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Chloroquine, le formidable retard à l’allumage

Lu pour vous

 

 https://mondafrique.com/ Nicolas Beau  28 mars 2020

 

Un arrêté du 13 janvier 2020 devait classer sur les listes des substances vénéneuses une substance proche du chloroquine, alors qu’ à cette date il fallait au minimum prendre au sérieux ce possible remède contre le coronavirus. Une incompréhensible erreur d’appréciation alors qu’à Marseille un nouveau protocole clinique semble montrer son efficacité sur 80 malades? Le débat est ouvert

Trop longtemps, Pasteur qui découvrait le vaccin contre la rage fut mis au ban de la communauté scientifique, avant d’être reconnu à sa juste place. En aurait-il été de même pour le professeur Didier Raoult, reconnu par les sommités de la médecine mondiale et qui prône l’utilisation de la chloroquine dans la lutte contre le coronavirus. Ce grand spécialiste aurait-il, comme Pasteur, été victime de la bien-pensante médicale?

 https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/31881-Qui-vraiment-Didier-Raoult-l-homme-veut-combattre-Covid-19-chloroquine

Une piste prometteuse ignorée?

La question se pose alors qu’on découvre que cette molécule, largement utilisée sous la forme de la nivaquine dans la lutte contre le paludisme par des dizaines de milliers de voyageurs en Afrique, a fait l’objet, au début de janvier 2020, d’un classement comme substance vénéneuse., du moins sous la forme d’hydroxychloroquine. Sa cousine, la chloroquine, figure sur cette liste « sous forme injectable et orale » depuis un arrêté de 1999.

Cet arrêté, dont le principe est décidé en novembre 2019, fut pris à l’époque sous pression de l’ancien directeur de l’Inserm jusqu’en janvier 2019, Yves Levy, le mari d’Agnès Buzyn, alors ministre des solidarités et de la Santé du gouvernement d’Edouard Philippe. Lequel Yves Levy menait en coulisses un combat personnel contre Didier Raoult.

La chloroquine avait été jugée possiblement efficace par des médecins chinois dont les études partielles commençaient à parvenir en France en janvier 2020 au moment où l’arrêté fut publié au JO. .

Des résultats troublants

Autre circonstance troublante, ce médicament a été administré à Marseille, ces derniers jours, à de nombreux malades atteints par le coronavirus, dont plusieurs personnalités politiques comme Christian Estrosi, maire de Nice. Des résultats cliniques pour l’instant limités ont semblé montré que le remède pourrait être efficace, sous réserve d’autres essais thérapeutiques qui viennent d’être engagés au niveau européen.

Pourquoi si tard? Et pourquoi avec de telles réserves relayées par l’establishment médial lié au ministère de la Santé ou à l’Inserm?http://www.geopolintel.fr/article2196.html

Si la molécule contestée se révélait effectivement efficace contre le coronavirus, Agnès Buzyn et son mari devraient répondre des retards qui ont été constatés dans l’exploration médicale d’une piste prometteuse.

 

VOICI L’ARRETE PRIS PAR LE MINISTRE DES SOLIDARITES, AGNES BUZYN, LE 13 JANVIER 2020


La ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code de la santé publique, notamment les articles L. 5132-1, L. 5132-6, L. 5132-7 et R. 5132-1 ;
Vu l’arrêté du 22 février 1990 modifié portant inscription sur les listes I et II des substances vénéneuses définies à l’article L. 5132-6 du code de la santé publique ;
Vu l’avis du directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail en date du 12 novembre 2019 ;
Sur proposition du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en date du 13 décembre 2019,
Arrête :Article 1


Est classée sur la liste II des substances vénéneuses l’hydroxychloroquine sous toutes ses formes.Article 2


Le directeur général de la santé et le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 13 janvier 2020.


Pour la ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

J. Salomon

 

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