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Haut Mbomou : Ali Darassa, chef de l’UPC enfonce encore le clou

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 31 octobre 2019 14:14

 

Le leader de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), Ali Darassa continue de défier l’autorité de l’Etat malgré l’accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019. Il a nommé un préfet, un sous-préfet et un maire à Bambouti. Nomination qualifiée de violation de l’accord de paix par la Minusca. 

"Le préfet de Bambouti est M. Mahamat Ousmane. Le sous-préfet s'appelle Ali Abakar alias Ali Tongo Tongo" a confirmé Judes Ngayako, préfet du Haut Mbomou joint au téléphone ce 30 octobre. Ces personnalités ont été nommées à ces postes de responsabilité depuis plus de deux semaines.

Le préfet du Haut Mbomou Judes Ngayako demande au gouvernement et à la Minusca des actions d’urgence pour libérer Bambouti des mains de l’UPC. "J'ai écrit et j'attends la réaction du gouvernement" a précisé l'autorité administrative.

Lors la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire ce 30 octobre, la Minusca qualifie cette nomination de violation de l’accord de paix du 6 février 2019. "Le déploiement de ces éléments pour aller expliquer l'accord est une violation. On n'explique pas un texte de paix avec des armes" a indiqué Vladimir Monteiro soulignant que "Ali Darassa prend des mesures". "Qui est-il pour nommer à la tête des institutions ?" s'est-il interrogé mentionnant que "c'est inacceptable".

La Minusca exige "le retrait de ces éléments" et se dit disposer "à travailler avec les garants et le gouvernement". L'institution onusienne regrette de ne pas pouvoir déployer sa force sur le terrain. "Sur le plan opérationnel, on est pas en mesure d'y aller. Avec la saison des pluies, la voie impraticable" a expliqué Vladimir Monteiro.

Malgré la sommation du gouvernement et de la Minusca qui appellent ces éléments à se retirer de Bambouti, ces hommes armés de l'UPC maintiennent toujours leur présence dans la localité.

 

 

RCA : L'ANE dispose d'un siège

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 31 octobre 2019 14:07

 

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) vient d’avoir un nouveau bâtiment de deux étages ainsi qu'un ancien réhabilité. Le coût total des travaux s’élève à 151 millions de francs Cfa. La remise officielle s'est faite ce mercredi 30 octobre 2019 en présence du Président de la République, Faustin Archange Touadéra.

Ce nouveau bâtiment à deux étages est construit sur une superficie de 108,55 m2. Il est constitué de deux grandes salles de conférences, quatre bureaux administratifs, quatre WC et une chambre de réserve. L’ancien bâtiment réhabilité, comporte huit bureaux et une salle de conférence. Au total ces édifices comptent 18 bureaux.

"Nous amorçons un processus électoral et généralement nous recrutons du personnel, le besoin en ressources humaines s'accroit, et donc il nous fallait de l'espace supplémentaire pour accueillir tout le monde" Julius Rufin Ngouadé-Baba, rapporteur général, porte-parole de l’ANE

Grâce à ces locaux, l’ANE va travailler dans de bonnes conditions pour la réussite du processus électoral en Centrafrique a déclaré Marie-Madeleine N'Kouet-Hoornaert, présidente de cette institution.

"Lors des précédentes élections, nous étions dans l'ancien bâtiment. Il n'y avait pas assez de bureaux. Maintenant, nous avons construit ce bâtiment et réhabilité l'autre. Nous sommes contents de travailler dans de meilleures conditions".

Les deux bâtiments, dont l’un construit et l’autre réhabilité, sont réalisés sur fonds propres de l’ANE.

 

 

RCA : Firmin Ngrébada face aux députés au sujet d'inondations gouvernance diplomatique et sécuritaire

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 31 octobre 2019 13:07

 

Le Premier ministre Firmin Ngrébada et l'ensemble de son gouvernement étaient ce 30 octobre face aux députés pour répondre aux questions liées à la gestion de la catastrophe naturelle, de la situation sécuritaire et de la gouvernance diplomatique.

Cette interpellation intervient peu après les débuts de la première réponse d'urgence du gouvernement et ses partenaires aux victimes d'inondations. Il s'agit également pour le chef du gouvernement de donner des clarifications sur l'occupation du Haut Mbomou par les hommes de l'UPC, l'instauration de leur administration et le limogeage de ces proches collaborateurs du Premier ministre soupçonnés d'avoir pris des engagements au nom de l'Etat à l'extérieur.

Pour le chef de fil de l'opposition, Anicet Georges Dologuélé, le gouvernement a failli dans la réponse humanitaire. "En de nombreuses occasions, votre régime a démontré sa capacité à décaisser en quelques jours voir quelques heures de grosses sommes soit pour nous corrompre nous les députés, soit pour organiser des manifestations pour le compte de votre parti, soit pour des très nombreux voyages non préparés et donc sans résultat du président de la République. On parlera des centaines de millions voire de milliards" a fait savoir le président de l'URCA.

Anicet Georges Dologuélé a estimé que ces sommes d'argent pouvaient aussi alléger la souffrance des victimes centrafricaines surtout celles des dernières inondations. "Vous avez la capacité de débloquer les mêmes sommes pour sauver les centrafricains en détresse, ce que votre régime n'a jamais fait depuis 3 ans et demi" a-t-il accusé.   

Faux ! Le gouvernement ne baisse pas les bras comme le pense l'opposition rétorque le Premier ministre Firmin Ngrébada. "Quel est ce chef de gouvernement qui se laisse faire lorsqu'on tue son peuple ?" s'est-il interrogé répliquant que "le gouvernement travaille, le chef de l'Etat travaille. Autrement dit ma place n'est pas là".

Le chef du gouvernement Ngrébada n'a pas assez convaincu à en croire Jean Pierre Mara, député de Mala, qui attend beaucoup du gouvernement. "J'attendais à ce que le Premier ministre limoge du gouvernement, à la Présidence ainsi qu'à la Primature des leaders qui ne respectent pas les dispositions de l'accord de Khartoum. Il ne m'a pas répondu et je déplore" a-t-il indiqué.

Deux semaines après le limogeage de deux proches collaborateurs du Premier ministre, les députés ne laissent pas passer inaperçu le sujet. Sur un ton ferme, Firmin Ngrébada somme les députés d'apporter les preuves de leurs accusations et au besoin de pourvoir en justice.

 

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