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Centrafrique: le gouvernement dénonce les violations de l'accord de paix par un groupe rebelle

Centrafrique: le gouvernement dénonce les violations de l'accord de paix par un groupe rebelle

 

Par : LIANG Chen French.china.org.cn  le 15-01-2020

 

Le gouvernement centrafricain a vivement condamné ce mardi les récentes violations de l'accord de paix du février 2019 par le groupe armé l'Union pour la Centrafrique (UPC) d'Ali Darassa Mahamat.

Le gouvernement centrafricain a fait connaître aux partenaires internationaux qu'il n'est plus acceptable de laisser l'UPC narguer l'accord de paix, et "il est temps de ne plus se contenter des pressions politiques sur ce groupe armé", a déclaré mardi dans un communiqué gouvernemental Kévin-Dimitri Yalangba, un membre du cabinet du ministre centrafricain de la Communication et des Médias.

Le 4 janvier dernier, le meurtre d'un élément des Forces armées centrafricaines (FACA) par des éléments de l'UPC dans la ville centrafricaine d'Alindao (centre-est) a tourné en affrontement, engendrant des morts et des blessés dans les deux camps. Deux sites de déplacés internes ont également été incendiés par les éléments de l'UPC.

"L'UPC mettait en oeuvre les dispositions de l'accord de paix avec mauvaise foi, et il est temps de mettre en application toutes les mesures de rétorsions prévues par ledit accord", a indiqué M. Yalangba. 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

3 morts et une centaine de déplacés dans des affrontements au sud de la Centrafrique

 

http://www.agenceafrique.com/ Arsene Severin 14/01/2020 

 

Au moins 3 personnes sont mortes et une dizaine ont été blessées vendredi dernier dans le sud de la Centrafrique dans des combats opposant des militaires à des membres d’un groupe armé signataire d’un accord de paix conclu avec le gouvernement il y a un an, a-t-on appris hier auprès de la Monusco.

«Il y a eu un accrochage entre les membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et ceux de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la ville d’Alindao», a déclaré lundi Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations Unies en Centrafrique, une opération de maintien de la paix.

Une dizaine de blessés ont été évacués et quelque 125 personnes se sont réfugiées autour de la base de l’ONU d’Alindao après l’incendie de deux camps de déplacés, a-t-il ajouté.

Au moins trois militaires centrafricains ont perdu la vie dans ces combats, a précisé le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui. Une « vingtaine de maisons ont été brûlées ainsi que plusieurs commerces ».

Kazagui a également appelé l’ONU, l’Union africaine et les partenaires internationaux, garants et facilitateurs de cet accord, à réagir : « Des sanctions doivent être prises. L’impunité a trop longtemps prévalu en Centrafrique ».

La Centrafrique est déchirée par une guerre civile depuis le renversement du président François Bozizé en 2013 par une coalition de groupes rebelles. Si la signature d’un accord de paix le 6 février 2019 entre le pouvoir de Bangui et 14 groupes armés, a permis une baisse significative des violences, le pays reste secoué par des combats réguliers.

Michel Djotodia, l’ex-chef de la rébellion centrafricaine Séléka qui avait pris le pouvoir par les armes en 2013, est rentré vendredi à Bangui, après six ans d’exil et moins d’un an avant la présidentielle prévue dans ce pays. «2020 sera une année de paix, je ne suis plus un homme de guerre, je suis un homme de paix», a lancé M. Djotodia aux journalistes.

Djotodia, 71 ans, revient donc au pays après le retour à Bangui de François Bozizé, le président qu’il avait renversé par les armes avant de s’autoproclamer chef de l’Etat le 24 mars 2013.

 

 

Centrafrique: situation toujours tendue à Alindao après des affrontements

 

Par RFI Publié le 15-01-2020 Modifié le 15-01-2020 à 02:39

 

En Centrafrique, des combats se sont produits la semaine dernière dans la ville d’Alindao entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), lequel se retrouve de nouveau sous le feu des critiques.

 

En Centrafrique, la semaine dernière, un accrochage a eu lieu à Alindao entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et ceux de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) après que le groupe armé a arrêté un membre des FACA en ville. Chacun des deux groupes, en venant chercher ses blessés, a cru à l’arrivée de renforts, créant une montée des violences. Des maisons, des commerces et une partie des camps de déplacés ont été brûlés.

La Minusca, la mission de l'ONU dans le pays, annonce un bilan de deux morts, le gouvernement parle de trois, et une dizaine de blessés. Plusieurs centaines de personnes ont été déplacées. La Minusca a renforcé ses positions à Alindao en dépêchant des casques bleus depuis Bambari. Le calme est revenu à Alindao même si des tensions persistent.

Accord de paix caduc

Signataire de l’accord de paix du 6 février 2019, l'UPC se retrouve à nouveau épinglée. Elle est régulièrement critiquée notamment pour son expansion récente dans le sud-est du pays. Dans un communiqué, la Minusca « met en garde ce groupe armé contre les violations répétées de l’accord ».

Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement relate les propos du président Faustin-Archange Touadéra : « Il n’est plus acceptable de laisser l’UPC narguer le gouvernement ». Et d’ajouter : « Il est temps de ne plus se cantonner aux pressions politiques ».

Il y a bientôt un an, un accord de paix était signé à Bangui permettant une réduction significative des violences. Si les violations de l’accord par les groupes armés sont régulièrement dénoncées notamment par l’opposition, les groupes armés émettent eux aussi des critiques.

Dans une déclaration datée du 13 janvier, trois groupes armés issus de l’ex-Séléka, dont l’UPC, alertent sur les risques de caducité de l’accord. Ils reprochent « l’autosatisfaction » du gouvernement face à la crise qui perdure et demandent la « traduction dans les faits des engagements pris ».

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