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Centrafrique, Reprise des violences à 6 mois de l’élection Présidentielle : c’est une manipulation de l’opposition (Victorien Vianney)

Lu pour vous

 

https://www.afrikipresse.fr/  par afrikipresse 24 mai 2020

 

À quelques mois d’une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices, malgré la signature d’un accord de paix entre le pouvoir central et 14 groupes armés le 6 février 2019 à Khartoum. Pour comprendre les raisons de cette reprise de violence dans un pays visiblement stable et qui a su s’en sortir dans cette autre crise cette fois sanitaire où le pays n’a enregistré son premier décès lié au Covid19 que le samedi 23 mai dernier, sur 552 cas positifs et 18 guéris, nous avons interrogé l’homme d’affaire centrafricain, M. Victorien Vianney Koyandakpa, collecteur d’Or et diamant.

 

On apprend ces dernières semaines la reprise des violences entre groupes armés et les Forces armées centrafricaines (Faca). Qu’en savez-vous ?

Effectivement il y a eu reprise de combats entre les groupes armés de l’UPC (unité pour la paix en Centrafrique, ndlr) de Ali DARRAS et les Faca (forces armées centrafricaines, ndlr) dans la zone de OBO, au sud-est du pays (frontière avec le sud Soudan, ndlr). Les FACA ont riposté avec la dernière rigueur avec l’appui de la MINUSCA pour les mettre en déroute. Malgré les pourparlers le mois passé entre les chefs rebelles et le gouvernement à Bangui.

Les Centrafricains vont aux élections présidentielles en décembre prochain. Qu’est-ce qui pourrait garantir sa crédibilité avec cette résurgence de violence ?

Aujourd’hui le peuple veut aller aux élections bien sûr et même le gouvernement, la MINUSCA et l’Union européenne sont dans les avancées des processus, pendant que l’opposition veut, elle, conduire une stratégie de transition ce que la société civile refuse car les opposants espèrent s’enrichir dans le processus de transition. Chose pas correcte aujourd’hui vu les mauvaises expériences du passé dans la gestion du gouvernement de transition.

Il y a quelques mois, les autorités centrafricaines invitaient les bailleurs de fonds et autres entreprises privées à voler au secours du pays. La RCA est-elle encore capable de donner des assurances et garanties ?

 

Cet appel était aussi bien normal vu les restrictions imposées par les conséquences de la pandémie Covid19 dans le monde, il est important de chercher des voies et moyens pour venir au secours des entreprises nationales avec l’appui des bailleurs pour les soutenir. La RCA est bien capable de donner des assurances et garanties pour aller aux élections. Les différentes manipulations politiques n’avantagent pas le pays et surtout le peuple centrafricain. Une crise très profonde depuis des décennies nécessite des traitements appropriés pour pallier au danger sur le territoire. Il ya la Minusca et l’EUTM qui assurent la formation des nouveaux recrutés pour l’instauration de la paix à Bangui et bien dans les provinces.

Comment la RCA combat la propagation de la maladie à coronavirus ?

Concernant la pandémie du Covid19, les autorités ont mis en place des mesures strictes au niveau des frontières surtout dans la zone Ouest avec le Cameroun où le taux de propagation est très élevé à ce jour. De même la population s’adapte pour les mesures barrières. Le ministère de la santé et les ONG sont à pieds d’œuvres pour accompagner la population. Nous avons reçu des matériels d’assistance de l’Union Européenne, d’un pays frère africain le Madagascar et de la Chine. Tous ces moyens concourent bien à l’efficacité des apports médicaux pour freiner la propagation. Jusqu’à ce jour nous n’avons pas eu de cas de décès (un premier cas de décès le samedi 23 mai 2020, ndlr). Le chef d’état FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA et le gouvernement que dirige son excellence FIRMIN NGREBADA suivent de trop près la situation.

Avez-vous un dernier mot ?

Aujourd’hui, le peuple aspire à la paix. Les manipulations et les agitations politico militaires des hommes politiques n’ont produit que des morts et le pays subit les conséquences. Donc cessons nos agitations et conjuguons nos efforts pour accompagner le chef de l’état dans sa politique pour relever le défi de l’avenir.

Il y’a bien des grandes choses qui se réalisent dans le pays de part et d’autre et malgré que la crise sanitaire soit bien mondiale, des efforts ont été déployés par nos gouvernants afin de contenir le Covid19. Voilà ce qui nous rassure ici à Bangui.

Entretien réalisé par Philippe Kouhon/ pkouhon@gmail.com

 

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