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MSF s'inquiète du sort de quatre employés détenus en Centrafrique

 

BANGUI, 20 décembre à 17:15 (Reuters) - Quatre employés de Médecins sans frontières (MSF) sont détenus par les autorités centrafricaines depuis un raid mené samedi dernier par les forces de sécurité dans un hôpital de Bangui géré par l'ONG, a déclaré MSF vendredi.

    Les quatre employés - un international et trois locaux – ont été emmenés sans aucune explication lors de cette opération menée par des éléments "lourdement armés" des forces de sécurité centrafricaines, a précisé MSF dans un communiqué.

    "Nous sommes extrêmement inquiets pour nos employés. Nul ne peut être retenu par des forces de l'ordre sans être informé des motifs et nous demandons à ce que ces atteintes graves cessent immédiatement", a déclaré Pierre Mendiharat, directeur adjoint des opérations pour Médecins Sans Frontières.

    L'un des employés a été retenu jusqu'au 19 décembre dans les locaux de l'Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB) avant de faire l'objet d'un "transfert brutal" vers les locaux de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), a encore indiqué MSF. 

    Les trois autres employés sont retenus contre leur gré dans  les locaux de l'OCRB depuis la soirée du 18 décembre.

    MSF, qui gère 13 programmes médicaux en République centrafricaine, a décidé de suspendre ses activités à l'hôpital de SICA à Bangui, à l'exception de la prise en charge des urgences vitales.

 

 (version française Jean-Stéphane Brosse)

 

 

Centrafrique : L’ONG Médecins Sans Frontières dénonce la détention de quatre de ses employés à Bangui

 

BANGUI, le 20 décembre 2019 (RJDH)--- Dans un communiqué paru ce vendredi 20 décembre, Médecins Sans Frontières a dénoncé la détention de quatre de ses employés de Médecins Sans Frontières (MSF) sans qu’aucune explication ne soit donnée et contre leur gré dans les locaux de l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) et de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) à Bangui en République Centrafricaine depuis la semaine passée.

Dans le communiqué de MSF, l’organisation médicale non-gouvernementale demande des explications sur l’arrestation de ses employés dans le cadre de leur travail. «Nous demandons des explications claires sur les raisons pour lesquelles nos employés sont arrêtés et retenus au mépris du droit applicable et sur les procédures en cours. Il est inacceptable que du personnel hospitalier soit traité ainsi alors qu’ils ne font que leur travail» déclare Pierre Mendiharat, directeur adjoint des opérations pour Médecins Sans Frontières.

Selon MSF, le samedi 14 décembre, des éléments armés des forces de sécurité centrafricaines ont fait irruption dans l’hôpital SICA géré par MSF à Bangui. Ils étaient lourdement armés malgré l’interdiction claire d’introduire des armes dans les structures médicales.

« Des opérations de fouille ont ensuite été entreprises dans les locaux de l’hôpital et d’autres bâtiments de l’organisation. Des employés internationaux du personnel MSF ont été sommés de se rendre dans les locaux de l’OCRB, escortés de plusieurs véhicules de police. L’un d’eux y a été retenu, sans notification des motifs, jusqu’au 19 décembre, date à laquelle il a fait l’objet d’un brutal transfert vers les locaux de la DST »,  a déploré  MSF, et de poursuivre, l’ONG indique que, « trois autres employés sont retenus contre leur gré dans les locaux de l’OCRB depuis la soirée du 18 décembre. Nous sommes extrêmement inquiets pour nos employés. Nul ne peut être retenu par des forces de l’ordre sans être informé des motifs et nous demandons à ce que ces atteintes graves cessent immédiatement » ajoute Pierre Mendiharat.

Dans le communiqué, les responsables de MSF ont précisé qu’ils ont en vain de tenter d’avoir des éclaircissements sur les circonstances de l’arrestation de ses employés. « Malgré nos efforts pour comprendre ce qui nous est reproché, nous n’avons toujours aucune explication. Dans ces conditions, nous n’avons d’autre choix que de suspendre nos activités à l’hôpital de SICA à Bangui, à l’exception de la prise en charge des urgences vitales. Pour pouvoir continuer à soigner, nous avons besoin de garanties quant à l’engagement de tous à respecter le droit et l’éthique médicale dans nos structures, envers nos patients et nos équipes» conclut-il.

Le RJDH a contacté les responsables de la police nationale pour avoir les raisons de l’arrestation des 4 employés de MSF, mais nos tentatives sont restées vaines.

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