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Le président Issoufou attire l’attention des chefs d’Etat sur les dangers de la longévité au pouvoir

Le président Issoufou Mahamadou reçoit d’anciens chefs d’Etats du Nigéria, Centrafrique, Bénin et Libéria

 

https://www.niameyetles2jours.com

 

(Niamey et les 2 jours) - Les anciens présidents du Nigéria Goodluck Jonathan, du Bénin Nicéphore Soglo, de la République Centrafricaine Catherine Samba Panza et du Libéria Amos Sawyer, ont été reçus successivement en audience ce 3 octobre 2019, par le président de la République Issouffou Mahamadou.

« J’ai pu observer les activités qu’il a menées depuis le début. En venant de l’aéroport  jusqu’ici, j’ai vu comment la ville de Niamey a changé. J’ai évoqué avec le Chef de l’État certaines questions brûlantes concernant la CEDEAO et je suis satisfait de la  manière dont il gère ces problèmes-là », a affirmé Goodluck Jonathan à sa sortie d’audience.

Nicéphore Soglo pour sa part est revenu sur la nécessité pour l’Afrique de transformer sur place ses ressources naturelles et mettre un terme au pacte colonial. Quant à Catherine Samba Panza, elle a évoqué avec le président de la République, les défis qui se posent au Niger et sa vision de la pratique démocratique notamment en matière d’alternance du pouvoir.

Rappelons que tous ces anciens dirigeants sont au Niger pour prendre part au sommet organisé par le National Democratic Institute (NDI) sur la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique.

 

 

Le président Issoufou attire l’attention des chefs d’Etat sur les dangers de la longévité au pouvoir

 

(Niamey et les 2 jours) - En présidant ce  2 octobre 2019 à Niamey, la cérémonie d’ouverture du sommet organisé par le National Democratic Institute (NDI), sur la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique, le président du Niger Issoufou Mahamadou, a insisté sur l’importance de l’alternance au pouvoir.

Sans langue de bois, le chef de l'Etat qui a lui-même solennellement annoncé de respecter la constitution qui limite à deux, le nombre de mandats au Niger, a profité de cette tribune pour mettre en garde ses pairs sur les dangers de la longévité au pouvoir.

« Les détenteurs du pouvoir sont portés à en abuser et cela se vérifie d’autant plus que leur présence au pouvoir est longue. C’est dire que l’usure du pouvoir peut conduire au despotisme, au clanisme et à l’inefficacité », a-t-il introduit. Citant l'exemple du français Louis Napoléon Bonaparte qui, ne pouvant modifier la constitution, se proclama empereur sous le nom de Napoléon III. Il a aussi cité l'exemple de Nelson Mandela, "un digne fils de l’Afrique", qui malgré les pressions, a décidé de ne faire qu’un seul mandat alors qu’il était le mieux fondé à réclamer une présidence à vie.

Pour le président nigérien, « le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité. » Car, ça renforce à long terme les institutions démocratiques, contribuent à la passation pacifique du pouvoir et favorise la croissance économique.

En Afrique, 35 pays limitent les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ont aboli la limitation et deux ont modifié la limitation, a-t-il souligné tout, en rappelant que la tendance est aujourd'hui à la limitation des mandats.

Ce sommet du NDI a été marqué par la présence des anciens présidents à l'instar de Catherine Samba Panza de la Centrafrique, Goodluck Jonathan du Nigéria, Nicéphore Soglo du Benin, Amos Sawyer du Libéria, Mahamane Ousmane du Niger.

SG

 

 

Troisième mandat : Quand Issoufou se "démarque" d’Alpha Condé…

 

Jeudi 03 octobre 2019 à 15:26

 

Troisième mandat

 

NIAMEY-Comment proscrire le troisième mandat en Afrique ? Alors qu’en Guinée le débat est tourné sur le principe de l’adoption d’une nouvelle constitution pouvant permettre au Président Alpha Condé de briguer un mandat de plus, au Niger l’heure est à la réflexion sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour proscrire définitivement le troisième mandat en Afrique.

Un forum d’anciens chefs d’Etat et de Gouvernement se tient à Niamey, la capitale du Niger pour plancher sur la question. Consacré au constitutionnalisme pour la consolidation de la démocratie et le transfert pacifique du pouvoir en Afrique, le forum réunit les anciens présidents Nicéphore Soglo (Benin) Good Luck Jonathan (Nigeria), Amos Sawyer (Liberia), Catherine Samba-Panza (Centrafrique). Des anciens chefs d’Etat qui ont démocratiquement quitté le pouvoir.

Présidant cette rencontre, Issoufou Mahamadou a réaffirmé son intention de ne pas briguer un troisième mandat. Conscient que le "troisième mandat" constitue le véritable obstacle de l'alternance au pouvoir sur le continent, le président en exercice de la CEDEAO a montré la voie à suivre, à ses pairs tentés par des velléités de se maintenir à la tête de leur Etat. Car selon lui, il est évident que les détenteurs du pouvoir sont portés à en abuser. Or, a-t-il averti, l’usure du pouvoir peut conduire au despotisme, au clanisme et à l’inefficacité. Mieux, le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité.

En Afrique, a développé le président du Niger, 35 pays limitent les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ont aboli la limitation et deux ont modifié la limitation. Mais, fait-il remarquer, la tendance aujourd’hui en Afrique est à la limitation des mandats.

Les bienfaits de la limitation des mandats…

Les limitations de mandat renforcent à long terme les institutions démocratiques et contribuent à la passation pacifique du pouvoir, explique le président en exercice de la CEDEAO. "Personne ne devient indispensable, de nouveaux dirigeants peuvent émerger", prévient-il. Les limitations de mandat garantissent l’exercice, à intervalles réguliers, d’une expression libre du peuple. Elles ont donc un caractère démocratique, souligne le dirigeant nigérien, réaffirmant qu’il respecterait scrupuleusement les dispositions de la constitution de la République du Niger.

« Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera ma plus belle réalisation », a réitéré Issoufou Mahamadou, tandis qu’en Guinée le Président Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, est sur la voie d’adopter une nouvelle constitution par référendum. Chose qui lui ouvrirait la voie pour briguer un mandat de plus.  

A suivre…

Diallo Boubacar 1 Pour Africaguinee.com

 

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