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Centrafrique: accord de paix du 6 février 2019, le Conseil National de la Jeunesse compte faire entendre sa voix

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 2 juin 2020 15:32

 

Signé le 6 février 2019 à Bangui, l'accord de paix conclu entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés actifs dans le pays, souffre de non respect. Plusieurs groupes armés ne respectent pas les engagements contenus dans cette entente politique. La jeunesse à travers le CNJ (Conseil National de la Jeunesse) projette évoquer de vive voix la question avec les garants et facilitateurs. C'est ce qu'a indiqué Pamela Audrey Dérom, présidente de cette organisation lors d'un point de presse tenu ce 1er juin 2020 à Bangui.

Le chemin est encore long pour la République Centrafricaine de retrouver la stabilité après l'accord de paix signé entre le gouvernement et les 14 groupes armés du pays le 6 février 2019 à Bangui. Les groupes armés qui devraient s'auto dissoudre ne l'ont pas encore fait. L'UPC en violation de l'accord a quitté son périmètre initial de Bokolobo pour annexer les localités de Zémio, puis Obo avant d'être repoussée par les Forces armées centrafricaines (FACA).

Plusieurs fois, les responsables de ces mouvements armés n'ont fait preuve de bonne foi. Sidiki Abbas, leader des 3R a regagné le maquis en mai dernier après avoir accepté sa démobilisation. Son groupe soupçonne le gouvernement d'avoir ourdi des menaces contre lui.

Le MPC de Mahamat Alkathim met à mal le retour de l'autorité de l'Etat dans les zones sous son contrôle. Le régime de sanction prévu par l'accord est difficile de mise en application. Le FPRC et le MLCJ se sont plusieurs fois accrochés avec pour conséquences des pertes en vies humaines enregistrées à Ndélé, Birao et Amdafock. C'est dans ce contexte que le conseil national de la Jeunesse se prépare à discuter de ces griefs avec les garants et facilitateurs de cet accord de paix.

Un constat révoltant pour le CNJ. " L'accord de paix vise à donner la paix au peuple centrafricain et en particulier aux jeunes. Mais nous constatons qu'en dépit des efforts du gouvernement, les groupes armés sèment la terreur et continuent de faire couler le sang à l'intérieur du pays" a décrié Pamela Audrey Dérom, présidente du CNJ.

Pour y parvenir, le Conseil exige des groupes armés le respect de leurs engagements. Ils comptent mettre en place un comité dont fera partie Huguet Francis Mongombé, le président sortant du CNJ, lui aussi partie prenante à l'époque aux discussions de Khartoum ayant abouti à cet accord, pour rencontrer les garants et facilitateurs.

"Nous voyons et constatons que les groupes armés violent l'accord et au regard de tout cela, les garants que sont l'Union Africaine et les autres partenaires n'agissent pas. Pour nous, c'est un manque de volonté de sanctionner les groupes armés qui foulent au pied leurs engagements" a laissé entendre la présidente du CNJ ajoutant que " nous nous sommes constitués en comité pour aller à la rencontre des garants et facilitateurs".

L'action des jeunes intervient dans un contexte où certains éléments des groupes armés sont arrêtés et que la Cour Pénale Spéciale s'active sur leur dossier. Entretemps, Abdoulaye Miskine leader du FDPC, un des signataires de l'accord est placé sous mandat de dépôt ce 1er juin 2020 au Tchad.

 

 

RCA/Covid-19 : le relâchement dans le respect des mesures édictées justifie-t-il la montée inquiétante du nombre de malades?

 

https://www.radiondekeluka.org/  lundi 1 juin 2020 15:43

 

La République Centrafricaine a franchi sans surprise le cap des 1000 contaminations au nouveau coronavirus le 31 mai 2020, avec officiellement 1011 cas positifs depuis le 14 mars 2020. Cette montée fulgurante au cours du mois de mai s'explique d'une part, par le dépistage systématique imposé à certains points stratégiques du pays, d'autre part, par le relâchement dans l'observation des mesures barrières édictées par les autorités. 

Une semaine après l'annonce du 1er cas positif de Covid-19, le 14 mars 2020 à Bangui, le gouvernement a très vite pris des mesures préventives, telles que, la fermeture des frontières, des écoles, des lieux de culte, de loisirs (bars dancings, boîtes de nuit, débits de boissons...). Ces mesures ont été reconduites à deux reprises avec notamment, le renforcement des consignes avec de nouvelles restrictions, à l'exemple de l'interdiction de circulation des transports en commun sur certains axes, la limitation du nombre de passagers, le port obligatoire du masque dans les lieux publics, l'interdiction des obsèques à domicile...

