Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Dossiers » Centrafrique: un haut-gradé de l'ex-Seleka condamné à six ans de prison ferme
Centrafrique: un haut-gradé de l'ex-Seleka condamné à six ans de prison ferme

 

 

Par RFI Publié le 23-09-2019 Modifié le 23-09-2019 à 22:52

 

À Bangui, la justice centrafricaine a condamné un haut-gradé de l'ancienne rébellion seleka à six ans de prison ferme pour crimes de guerre et crime contre l'humanité.

Alors que deux leaders anti-balaka comparaissent actuellement devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye aux Pays-Bas pour l’audience de confirmation des charges, la justice centrafricaine a rouvert ses sessions criminelles le 23 septembre à Bangui. Devant la barre comparaissait un haut gradé de l’ex-Seleka. La peine d’emprisonnement à perpétuité avait été requise. La cour a finalement condamné Abdoulaye Alkali Said à six ans de prison fermes.

Que ce soit la Cour criminelle centrafricaine, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale, l’essentiel est que justice se fasse pour le procureur général Eric Didier Tambo. «  C’est la lutte contre l’impunité, déclare-t-il. Si la CPI a pu attraper certains gros poissons, nous aussi de notre côté, nous attrapons d’autres poissons. On dit souvent que la justice finit toujours par rattraper les criminels. Nous osons espérer que nous les aurons tous. Tous ces criminels doivent comprendre une fois pour toutes qu’il n’y a pas de place pour l’impunité ».

Abdoulaye Alkali Said était poursuivi pour dix chefs d’accusation, dont crimes de guerre, crime contre l’humanité ou atteinte à la sûreté intérieure de l’État. « Nous avons regardé le dossier, explique l'avocat de la défense, maître Nzala. Il n’y avait pas d’éléments pouvant soutenir les charges. Ce qui a donc été constaté à l’audience. Le procureur n’avait pas les éléments à charge donc nous avons plaidé non-coupable pour tous ces chefs. Malheureusement, nous avons été accrochés pour une infraction, association de malfaiteurs, mais pour tout le reste, on a été déchargés parce qu’il y avait absence de preuves ».

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Sur une photo, le chef de guerre Ali Darass, à la tête de l’UPC, issu de l'ex-Séléka, apparaît en train de s'enrôler sur les listes électoral » ...la suite
Après plusieurs mois de pourparlers entre la Fédération de Russie et les autorités centrafricaines, le ministère russe de la Défense va ouvrir u » ...la suite
Un ex-responsable de la garde du président centrafricain déchu François Bozizé a été mis en examen ce vendredi soir 18 septembre 2020, à Paris, » ...la suite
On s’approche tout doucement du 27 décembre 2020, date prévue pour les élections présidentielle et législatives en République centrafricaine. » ...la suite
Bangui, République centrafricaine, 03 septembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). A peine sa candidature à la présidentielle annoncée, Catherine » ...la suite
La chute d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) déposé le 18 août par un coup d’État militaire parachève l’échec de la communauté internationale » ...la suite
Tribune. En suivant en direct la mutinerie au Mali qui a conduit à la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », je me souvenai » ...la suite
Selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, ce qu’il faut aujourd’hui pour lutter » ...la suite
La connexion avec des groupes armés peuls du Sahel se rapproche dangereusement de Bangui. Il n’ y a guère que les protagonistes de l’Accord » ...la suite
Lu pour vous MANKEUR NDIAYE, un ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal qui dirige la mission de maintien de la paix de l'ONU en R » ...la suite