ABA).

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

 

 

Centrafrique : Affaire de la disparition des congélateurs, les autorités de Bimbo appellent la jeunesse au calme

BIMBO, le 28 Aout 2019 (RJDH)--- Suite à l’arrestation des personnes soupçonnées dans la disparition des congélateurs au marché central de Bimbo, des réactions continuent de se faire enregistrer. Dans la commune de Bimbo, des jeunes de la localité sont montés au créneau ce lundi 26 aout pour dénoncer les procédures judiciaires contre certains  agents de la mairie mis en cause dans cette affaire. Le député de Bimbo-1 Samba Mokamanadé appelle les jeunes au calme.

Des jeunes de Bimbo menacent d’attaquer la mairie de la localité pour exiger la libération de Cinq des agents de la mairie de Bimbo mis en cause dans l’affaire de disparition de cinq congélateurs installés au marché central de la localité.

Face à la colère des jeunes qui se sont mobilisés ce lundi 26 aout à la maison des jeunes de Bimbo, le Député de Bimbo 1, Ghislain Samba Mokamanadé tente de désamorcer l’action de la jeunesse qui menace d’attaquer la mairie en réaction contre l’arrestation du personnel,  « concernant la disparition de congélateurs à la mairie de Bimbo, 5 personnes ont été arrêtées et transférées à la maison d’arrêt de Ngaragba. En conséquence, les jeunes se préparent d’attaquer cet édifice public qu’est la mairie. C’est pourquoi je me suis rapproché de cette jeunesse pour l’appeler ici à une prise de conscience. Et donc je les invite à s’abstenir à leur décision car, la justice à le dernier mot» a-t-il lancé.

Au sortir de la rencontre, le représentant de la Nation se dit satisfait, car « les échanges ont été très fructueux. Je crois que cela va nous faire avancer les enquêtes que les autorités compétentes ont déclenchées », poursuit-il.

Les personnes soupçonnées ont été arrêtées et mises en garde à vue le 16 aout dernier à la gendarmerie de Bimbo, quelques jours avant d’être transférées à la maison d’arrêt de Ngaragba.

Carlos Watou.

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