Il se trouve que malgré le durcissement de ces mesures, le pays ne cesse de compter malheureusement, quotidiennement de nouveaux cas de contamination à dominance locale. Même si d'une part, le chiffre en flèche peut s'expliquer par l'augmentation du nombre de dépistage, parfois volontaire ou suivis, d'autre part, il est du à un relâchement total dans l'observation des mesures barrières édictées.

Les débits de boisson par exemple sont tous ou presque rouverts en dehors des bars dancing fréquentés en cachette. Ces lieux bondés de monde au vu et au su des forces de défense et de sécurité qui sont pour la plupart, eux-mêmes les occupants, au mépris des instructions de leur hiérarchie. Il suffit de sillonner le soir, les différentes rues, carrefour et quartiers de la capitale pour s'en rendre compte.

"C'est dans la journée que les gens observent un peu les principes, mais une fois la nuit tombée, les gens ne respectent plus les mesures. Même dans les transports en commun, les gens dépassent le nombre indiqué sur les motos, les motocyclettes transportent deux ou trois personnes" déplore Juvénal Bomanéhel, un Banguissois rencontré par Radio Ndeke Luka.

Cette dénonciation de Juvénal est flagrante au carrefour Marabena, un endroit de vente de jus de fruits installé en face d'un check point de la gendarmerie, mobilise chaque soir, de dizaines de clients dans l'insouciance totale du danger que représente cette pandémie. 

Quoi que le gouvernement ait décrété le port obligatoire de masque dans les lieux publics, rares sont ceux qui en portent. Les conducteurs de taxis motos profitant de l'absence des forces de l'ordre pour faire de surcharges la nuit et voire sur les axes dans les quartiers.

"Je suis conducteur de moto et la nuit, les forces de sécurité ne sont plus en place. Je transporte des personnes tout en évitant les axes tenus par les gendarmes. Nous le faisons pour compenser le déficit du jour," justifie un conducteur de mototaxi, visiblement insoucieux.

Plusieurs lieux de culte ont aussi rouvert leurs portes aux fidèles, foulant au pied les consignes de distanciation sociale et d'interdiction du regroupement de plus de 15 personnes.

Selon plusieurs observateurs, les mesures édictées par le gouvernement souffrent d'un manque de suivi par ses agents mêmes qui semblent n'avoir pas conscience de la dangerosité de cette pandémie qui continuent de décimer la population humaine à travers le monde. Jusqu'à ce 1er juin 2020, la République centrafricaine compte officiellement 1069 cas positifs au Covid-19, 23 guéris et 4 décès. 

 

 

Centrafrique: les jeunes du 3e arrondissement dans la rue pour exiger de l'électricité

 

https://www.radiondekeluka.org/ https://www.radiondekeluka.org/ mardi 2 juin 2020 15:48

 

L'absence de l'électricité dans une partie du 3e arrondissement de Bangui révolte les jeunes qui ont pris d'assaut l'avenue de France ce 2 juin pour exprimer leur ras-le-bol. Selon les manifestants, le secteur Camp des Castors est plongé dans le noir depuis plus d'un mois.  

Cette sortie spontanée a mobilisé plusieurs personnes dont des femmes et des enfants, descendues dans la rue pour exiger de l'Enerca le rétablissement de l'électricité dans ledit secteur. Pour les manifestants, l'absence de l'électricité favorise l'insécurité dans cette partie du 3e arrondissement.

"Au niveau de Castors, quartier Sarah et Gbakondjia, le secteur vit une insécurité qui ne dit pas son nom. Le tout, parce que les braqueurs profitent de l'obscurité occasionnée par l'Enerca" explique Brice MBAIKOA, président de la Jeunesse du Camp des Castors.

Pour les manifestants, c'est quand même paradoxale que l'Enerca leur apporte des factures à la fin de mois.

A chaque fois, l'Enerca nous apporte des factures et pour défaut de payement, les agents coupent la ligne. Il est grand temps que l'Enerca distribue le courant comme ça, les factures seront justifiées. Nous ne pouvons pas circuler la nuit à l'insécurité due à l'obscurité" déplore Edith Goundoupa, une manifestante.

Pour distribuer équitablement le courant dans toute la ville de Bangui, l'Enerca au regard de ses difficultés a mis en place depuis quelques années, un plan de délestage sectoriel. Seulement, ce plan est loin de satisfaire tout le monde et la grogne se fait entendre dans les quartiers. Pour ce qui concerne cette localité, les raisons de cette coupure prolongée d'électricité ne sont pas connues et l'Enerca n'a pas encore officiellement réagi à cette situation.

 

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