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Nouvelles nationales sur RFI

Centrafrique: les avocats de Bozizé annoncent un recours devant la justice

 

Par RFI Publié le 26-10-2019 Modifié le 26-10-2019 à 00:53

 

Vendredi 25 octobre, un comité d’avocats représentant l’ancien président Bozizé actuellement en exil en Ouganda a annoncé avoir déposé deux requêtes auprès du tribunal administratif de Bangui concernant la circulaire du 17 novembre 2016 du ministère des Transports interdisant les compagnies aériennes desservant Bangui d’embarquer François Bozizé.

Cette circulaire précise que toute compagnie aérienne qui enfreint ces instructions se verra non seulement refuser l’atterrissage à l‘aéroport de Bangui et s’exposera à des sanctions conséquentes.

Maître Tiangaye, du collectif des avocats de François Bozizé, estime que la circulaire doit être retirée. « Nous saisissons la justice pour que cette mesure qui est arbitraire et illégale parce que ça transgresse non seulement la Constitution de la République centrafricaine, mais aussi les engagements internationaux des droits de l’homme - particulièrement les conventions internationales des droits de l’homme - que cette circulaire-là soit purement et simplement annulée pour que le président Bozizé revienne dans son pays. »

L’ancien président est actuellement sous sanctions des Nations unies : gel de ses avoirs et interdiction de voyager. Mais pour le collectif cela n’empêche en rien le retour de François Bozizé à Bangui.

« Aucune résolution du Conseil de sécurité des Nations unies ne contraint l’ancien président Bozizé à l’exil, rien n’oblige un État à refuser l’entrée sur son territoire à ses propres nationaux. Affirmer le contraire signifie que l’ex-président François Bozizé doit être contraint à l’exil. »

L’accord de paix signé le 6 février prévoit une loi sur le statut des anciens chefs d’État. Le texte n’a pas encore été présenté devant l’Assemblée nationale.

Candidat annoncé du KNK, pour pouvoir se présenter aux prochaines élections, selon le code électoral, François Bozizé doit être de retour à Bangui avant fin décembre.

 

 

Centrafrique: retour d’Abdou Karim Meckassoua, ancien président de l’Assemblée

 

Par RFI Publié le 25-10-2019 Modifié le 25-10-2019 à 11:28

Destitué au mois d’octobre dernier après le lancement d’une pétition dénonçant sa mauvaise gestion de l’institution, le Centrafricain Abdou Karim Meckassoua a été absent plusieurs mois du pays. Il est rentré ce jeudi, accueilli à Bangui par près d'un millier de personnes. Reportage.

La foule des supporters est de plus en plus compacte entre l’aéroport et le domicile d’Abdou Karim Meckassoua dans le PK5. Plusieurs centaines de personnes sont venues saluer son retour : « Nous sommes très contents… Nous sommes très contents. »

Lors de son absence, l’ancien président de l’Assemblée nationale dit avoir rencontré de nombreux acteurs de la plateforme d’opposition E Zingo Biani : « Il n’y avait pas de divisions, il y avait des interrogations. Il fallait nécessairement nous entendre, nous leaders politiques, au sein de cette plateforme et avec des partis politiques, des organisations de la société civile, des personnalités indépendantes. Avec E Zingo Biani, avec toutes les organisations politiques, nous voulons des élections, mais nous voulons des élections incontestables. Nous voulons sortir de cette situation, mais nous voulons sortir dans la dignité et l’unité. »

Il faut se « positionner clairement »

Dès son arrivée, Abdou Karim Meckassoua a rencontré des députés du Chemin de l’espérance, dont il est le leader. Parmi eux le député Zingas : « Nous sommes très contents, nous sommes heureux que le président soit revenu. Et dans les prochains jours, nous allons nous réunir. Vous savez que nous sommes en pleine session et il y a beaucoup de projets de lois qui sont en instance et notre groupe parlementaire doit dorénavant se positionner clairement. »

À l’Assemblée nationale, plusieurs grandes lois sont en effet attendues, notamment la loi de finances ainsi que celle sur l’Autorité nationale des élections. Plusieurs affaires en cours doivent aussi être réglées au sein de l’institution.

 

 

Meckassoua pour la déstabilisation de la Centrafrique

 

https://afriquepanorama.com  25 octobre 2019

 

Abdou Karim Meckassoua est de retour ce 24 octobre à Bangui. A la sortie de Bangui-M’poko c’est la police qui l’accueillit et qui surveille en même temps que des troubles ne commencent au sein de la foule, retenue à 500 mètres de l’aéroport. Il vient de passer deux mois à Paris en élaborant son plan de destitution du gouvernement. Lors de ses interviews aux médias français et africains, il a été direct par rapport à son désir de revenir au pouvoir après sa destitution du poste du président de l’Assemblée nationale centrafricaine grâce à l’organisation d’une rébellion populaire. Ainsi, la RCA risque de retomber dans les événements de 2013, si le plan de Meckassoua se réalise.

En octobre 2018, il a été limogé de son poste suite aux problèmes perpétrés au niveau de la gestion financière de l’AN. Une enquête officielle menée par la Cour des comptes durant à peu près d’un an a dévoilé un mal-fonctionnement budgétaire lié « à la faiblesse du règlement financier de l’Assemblée nationale ainsi qu’au non-respect des lois et règlements en matière des finances publiques ». Les résultats citent également d’autres irrégularités durant la période 2016-2018, lorsque Meckassoua était à la tête de l’AN : mauvaise tenue de la comptabilité, recrutement anarchique du personnel, non-respect des procédures, discordance dans les comptes, erreurs de calculs etc. Pour sa part, l’ancien dirigeant nie toute implication dans l’affaire car le rapport ne citait nulle part son nom.

Pourtant, ses anciens collègues de l’AN rejettent cette approche de Meckassoua« Le rapport n’a pas besoin de citer Meckassoua nommément. Le rapport couvre la période pendant laquelle Meckassoua était président de l’Assemblée nationale. Je l’ai entendu également parler des mines. Comment peut-il dire qu’il n’est pas au courant ? Tous les permis qui posent problème aujourd’hui ont été autorisés au temps de Meckassoua », s’indignait le 2 vice-président de l’AN Mathurin Dimbelet-Nakoé sur les ondes de RFI.

La Cour des comptes, pour sa part, révèle d’autres noms impliqués dans l’affaire et conclut que « les irrégularités décelées suivront la procédure juridictionnelle. » Meckassoua dont le nom n’est cité nulle part dans le rapport risque pourtant à recourir à des pénalités juridiques. Or, selon le règlement républicain, le président de l’AN est le premier responsable pour le bon fonctionnement financier de la structure nationale.

Pour le moment, son retour dans la capitale centrafricaine entrainera de toute vraisemblance l’activation des mouvements d’opposition comme E-Zingo Biani et le Chemin de l’Espérance. En outre, l’ancien président de l’AN bénéficie des liens avec les groupes d’autodéfense du PK-5, le quartier à majorité musulmane et connu pour son caractère criminel, dont Meckassoua lui-même fait partie.

 

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