Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Annonces & Divers » L’esclavage n’est pas aboli. Il n’a jamais été aussi rentable qu’au 21è siècle !
L’esclavage n’est pas aboli. Il n’a jamais été aussi rentable qu’au 21è siècle !

Lu pour vous

 

https://mrmondialisation.org/ 6 août 2017

 

Selon une étude dont les principaux éléments ont été rapportés en exclusivité par The Guardian cette semaine, l’esclavage ne s’est jamais porté aussi bien qu’aujourd’hui. Le travail forcé rapporte 3978 dollars par an pour chaque personne exploitée. Au moins 21 millions de personnes vivent aujourd’hui dans des conditions d’esclavage moderne. Et combien d’autres en sont réduits à ne pouvoir que survivre de leur salaire ?

 

Dans de nombreuses régions du monde, l’esclavage est une réalité contemporaine à laquelle sont confrontés des habitants de manière quotidienne. La France n’est d’ailleurs pas épargnée si on en croit la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH).

Pour cause, rappellent les Nations-Unis sur leur site, « les formes contemporaines d’esclavage – trafic de personnes, prostitution forcée, enfants soldats, travail forcé et asservi et utilisation des enfants dans le commerce international des stupéfiants – fleurissent encore aujourd’hui, en grande partie à cause de la vulnérabilité exacerbée par la pauvreté, la discrimination et l’exclusion sociale. » Régulièrement, différents secteurs sont pointés dans des rapports et des enquêtes, comme celui de l’extraction de certains minéraux, notamment à des fins de fabrication d’objets électroniques ou encore le monde du textile.

Le phénomène, pris dans sa globalité, dépasse l’entendement. Ainsi, selon les chiffres rendus disponibles par l’Organisation internationale du travail21 millions de personnes vivraient aujourd’hui dans une forme « moderne » d’esclavage. Le Global Slavery index avance des chiffres encore plus importants et porte le nombre à presque 46 millions, dans 167 pays. En comparaison, The Guardian rappelle qu’entre le 15è et le 19è siècle, le commerce des esclaves a concerné 13 millions de personnes, selon les estimations (bien qu’on fasse ici fît de l’augmentation de la population depuis cette période). Nous bâtons donc des records aujourd’hui.

Aujourd’hui, un esclave permet de générer 3978 dollars de profits par an en moyenne

Selon l’étude de Siddhart Kara, spécialiste de la question, l’esclavagisme sexuel permet à lui seul de réaliser plus de la moitié des profits de l’esclavage moderne, alors qu’ils ne représente que 5 % des esclaves. Dans d’autres domaines, moins médiatisés, femmes hommes et enfants sont également la proie de ce vaste système : enfants soldats, mendicité ou mariage forcés, trafic d’organes, ventes d’enfants, mais aussi dans le bâtiment, entre autres… Pour chaque personne vivant en situation d’esclavage, le profit pour les tortionnaires est de 25 à 30 plus élevé qu’entre le 18è et le 19è siècle.

Pour étudier la réalité de la vie des esclaves, Siddhart Kara s’est entretenu pendant 15 ans avec plus de 5000 victimes. Les données qu’il a obtenues, témoignant de l’importance du phénomène, l’ont surpris lui même. Les exploiteurs profitent notamment des flux migratoires importants et des nombreuses personnes en détresse. Nombre de victimes sont ainsi des personnes déracinées, facilement exploitables. Si rien n’est fait, la situation pourrait encore s’aggraver ; avec la multiplication des conflits et le changement climatique, les personnes qui fuient les zones de combats et les villes sinistrées se retrouvent en effet dans des situations de très grande vulnérabilité.

L’esclavage peut être endigué en deux décennies

Contrairement à ce que suggèrent les chiffres, le chercheur estime que l’esclavage peut être éradiqué en deux décennies. Cependant, insiste Siddhart Kara auprès de The Guardian, pour que la lutte soit efficace, il faut « une volonté politique et de la détermination » de la part de la communauté internationale et des États les plus concernés.

À ce jour, il existe des initiatives pour faire reculer le phénomène. Nous pouvons relever qu’en Inde, un des pays les plus concernés par l’esclavage, plusieurs chercheurs ont lancé un programme pour localiser grâce à l’application maps de Google les usines et autres lieux dans lesquels sont exploitées des personnes. Enfin, il faut rappeler que le mode de vie occidental n’est pas non plus étranger à la perpétuation de l’esclavage moderne. Ainsi, les consommateurs peuvent s’opposer à cette réalité, notamment en refusant l’achat de produits construits par des marques qui travaillent avec des sous-exploitants qui portent atteinte aux droits humains.

Sources : theguardian.com / slate.fr

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
L’UA, la CEEAC et l’ONU, Garants et Facilitateur de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, se réj » ...la suite
Nous sommes le vendredi 17 janvier 2020. Il est 18 heures 20 en heures locales. La nuit est à peine tombée, depuis quelques minutes, sur le quartier » ...la suite
Le chef du bureau de la MINUSCA à Bria, Imtiaz Hussain, et le préfet de la Haute-Kotto, Evariste Binguinidji, invités à la conférence de presse h » ...la suite
Le secrétaire général des Nations unies, António Gutierres, a nommé mardi le général des forces armées burkinabè, Daniel Sidiki Traoré, comm » ...la suite
Le projet localisé à l’ouest de la capitale Bangui sera exécuté sur le terrain par l’entreprise chinoise Changjiang Survey, Planning, Design a » ...la suite
Pour la première fois depuis son investiture, le 30 mars 2016, le président Touadera va accueillir, du 19 janvier 2020 au 21 janvier 2020, Tibor Nag » ...la suite
L’un des principaux chefs d’autodéfense du Km5, alias « You le géant », est décédé à l’hôpital Communautaire à Bangui hier nuit. Ce de » ...la suite
Deux structures internationales à savoir "Programme Mondial pour l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire" ont accordé un financement de plus de » ...la suite
Abidjan, la capitale économique ivoirienne, accueillera le samedi 25 janvier 2020, le lancement du Forum African Développement for Bangui (FAD), une » ...la suite
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) participe à la 7eme session » ...la suite